This essay brings environmental and diplomatic history into conversation in order to examine the Trudeau government’s response to the 1969–70 voyages of the oil tanker Manhattan through the Northwest Passage. By passing the Arctic Waters Pollution Prevention Act and extending Canada’s territorial sea to 12 miles, Ottawa successfully instrumentalized the heightened environmental concern of the period in order to press Canadian claims to sovereignty in the Arctic. The essay demonstrates that this custodial approach was consistent with the functionalist tradition in Canadian liberal internationalism. More broadly, it reveals the promise of re-examining Canadian international history through the prism of environmental history.


Le présent article se sert de l’histoire diplomatique et environnementale pour examiner la réaction du gouvernement Trudeau aux voyages faits en 1969–1970 par le navire pétrolier Manhattan dans le passage du Nord-Ouest. En promulguant la Loi sur la prévention de la pollution des eaux arctiques et en étendant la mer territoriale du Canada jusqu’à 12 milles, Ottawa a réussi à instrumentaliser les préoccupations environnementales accrues de la période pour appuyer les revendications canadiennes de la souveraineté dans l’Arctique. L’article démontre que cette démarche gardienne s’intégrait bien à la tradition fonctionnaliste de l’internationalisme libéral canadien. D’un point de vue plus général, l’article promet de réexaminer l’histoire internationale canadienne à travers le prisme de l’histoire environnementale.


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pp. 167-196
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