Abstract

This article traces the roots of Quebec separatism as early as pre-Confederation to show a long tradition of collective rights, such as language, religion, and the ability to practice civil law, which have grown over time to create a province with its own legislature with its separate powers. The article argues that the sovereignist movement in Quebec should not be regarded as an illogical emotional response to the Conquest, or any other assimilation attempt, as it is grounded in a long historical tradition and in interpretation of law, which legitimizes the movement. Quebec sovereignty has emerged as a result of the province’s different interpretation of Confederation, one that gives the province a certain level of freedom, which it feels has not been upheld, and thus it wishes to leave the federation.

Cet article situe les origines du séparatisme québécois avant la Confédération et montre qu’une tradition bien établie de droits collectifs, notamment en matière de langue, de religion et de capacité à pratiquer le droit civil, s’est forgée au fil du temps et a donné à la province une instance législative dotée de pouvoirs distincts qui lui est propre. Selon l’auteur, le mouvement souverainiste au Québec ne doit pas être considéré comme une réaction irrationnelle et émotive à la Conquête ou à toute autre tentative d’assimilation; il repose plutôt sur une longue tradition et une interprétation du droit qui le légitimise. La souveraineté du Québec est née de l’interprétation particulière que la province donne à la Confédération. Celle-ci lui accorderait un certain degré de liberté qui n’est pas respecté, d’où son désir de quitter la fédération.

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Additional Information

ISSN
1923-5291
Print ISSN
1180-3991
Pages
pp. 25-44
Launched on MUSE
2015-01-23
Open Access
No
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