Abstract

How do the lines on a map come into being? What stories do they tell? These questions are examined in the context of cave exploration and mapping in Venezuela. Ethnographic analysis focuses on mapping in the field, the translation of notes into final maps, and discourses surrounding these practices. The lines that cave surveyors sketch in field books while traversing underground passages reveal a dialectic between cartographic and exploratory practices. Two key factors shape this dynamic: first, the experience of probing humans “pushing passages” with no obvious end in sight, and second, the coordinated and skilled use of tools by explorers working in teams. Here, humans define both the scale and perspective of cartographic representations. But bodies slithering along passages make lines, too. This paper simultaneously considers lines of lead on paper and traces of bodies in the earth as a way to think of exploration and mapping as emergent engagements. This case powerfully illustrates the ontogenic nature of maps, highlighting the (re)production of social relations that continually brings them into being along with the environment that engenders these engagements. Finally, cave exploration and mapping illustrate the limits of our vision and technologies to grasp and order nature.

Comment les lignes sur une carte voient-elles le jour? Quelles histoires racontent-elles? Dans l’article, on examinera ces questions dans le contexte de l’exploration spéléologique et de la représentation cartographique du Venezuela. Cette analyse ethnographique sera axée sur la cartographie sur le terrain, la transposition des notes sur les cartes finales et les discours entourant ces pratiques. Les lignes que les géomètres experts en spéléologie dessinent dans leurs carnets d’observations dans les passages souterrains révèlent une dialectique entre la cartographie et les pratiques d’exploration qui est formée par deux facteurs clés : premièrement, l’expérience des humains qui sondent les « passages » sans en voir la fin; et, deuxièmement, l’utilisation coordonnée d’outils spécialisés par les explorateurs qui travaillent en équipes. Ici, le mot humain définit à la fois l’échelle de grandeur et le point de vue des représentations cartographiques. Toutefois, les corps qui se faufilent dans les passages forment eux aussi des lignes. Dans l’article, on considère à la fois les lignes tracées au crayon sur du papier et les traces laissées par les corps dans la terre afin d’envisager l’exploration et la représentation cartographique comme des engagements naissants. Ce cas illustre superbement la nature ontogénique des cartes et met en relief la (re)production des relations sociales qui les font constamment naître, ainsi que l’environnement qui crée ces engagements. Enfin, l’exploration spéléologique et la cartographie illustrent les limites de notre vision et des technologies permettant de comprendre et d’ordonner la nature.

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Additional Information

ISSN
1911-9925
Print ISSN
0317-7173
Pages
pp. 293-308
Launched on MUSE
2013-12-15
Open Access
No
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