Abstract

In 1945, the housing shortage in the Soviet sector of Germany was catastrophic. However, the rate of reconstruction and the intensity of public discourse on the housing crisis were much lower in the GDR than in other European countries. The present article seeks to understand the discrepancy between the objective situation and public policy by looking to a number of elements. The housing problem was constructed in public discourse as the product of a capitalist and national-socialist past and its resolution took the form of a utopian narrative, which aimed at obscuring the present. This line was advocated by a group of architects who succeeded in monopolising expertise and institutional positions in the housing sector until the mid-1960s. Specialised in the elaboration of architectural and urban forms, they regarded housing as a qualitative and technical issue rather than a quantitative and social one. Finally, the article draws a comparison with the FRG and explores housing allocation practices to assess the pressures and contradictions inherent in managing this scarce resource. Evolutions in the former set the groundwork for the elevation of housing to a political priority in the early 1970s.

Abstract

En 1945, la pénurie de logements dans la zone d’occupation soviétique de l’Allemagne est catastrophique. Cependant, le rythme de la reconstruction, comme l’intensité du discours sur la crise du logement, sont plus faibles en RDA qu’ailleurs en Europe. L’article cherche à comprendre ce décalage entre la situation objective et la politique poursuivie en mobilisant plusieurs éléments de réponse. Le problème du logement est construit dans les discours comme un héritage du passé capitaliste et national-socialiste et sa résolution prend la forme d’un récit utopique qui permet d’occulter un présent difficile. Ce discours est produit par un groupe d’architectes qui parvient à monopoliser l’expertise et les positions institutionnelles dans le secteur du logement jusqu’aux années 1960. Spécialisés dans l’élaboration des formes architecturales et urbanistiques, les architectes conçoivent le problème du logement comme un problème qualitatif et technique plutôt que quantitatif et social. Enfin, l’article propose une comparaison avec la RFA et examine les pratiques d’attribution de logements pour cerner les pressions et les contradictions dans la gestion de cette ressource rare. Ces transformations contribuent à faire de la « résolution du problème du logement » une priorité politique à partir du début des années 1970.

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Additional Information

ISSN
1961-8646
Print ISSN
0027-2671
Pages
pp. 97-108
Launched on MUSE
2013-11-27
Open Access
No
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