Abstract

This article examines Pierre Elliott Trudeau's relationship with labour and social democratic organizations, 1949-1959. Using historiographic works, reflections from contemporary historical figures, and Trudeau's archival fonds, this essay demonstrates that his connections to labour and the left were motivated by his desire to enrich liberal democracy in both Quebec and Canada. Supporting labour unions and the provincial/federal Cooperative Commonwealth Federation during the early 1950s was imperative, as labour was a force for change and democratic renewal, and the CCF was the party with the strongest commitment to popular democracy, especially when contrasted with a Liberal Party and Union Nationale, which were dominated by regressive and financial interests. Using various theoretical approaches, including Ian McKay's Liberal Order Framework and Antonio Gramsci's concept of "trasformismo," I seek to show how Trudeau's leftist forays were informed by the desire to transform liberalism and capitalism in such a way that maintained their essences while inoculating them from their core flaws. This process of liberal transformation and hegemony is further emphasized in the later stages of the 1950s, as Trudeau began to reject social democratic and labour parties, arguing that they put their goals aside and join forces with liberals to fight for democracy first.

Cet article examine les relations de Pierre Elliott Trudeau avec les organisations syndicales et sociales-démocrates entre 1949 et 1959. Sur la base de travaux historiographiques, des réflexions de figures historiques contemporaines et du fonds d'archives de Trudeau, cet essai montre que les rapports de ce dernier au syndicalisme et à la gauche étaient mus par son désir d'enrichir la démocratie libérale tant au Québec qu'au Canada. Au début des années 1950, il était impératif d'appuyer les syndicats et la Cooperative Commonwealth Federation aux paliers fédéral et provincial, car le syndicalisme était une force de changement et de renouveau démocratique tandis que la CCF était le parti le plus dédié à la démocratie populaire, surtout en comparaison avec le Parti libéral et l'Union nationale dominés l'un et l'autre par des intérêts régressifs et financiers. Utilisant diverses approches théoriques, y compris l'ordre libéral d'Ian McKay et le concept de trasformismo d'Antonio Gramsci, je tente de montrer comment le désir de transformer le libéralisme et le capitalisme de manière à leur conserver leur essence tout en les inoculant contre leurs vices inhérents a imprégné les incursions de Trudeau sur la gauche. La fin des années 1950 a souligné plus encore ce processus de transformation et d'hégémonie libérales, quand Trudeau a commencé à rejeter les partis sociaux-démocrates et syndicalistes, les enjoignant à mettre leurs objectifs de côté et à se joindre aux libéraux dans la lutte fondamentale pour la démocratie.

Abstract

This article examines Pierre Elliott Trudeau's relationship with labour and social democratic organizations, 1949-1959. Using historiographic works, reflections from contemporary historical figures, and Trudeau's archival fonds, this essay demonstrates that his connections to labour and the left were motivated by his desire to enrich liberal democracy in both Quebec and Canada. Supporting labour unions and the provincial/federal Cooperative Commonwealth Federation during the early 1950s was imperative, as labour was a force for change and democratic renewal, and the CCF was the party with the strongest commitment to popular democracy, especially when contrasted with a Liberal Party and Union Nationale, which were dominated by regressive and financial interests. Using various theoretical approaches, including Ian McKay's Liberal Order Framework and Antonio Gramsci's concept of "trasformismo," I seek to show how Trudeau's leftist forays were informed by the desire to transform liberalism and capitalism in such a way that maintained their essences while inoculating them from their core flaws. This process of liberal transformation and hegemony is further emphasized in the later stages of the 1950s, as Trudeau began to reject social democratic and labour parties, arguing that they put their goals aside and join forces with liberals to fight for democracy first.

Cet article examine les relations de Pierre Elliott Trudeau avec les organisations syndicales et sociales-démocrates entre 1949 et 1959. Sur la base de travaux historiographiques, des réflexions de figures historiques contemporaines et du fonds d'archives de Trudeau, cet essai montre que les rapports de ce dernier au syndicalisme et à la gauche étaient mus par son désir d'enrichir la démocratie libérale tant au Québec qu'au Canada. Au début des années 1950, il était impératif d'appuyer les syndicats et la Cooperative Commonwealth Federation aux paliers fédéral et provincial, car le syndicalisme était une force de changement et de renouveau démocratique tandis que la CCF était le parti le plus dédié à la démocratie populaire, surtout en comparaison avec le Parti libéral et l'Union nationale dominés l'un et l'autre par des intérêts régressifs et financiers. Utilisant diverses approches théoriques, y compris l'ordre libéral d'Ian McKay et le concept de trasformismo d'Antonio Gramsci, je tente de montrer comment le désir de transformer le libéralisme et le capitalisme de manière à leur conserver leur essence tout en les inoculant contre leurs vices inhérents a imprégné les incursions de Trudeau sur la gauche. La fin des années 1950 a souligné plus encore ce processus de transformation et d'hégémonie libérales, quand Trudeau a commencé à rejeter les partis sociaux-démocrates et syndicalistes, les enjoignant à mettre leurs objectifs de côté et à se joindre aux libéraux dans la lutte fondamentale pour la démocratie.

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Additional Information

ISSN
1710-1093
Print ISSN
0008-3755
Pages
pp. 263-288
Launched on MUSE
2013-06-07
Open Access
No
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