• Informations et initiatives

MÉTIERS

Femmes en métiers d’hommes, de 1870 à nos jours - Exposition, Montreuil, jusqu’au 31 décembre 2015

Depuis le 17 janvier dernier, le Musée de l’Histoire vivante (31, boulevard Théophile Sueur à Montreuil) propose une exposition intitulée « Femmes en métiers d’hommes ». Le titre reprend celui de l’ouvrage de Juliette Rennes, Femmes en métiers d’hommes. Cartes postales (1890–1930), préfacé par Michelle Perrot et paru en 2013 aux éditions Bleu autour. Le livre se voulait une « histoire visuelle du travail et du genre » menée à partir de l’étude de 300 cartes postales, de natures diverses, et représentant depuis la Belle Époque des femmes, réelles ou imaginaires, exerçant des métiers historiquement masculins : doctoresses, avocates, aviatrices, cochères, charpentières, voire soldates ou députées. L’auteure, devenue commissaire de l’exposition, prolonge ici son analyse jusqu’à nos jours et diversifie les sources : cartes postales naturellement, mais aussi photographies, films, Unes de journaux, manuscrits… Croisant les problématiques de l’histoire « visuelle », de l’histoire du genre, et de l’histoire du travail et des professions, l’exposition éclaire les craintes, les espoirs et les fantasmes provoqués par cette subversion des normes, à travers les figures héroïsées, érotisées ou ridiculisées de ces pionnières.

Horaires : du mercredi au vendredi, de 14 à 17 h et le week-end, de 14 à 19 h. Fermeture au mois d’août.

Informations : http://www.museehistoirevivante.com/programmation/

Les métiers du patrimoine en France. Identités, formations, interrelations professionnelles au service du patrimoine (XIXe–XXIe siècles) - Appel à contribution, 1er septembre 2015

La revue In Situ. Revue des patrimoines prépare un numéro spécial consacré aux « métiers du patrimoine » en France. Il s’agit d’une suite donnée au colloque qui s’est tenu sur ce thème en mai 2014 aux Archives Nationales. L’appel à contribution est destiné aux professionnels et aux chercheurs des disciplines les plus diverses (historiens, historiens d’art, sociologues, ethnologues, politistes, économistes…), dont l’apport pourrait éclairer ce monde très hétérogène (par les spécialités, les formations, les secteurs, les autorités de tutelle), aux interrelations complexes, et encore très peu étudié sous l’angle des identités professionnelles. Quatre thèmes principaux sont proposés à la réflexion : les acteurs de la patrimonialisation ; les processus de professionnalisation ; les concurrences professionnelles ; [End Page 131] les relations des professionnels avec les publics, les acteurs politiques, les gestionnaires, les mécènes, les enseignants, etc. Les articles proposés ne devront pas dépasser 35 000 signes et devront respecter les conventions éditoriales de la revue. Ils pourront comporter des illustrations.

In Situ en ligne : http://insitu.revues.org

Soumission des propositions : Marie-Cécile Bouju, mél : marie-cecile.bouju02@univ-paris8.fr

LE SOCIAL EN QUESTIONS

Le social avant la sociologie. Comment relire la pensée sociale du XIXe siècle – Appel à contribution, 30 septembre 2015

L’Année sociologique prépare pour 2017 un numéro spécial coordonné par François Vatin et consacré à la pensée sociale qui, au XIXe siècle, a précédé le moment fondateur durkheimien. Il s’agit de proposer une relecture des traditions intellectuelles « pré-sociologiques » d’analyse du social : « science sociale », « philosophie sociale », « physiologie sociale » ou « physique sociale », longtemps rejetées dans les ténèbres d’une « préhistoire » de la sociologie. Si la France demeure un cas emblématique de la richesse de cette production comme de la rupture nette opérée à la fin du siècle, d’autres traditions intellectuelles, comme celles de l’Allemagne, de la Grande-Bretagne et de l’Italie, méritent d’être réinterrogées. Les chercheurs intéressés devront présenter une proposition d’une demi-page pour la fin septembre 2015, une première version de l’article étant attendue pour le 31 décembre de cette année.

