The Biopolitical Animal in Canadian and Environmental Studies
Abstract

Abstract:

An interrogation of the links between environmental and Canadian studies in recent years has moved both fields in important directions. Specifically, it has offered a more robust consideration of historicity and specificity in nature/culture entanglements, a querying of how nature and nation have shaped one another, and a thorough understanding of the idea of wilderness as a concept freighted with race, gender, class, and colonial histories. In the spirit of this interrogation, this essay suggests that a potentially fruitful new avenue of research lies in a consideration of the "question of the animal." Drawing from examples of the management of wolves in Canada, the author contends that a consideration of animals, through a range of biopolitical registers, opens up a series of new and interesting questions about both nature and nation that provide a productive research agenda for both (inter)disciplines.

Abstract:

L'analyse des liens entre les études canadiennes et environnementales qui a eu lieu au cours des dernières années a propulsé ces deux disciplines dans des directions insoupçonnées. Plus particulièrement, elle a entraîné une meilleure reconnaissance de l'historicité et de la spécificité des débats nature/culture, un besoin de savoir comment la nature a contribué à former la nation et vice-versa, et une compréhension approfondie du concept de milieu sauvage associé à la race, au sexe, à la classe et à l'histoire coloniale. Compte tenu de cette interrogation, le présent article suggère qu'une orientation de la recherche vers la « question de l'animal » pourrait produire des résultats intéressants. En s'inspirant d'exemples de la gestion des loups au Canada, l'auteure allègue que le fait de tenir compte des animaux, dans une gamme de registres biopolitiques, suscite une nouvelle série de questions intéressantes sur la nature et la nation qui fournissent un cadre de recherche productif pour les deux (inter)disciplines.