Abstract

Pharmacy students at the Cheikh Anta Diop University in Dakar must research and write a thesis to graduate. Thésards who took topics in analytical chemistry and toxicology describe their thesis work as a temporary opportunity to perform ‘street-level’ public health research that they regard as ‘relevant’ to the quality of people’s lives. Expecting futures in the private commercial sector, thésards regretfully leave the thesis behind. This article explores the parenthetical nature of this moment – its brief openings and more durable closures – as part of the history of ways of being a pharmacist in post-colonial Senegal. The thesis as an interlude in students’ biographies, curtailed by narrowed horizons of expectation, evokes other contractions: in the range of professional roles open to Senegalese pharmacists, and in the circuits of public health with which they might engage. For thésards, fieldwork, government work and commercial work entail spatial practices and imaginations; different ways of moving around the city and of tracing urban space that define pharmacists’ roles in terms of the modes through which they engage with broader collectivities. Mapping thésards ’ parenthesis in Dakar is a means of capturing both their urban experience of work and the intertwining spatial, temporal and affective dimensions associated with this work. The past, probable and possible trajectories of pharmacy work are imprinted and imagined in the space of the city as field, market and polis. Pharmacists’ prospects and aspirations are caught up in broader shifts in how education, (un)employment and entrepreneurship animate relations of association and exchange in Senegal.

Abstract

Afin d’obtenir leur diplôme, les étudiants en pharmacie à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar doivent préparer et rédiger une thàse. Parmi les thésards qui ont pris des sujets de thàse en chimique analytique et toxicologie, certain(e)s décrivent ce travail comme opportunité temporaire de faire de la recherche en santé publique “au niveau de la rue,” c’est à dire pertinente au bien-être des populations. Anticipant un avenir dans le secteur commercial privé, les thésards regrettent devoir tourner la page sur ce travail au terme de leurs études. Cet article explore la nature parenthétique de la thàse, en tant que moment de bràves ouvertures qui se referment ensuite durablement, et la situe dans l’histoire des maniàres d’être pharmacien au Sénégal post-colonial. La thàse apparait comme interlude dans la biographie des étudiants, écourtée par le resserement de leurs perspectives d’avenir, evoquant ainsi d’autres contractions: dans l’éventail des rôles professionnels et dans les circuits de santé publiques ouverts aux pharmacien (ne)s sénégalais(es). Le travail de terrain, le travail fonctionnaire et le travail commercial comportent pour les thésards des pratiques et imaginations spatiales ; différentes maniàres de se déplacer dans la ville et de tracer l’espace urbain, chacune définissant le rôle pharmacien en terme de ses modes d’engagement avec les collectivités. La projection de cette parenthàse sur la carte de Dakar nous donne un moyen de saisir à la fois l’experience urbaine de leur travail de terrain et l’imbrication de ses dimensions spatiales, temporelles et affectives. Les trajectoires passées, probables et possibles du travail pharmacien s’impràgnent et sont imaginées dans l’espace de la ville en tant que terrain, marché et polis. Les perspectives et aspirations des pharmacien(ne)s relàvent de dynamiques historiques plus larges, changeant la maniàre dont l’éducation, l’emploi (et le chômage) et l’entrepreunariat animent les relations d’association et d’échange au Sénégal.

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Additional Information

ISSN
1750-0184
Print ISSN
0001-9720
Pages
pp. 561-581
Launched on MUSE
2013-12-27
Open Access
No
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