Pour plus d’informations : http://www.puf.com/puf_wiki/images/d/df/APPEL_À_CONTRIBUTION2017_2

Soumission des propositions : François Vatin, mél : fravatin@gmail.com

Les réformes de la protection sociale en Allemagne depuis 1990 – Appel à contribution, 15 avril 2015

Depuis près d’un quart de siècle, l’Allemagne réunifiée a entrepris une série de réformes de son système de protection sociale et de son marché du travail, transformant en profondeur un « modèle » allemand d’État social s’enracinant dans l’héritage bismarckien et objet dans le pays même et en Europe d’appréciations très contrastées. La Revue française des affaires sociales prépare un dossier sur ce thème, afin de dresser un bilan des mutations engagées, en analysant le contexte et les objectifs, réels et affichés, les méthodes mises en œuvre pour la prise de décision et l’application des mesures décidées, les effets concrets des réformes. Il s’agira de faire le point sur les travaux existants et de susciter des contributions originales relevant de disciplines diverses (histoire, économie, sociologie, droit, science politique, etc.) autour de quatre grands axes : l’évolution des dépenses et des structures de [End Page 132] financement (contexte, priorités) ; la maîtrise des dépenses de santé et la création d’un « cinquième risque » (dépendance) ; les réformes des retraites ; la politique familiale ; les réformes du marché du travail et l’accès aux droits sociaux.

Contacts : Jeanne Fagnani, mél : fagnani@univ-paris1.fr et Brigitte Lestrade, mél : brigitte.lestrade@u-cergy.fr

Soumission des propositions : Aurore Lambert, mél : rfas-drees@sante.gouv.fr

ENSEIGNEMENT ET SOCIÉTÉ

Une nouvelle base de données : SIPROJURIS

Une nouvelle base de données, SIPROJURIS, est désormais accessible. Elle constituera une ressource de tout premier ordre pour une histoire sociale de l’enseignement supérieur. Elle est consacrée aux enseignants et aux enseignements des facultés de droit en France de 1804 aux années 1950. Encore en cours d’enrichissement, elle propose d’ores et déjà une mise au point très utile sur les statuts des enseignants et surtout, en fonction des sources disponibles, des données biographiques et professionnelles (origines sociales, formation, carrière, bibliographie, etc.) pour près de 600 juristes ayant enseigné dans le supérieur.

Adresse : http://siprojuris.symogih.org

Le fait religieux dans les manuels d’histoire de fin de cycle scolaire : autour et au-delà du bassin méditerranéen – Appel à contribution, 15 avril 2015

La question de l’enseignement du fait religieux dans les établissements scolaires est redevenue ces derniers mois d’une actualité brûlante en France. L’année dernière, un ouvrage collectif (Jean-Paul Willaime (dir.), Le défi de l’enseignement des faits religieux à l’école. Réponses européennes et québécoises, Paris, Riveneuve éditions, coll. « Actes académiques », 2014) proposait un panorama européen, issu d’un colloque organisé en 2012 par l’Institut européen en sciences des religions (IESR), et enrichi de plusieurs chapitres analysant l’expérience québécoise. C’est une même démarche comparatiste qui guide les initiateurs de ce prochain colloque, préparé à l’occasion du lancement du tout nouvel Institut du pluralisme religieux et de l’athéisme (IPRA), projet porté par deux historiens, John Tolan (Université de Nantes) et Dominique Avon (Université du Maine), et qui se tiendra en décembre 2015 au Mans, avec la coopération de l’IESR. La rencontre se veut centrée sur la seule discipline historique (corpus limité aux manuels papier destinés aux élèves de fin de cycle scolaire) et sur l’espace du bassin méditerranéen (mais avec des possibilités d’élargissement de la comparaison « au-delà »). Trois axes principaux sont retenus : l’élaboration des programmes et des manuels ; la diversité des approches d’un même objet religieux ; les pratiques scolaires liées à [End Page 133] cet enseignement. Les propositions de communication ne devront pas dépasser 600 mots et parvenir avant le 15 avril 2015.

Pour plus d’informations : http://www.crhia.fr/actu.php?num_actu=383#bloc

Soumission des propositions : Nicolas Stefanni, mél : nicolas.stefanni@univnantes.fr

LES 50 ANS DU « MAITRON »

