Abstract

This article challenges the view that the decades around 1900 saw the unconditional celebration of scientific fire risk assessment and fire safe engineering in Britain and North America. It demonstrates that ‘ration-alist’ convictions co-existed with sceptical voices critiquing systematic, empirical strategies. It does so by reconstructing the long-term origins of fire insurance plans – maps visualising the distribution of fire hazards in urban and industrial centres – and their prominence in disputes between ‘rational-ists’ and ‘sceptics’ about the proper direction of industrial fire safety in Britain between the 1880s and 1900s. It draws on the rich archives of Goad Ltd., which introduced insurance plans on a wide scale in Britain during the 1880s and continued to dominate the market through the first half of the twentieth century, including an extensive collection of risk and damage maps, correspondence with insurers, factory owners and engineers, and surveyors’ notes, sketches and schedules. It combines these materials with insurance archives and documents from the British Fire Prevention Committee to recreate this fascinating and important episode in the history of urban and industrial hazards. The article finds a multitude of contrasting attitudes and practices towards urban and industrial hazards coexisting. This promotes a historical view in line with the “industrial hazard regime” framework by Melling and Sellers rather than the evolutionary sociological perspective of Beck’s “risk society”.

Abstract

Cet article conteste l’idée selon laquelle une évaluation scientifique du risque d’incendie et une ingénierie ration-nelle de la sécurité incendie étaient unanimement acceptées à partir de la fin du XIXe siècle en Angleterre et en Amérique du Nord. Il démontre que des convictions rationalistes coexistaient avec des positions plus sceptiques en désaccord avec les stratégies empiriques systématiques. L’auteur se penche sur les origines des plans d’assurance incendie (cartes représentant la localisation des risques dans les centres urbains et indus-triels) et sur leur prépondérance dans les débats des années 1880 à 1900 entre rationalistes et sceptiques sur la sécurité industrielle au Royaume-Uni. Il s’appuie sur les archives de Goad Ltd, qui joua un grand rôle dans la diffusion des plans d’assurance incendie en GrandeBretagne dans les années 1880 et qui continua de dominer le marché durant la première moitié du XXe siècle. Ces archives comprennent une vaste collection de cartes des risques et des sinistres, une correspondance avec des assureurs, des industriels et des ingénieurs, des rapports d’inspections, des croquis et des plans. Ont également été utilisés les documents et archives du British Fire Prevention Committee (Comité britannique de prévention des incendies), afin de reconstituer cet épisode fascinant et déterminant de l’histoire des risques urbains et industriels. Cet article fait état de la coexistence d’une multitude de comportements et de pratiques face aux risques industriels et urbains. Le point de vue historique adopté s’inscrit plutôt dans le cadre du « régime du risque industriel » défini par Melling et Sellers que dans la perspective sociologique évolutionniste de la « société du risque » de Beck.

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Additional Information

ISSN
1961-8646
Print ISSN
0027-2671
Pages
pp. 163-185
Launched on MUSE
2014-12-09
Open Access
No
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