Abstract

Drawing on the voluminous government records as well as selective interviews in a large oral history archive created over several years, this article explores Canada’s recruitment of Greek female domestics in the 1950s and early 1960s within the context of the feminist scholarship on female labour schemes as well as more recent whiteness literature on the in-between racial status of peripheral Europeans. In considering the contradictory features of a large but little-known labour scheme through which more than ten thousand Greek women arrived, many of them before their families, it documents the role of the bureaucrats – who envisioned the domestics’ transformation into models of modern domesticity while portraying them as victims of their patriarchal communities and manipulators of Canadian immigration policy – and that of the women who negotiated various challenges. To account for the scheme’s remarkable longevity, a key argument probes the mix of factors that repositioned a traditionally non-preferred Southern European group of women into a desirable white source of immigrant labour and future Canadian motherhood. Ultimately, Greek women enjoyed a racial privilege and mobility not afforded to later arriving women from the Caribbean and Philippines.

Se fondant sur de volumineux dossiers gouvernementaux et sur certains entretiens d’un vaste fonds d’archives d’histoire orale constitué au fil de plusieurs décennies, cet article explore le recrutement, au Canada, de domestiques grecques dans les années 1950 et 1960. Il se situe à l’intersection des recherches féministes sur le travail féminin et de la littérature de la blanchité (whiteness), plus récente, sur le statut racial ambigu des Européens de la périphérie. À la lumière des contradictions d’un programme de travail vaste, mais peu connu, dans le cadre duquel plus de dix mille Grecques ont immigré, devançant souvent leur famille, il établit le rôle des fonctionnaires – qui envisageaient de transformer les domestiques en modèles de domesticité moderne, tout en les présentant comme des victimes de leurs communautés patriarcales et des manipulations de la politique d’immigration du Canada – et des femmes qui ont dû négocier avec plusieurs situations difficiles. Pour rendre compte de la remarquable longévité du régime, l’article insiste principalement sur le mélange de facteurs qui ont transformé un groupe de femmes sud-européennes – traditionnellement peu courtisées – en source convoitée de travailleuses étrangères et de futures mères canadiennes de race blanche. En fin de compte, les Grecques ont profité d’un privilège racial et d’une mobilité qui ont échappé aux Antillaises et aux Philippines arrivées plus tard.

pdf

Additional Information

ISSN
1710-1093
Print ISSN
0008-3755
Pages
pp. 514-539
Launched on MUSE
2013-11-27
Open Access
No
Back To Top

This website uses cookies to ensure you get the best experience on our website. Without cookies your experience may not be seamless.