La traditionnelle « journée Maitron », qui se déroule chaque année en décembre, a revêtu l’année dernière un éclat particulier. Il y a un demi-siècle, Jean Maitron publiait aux Éditions ouvrières le premier tome de son Dictionnaire biographique du Mouvement ouvrier français. Cette gigantesque entreprise collective, relayée depuis par Claude Pennetier et Paul Boulland, se poursuit aujourd’hui dans sa nouvelle mouture (Le Maitron. Dictionnaire biographique. Mouvement ouvrier. Mouvement social de 1940 à mai 1968, publié par les Éditions de l’Atelier), avec la parution du dixième volume de la dernière série – le cinquante-quatrième depuis 1964 – et l’alimentation continue de la base de données « Maitron-en-ligne ». Exceptionnellement, la journée s’est tenue au siège du CNRS à Paris. 260 personnes étaient présentes, et il a fallu, l’amphithéâtre étant trop petit, refuser du monde. Elle a permis de dresser un bilan et de confronter les regards de contributeurs et d’utilisateurs, d’historiens, de politistes, de journalistes. La manifestation a été également l’occasion de présenter un film d’une quarantaine de minutes retraçant cette aventure, L’invention de la biographie collective : le Maitron, réalisé par Arghyro Paouri et Jeanne Menjoulet, et accessible sur le site Maitron-enligne. À l’issue de la journée, comme chaque année, a été décerné le prix Jean Maitron. Le travail primé revêt cette fois une dimension biographique : il s’agit du mémoire de M2 d’Anna Hihn, consacré à Jean Chaintron, militant communiste et préfet de la Haute-Vienne (1944–1947), soutenu au Centre d’histoire sociale du XXe siècle de l’Université Paris 1, héritier du Centre d’histoire du syndicalisme fondé par... Jean Maitron.

Visionner le film des 50 ans : http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article168175

RELIGIONS, POLITIQUE, RIRE …

Catholiques de gauche en Europe occidentale dans les années 68 – Colloque international, Paris, 21–22 mai 2015

À l’occasion du cinquantenaire de la clôture du concile Vatican II, le Centre d’histoire de Sciences Po, avec le soutien de la Fondation Jean-Jaurès, organise au printemps prochain un grand colloque international consacré aux catholiques de [End Page 134] gauche en Europe occidentale dans les années 1960 et 1970. La perspective voulue par le maître d’œuvre de la rencontre, Gerd-Rainer Horn (IEP Paris), auteur d’une synthèse à paraître sur le même thème, est celle d’une approche comparatiste et transnationale, couvrant deux grandes aires géographiques : l’Europe du Nord-Ouest (Pays-Bas, Belgique, RFA) et l’Europe romane (Espagne, Portugal, Suisse). Deux pays feront l’objet de sessions spécifiques, l’Italie (trois contributions) et la France (quatre contributions, incluant l’intervention de deux grands témoins). L’objectif est d’éclairer les cas les uns par les autres afin de mieux cerner l’« esprit de Vatican II » et ses effets sociaux et politiques, resitués dans un espace transnational.

Pour plus d’informations : http://chsp.sciences-po.fr

Contact : Gerd-Rainer Horn, mél : gerdrainer.horn@sciencespo.fr

Religion et politique : rire et pleurer

Les tragiques événements qui ont ensanglanté Paris au mois de janvier dernier et l’onde de choc qui a suivi ont reposé avec une singulière acuité la question des relations entre rire, religions et politique. Historiens, sociologues, ethnologues, anthropologues, politistes peuvent aider à dépasser l’émotion légitime pour essayer d’éclairer les notions et de comprendre les rapports complexes qu’elles entretiennent et ont entretenus dans le passé. L’actualité de ces interrogations, avant même la tuerie de Charlie Hebdo, avait conduit l’année dernière l’Association française de sciences sociales des religions (AFSR) à retenir « Rire et religions », de l’Antiquité à nos jours, comme thème de son colloque annuel qui devait se tenir les 2 et 3 février 2015 à l’EHESS et à l’Institut européen Emmanuel Lévinas. Parmi les titres des séances programmées pour cette rencontre interdisciplinaire, certaines ont pris une résonance particulière au lendemain du 7 janvier : « rire de libération, rire de domination », « blasphème, caricatures, droit » ou encore « ironie, parodies ». Signalons également qu’en réaction immédiate à l’assassinat des dessinateurs de Charlie Hebdo, Pierre Serna, directeur de l’Institut d’histoire de la Révolution française (IHRF) a organisé avec l’Institut d’histoire moderne et contemporaine (IHMC) une journée d’hommage et de réflexion intitulée « Histoire de rireS. Rire et politique du XVIe au XXIe siècle ». Cette journée, qui s’est tenue le 6 février à l’ENS, rue d’Ulm, fut également l’occasion de saluer la mémoire de notre collègue et ami Christian-Marc Bosséno, historien de la Révolution, des images, de la caricature et du cinéma, homme d’humour et de dessin, brutalement disparu dans la nuit du 17 au 18 janvier dernier, à l’âge de 52 ans.

Programme du colloque de l’ASFR : http://ceifr.ehess.fr/index.php?1372

Programme de la journée du 6 février : https://ihrf.univ-paris1.fr/manifestations-scientifiques/journees-detudes/je-06022015-histoire-de-rires/ [End Page 135]

Additional Information

ISSN
1961-8646
Print ISSN
0027-2671
Pages
131-135
Launched on MUSE
2015-03-13
Open Access
No
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