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2)2 LEITRES CANADIENNES 1997 mieux articules entre eux, en les resserrant auteur des propos ad hoc de Ricreur. Telle quelie, du fait de ]a fin en queue de poisson de ces trois chapitres, 1'organisation rhetorique de I'etude ne rend pas justice a la hauteur de leur propos. Cet etrange decoupage de I'ouvrage dessert done les excellentes lectures de textes individuels qu'on aurait sans doute mieux comprises, soigneuses et intelligentes et habilement integrees au propos directeur du depart. Robert Desnos. Le poeme entre temps est done une monographie dont on pourrait souhaiter qu'elle se plie mieux aIa lecture. Malgre ce defaut, cette etude originale est appelee aetreune etape marquante dans la reinterpretation rafrakhie du surrealisme en generaL et de Desnos en particulier. Pour ce qui est de la « nocturnih~ » (nuit, desir, attente) avancee ici maintes fois (cf.l'aveu de Ia page 232), il convient maintenant de se pencher de plus pres sur la filiation desnosienne ainsi avow§e avec saint Jean de Ia Croix, peutetre a travers l'ouvrage maintenant ancien de Cattaui sur Orphisme et prophetie chez les poetes fram;ais. Cela aurait sans nul doute pour effet de montrer dans la coupure surrealiste une continuite poetique surprenante, d'autant plus comprehensible desormais que l'ouvrage de Chitrit souligne l'experience specifique du temps qui se trouve au cceur de la poesie·et de ses figures dans une perspective qui touche la poesie tout entiere. (PASCAL MICHELUCCI) jean Giraudoux et l'ecriture palimpseste. Actes du collogue de Ia Societe internationale des etudes giralduciennes, s. Ja dir. de Lise Gauvin Montreal, Departement d'etudes fran>(Lise Gauvain, « Giraudoux et le rnythe de Robinson»), qui revele Ia diversite des influences, des lectures, des«methodes>> de Giraudoux. La section portant sur les «Lectures d'Electre » manifeste toute la richesse de ce type de lecture. On en use un peu genereusement ici ou la, cependant, ce qui transforme par moments la trajectoire en une sorte de repertoire d'ceuvres-sources. (Par« repertoire», entendons ici le mot au sens d'une « liste des ceuvres qui ferment le fonds habitue! d'un theatre» et qui sont « susceptibles d'etre jolil~~es, d'etre reprises atout moment», Tresor de la langue franqaise, CNRS, 1990.) Ce qui est vrai d'Electre 1'est aussi des autres reuvres de Giraudoux, considerees ici et traitees dans la section>. C'est une sorte de florilege qui est ainsi donne alire, qui va de Theocrite aLa Fontaine, en passant par Proust, Baudelaire, Defoe et Shakespeare. Florilege passionnant , repetons-le, par sa diversite et par le Giraudoux aux multiples visages qu'il donne alire. Les contributions de Jacques Body et de Bernard Beugnotse demarquent des autres a cet egard. Body questionne, dans le contexte de l'CEuvre giralducienne, le concept de palimpseste, mettant en lumiere l'etroite coincidence entre le modele et l'CEuvre, soulignant que« [c]haque lambeau qu'on croit d'antique parchemin est preleve sur la chair meme du texte moderne. » Les reflexions de Body et de Beugnot gagnant aetre lues ala suite, on peut se demander pourquoi la texte de Beugnot est rejete en toute fin de volume et isole dans une section curieusement intitulee «Finale». Questionnant lui aussi le concept de palimpseste, qu'il prefere appeler«notion», Beugnot resitue la pratique de la reecriture dans une longue tradition, alaquelle il est sans doute impossible d'tkhapper. Le palimpseste, <

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Additional Information

ISSN
1712-5278
Print ISSN
0042-0247
Pages
pp. 232-234
Launched on MUSE
2014-07-02
Open Access
No
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