Abstract

Dans le présent article, l’auteure remet en cause l’utilisation exclusive des principes juridiques de la common law dans l’interprétation des traités historiques entre les peuples autochtones et les représentants de la Reine. Selon l’auteure, une attention particulière à la langue, à la culture, aux relations et aux valeurs normatives anishinaabe nous permet de mieux comprendre la véritable signification et l'intention des traités. Tout en évoquant son histoire personnelle, l’auteure s’attaque au rôle des tribunaux dans l’identification, l’interprétation et l’application des clauses des traités. Elle tente de fournir un cadre pour relater les négociations de traités de manière plus équilibrée, tout en portant une attention particulière aux valeurs normatives, ou anishinaabe inaakonigewin (lois), qui étaient au cœur de ces négociations. En triangulant les comptes rendus écrits des négociations, l’histoire transmise oralement et les savoirs, normes et coutumes anishinaabe, l’auteure sonde la manière complexe avec laquelle les règles procédurales et le droit substantif anishinaabe ont déterminé les clauses envisagées par chacune des parties, ainsi que les conflits fondamentaux entre les valeurs normatives et l’entente de fond visant à partager le territoire. Le fait de revoir le Traité 1 selon une perspective anishinaabe approfondit notre compréhension des traités et démontre que le texte écrit du Traité est insuffisant pour bien comprendre ce qui a été négocié par les parties à Fort Stone en 1871.

Abstract

In this article, the author challenges the exclusive use of common law legal principles for the interpretation of historic treaties between Aboriginal people and the Queen’s representatives. It suggests that particular attention to language, culture, relationships, and Anishinaabe normative values allows us to more fully grasp the true meaning and intent of treaties. Interspersed with personal narrative, the author grapples with the role of courts in identifying, interpreting, and applying the terms of treaties. The author aims to provide a framework for retelling a more balanced account of the treaty negotiations, with particular attention to the normative values or Anishinaabe inaakonigewin (laws), which were central to the negotiations. Employing a triangulation between the written accounts of the negotiations, oral history, and Anishinaabe knowledge, norms, and customs, the author probes the complex ways in which Anishinaabe procedural and substantive norms shaped the terms contemplated by each of the parties, the fundamental conflicts between normative values, and the substantive agreement to share the land. The retelling of Treaty One from an Anishinaabe contextual perspective deepens our understandings of treaties and illustrates that the written text of the treaty provides an incomplete understanding of what was negotiated by the parties at the Stone Fort in 1871.

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Additional Information

ISSN
1911-0235
Print ISSN
0832-8781
Pages
pp. 1-22
Launched on MUSE
2014-05-02
Open Access
No
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