Abstract

The article examines the history of Glenn Gould’s 1957 concert tour of the ussr as a pivotal moment in the Cold War and the evolution of Canadian cultural diplomacy. Classical music was a disarming weapon in the conduct of foreign relations because it was understood to have universal significance that transcended politics and ideology, even though the critical rhetoric of music performance often invoked notions of artistic power and triumph. Gould was the first North American pianist to perform behind the Iron Curtain, and his visit was a spectacular success artistically and politically. Western commentators played up his individualism, national identity, and modernist repertoire, describing the impact of his performances on Soviet audiences and translating the significance of that experience back home. Privately endorsed, but not officially sponsored by the Canadian government, the tour was organized by Gould’s manager, Walter Homburger. Drawing on government documents about the planning of the tour, media coverage, personal memoirs, and the lectures about culture in the ussr that Gould delivered on his return to Toronto, the article explores the role of non-state actors in advancing the interests of Canadian foreign policy both at home and abroad.

Revenant sur la tournée de concerts de Glenn Gould en URSS, en 1957, l’article fait de celle-ci un moment charnière de la guerre froide et de l’évolution de la diplomatie culturelle du Canada. Dans la conduite des relations extérieures, la musique classique faisait figure d’arme déconcertante parce qu’on lui prêtait une signification universelle qui transcendait la politique et les idéologies, et ce, même si la critique musicale étoffait souvent sa rhétorique par des notions évoquant la puissance et le triomphe artistiques. Gould a été le premier pianiste nord-américain à se produire derrière le rideau de fer, et sa visite s’est soldée par une spectaculaire réussite autant artistique que politique. Les commentateurs occidentaux n’ont pas manqué de faire valoir son individualisme, son identité nationale et son répertoire moderniste, décrivant l’impact de ses prestations sur le public soviétique et traduisant le sens de cette expérience chez lui. Le gouvernement canadien a privément appuyé cette tournée organisée par le gérant de Gould, Walter Homburger, tout en restant publiquement neutre. Se fondant sur des documents gouvernementaux concernant l’organisation de la tournée, sur la couverture médiatique qu’elle a reçue, sur divers mémoires et sur les conférences sur la culture en URSS que Gould a livrées à son retour à Toronto, l’article réfléchit au rôle de ces acteurs civils – c.-à-d. ne relevant pas de l’État – dans l’avancement des intérêts canadiens en politique extérieure, ici même autant qu’à l’étranger.

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Additional Information

ISSN
1710-1093
Print ISSN
0008-3755
Pages
pp. 1-29
Launched on MUSE
2014-03-02
Open Access
No
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