In lieu of an abstract, here is a brief excerpt of the content:

228Women in French Studies 1 830. Staël's influence in particular can be seen in Allart's affinity for Italy and in strong, superior heroines who resemble Corinne and Delphine. Unlike her more celebrated precursor, however, Allart imagined positive, independent futures for the spirited heroines she created. Allart's 1825 collection ofcritical essays, Lettres sur les ouvrages de Mme de Staël, reveals her deep connection to her literary predecessor. Through Staël, Hansen not only situates Allart within the context of the nineteenth-century literary canon, she also asserts her place in the tradition of feminist writing. If Staël figures as as major influence, George Sand occupies an equally significant position as a friend, fellow novelist, and rival. Hansen's assessments ofAllart's novels frequently contain comparisons to Sand's works and cite Sand's remarks on the works in question and their author. The study likewise includes Allart's own critical appraisal ofSand and Marie d'Agoult. In the chapter entitled "Settimia," Hansen breaks away from the pattern set in preceding chapters in order to present the writer's best known work, La Femme et la démocratie de nos temps, published in 1836. This essay is a direct, clear-sighted critique ofwomen's subjugation to men, an affirmation ofthe equality ofman and woman, and a call for better education, legalized divorce, and political reform. Hansen links the work to ideas in Allart's own previously published novels, to Sand and her Lettres à Mamie, and to the "eloquent case for freedom and tolerance for the superior woman" (140) made in Settimia. Because Allart's novels are infrequently read today, Hansen necessarily devotes a large part of her study to summaries of plot and theme. Her presentation also incorporates the critical reception ofthese works in the author's lifetime and in the twentieth century. Although her primary focus is on Allart the novelist, she does not neglect the writer's scholarly production: histories, political works, and religious studies. While the volume contains a complete bibliography ofthe novels and secondary sources on Allart, the use instead of a list of works cited, including the titles ofAllart's scholarly publications and the works by other writers that are mentioned in the book, might have proved helpful. The study is nonetheless thorough and well written. Above all, Hansen lays a substantial foundation for future work on Allart's fictions, "novels that deserve to be drawn out ofa century of obscurity into the modern light of awareness and analysis of feminist literary efforts ofthe mid-1800's [sic]" (1 54). Mary Rice-DeFosseBates College Lucie Joubert. Le carquois de velours. L 'ironie au féminin dans la littérature québécoise (79<50-79S0).Montréal, L'Hexagone, 1998. ISBN: 2-89006606-1. Approche rhétorique, approche thématique: un corpus de plus de deux cents livres par plus de soixante-dix écrivaines québécoises est analysé dans Le Carquois de velours. Ces écrivaines appartiennent à une époque récente où, visiblement, "l'écriture au féminin", terme privilégié par Lucie Joubert ne manquait ni de vitalité, ni d'inspiration. Ce qui intéresse particulièrement Lucie Joubert, professeure à Book Reviews229 l'Universié de Queen's à Kingston (Ontario, Canada), c'est la verve ironique qui traverse ces textes en prose, quels que soient l'âge ou l'orientation "idéologique" de l'écrivaine (c'est-à-dire son "niveau d'adhésion" à une certaine forme de féminisme) et quelle que soit aussi la valeur littéraire (par ailleurs difficile àjuger) du texte, dans la mesure où Joubert s'est limitée à des ouvrages publiées dans les maisons d'éditions reconnues. L'ironie, point de départ et point de mire. L'approche s'est clairement avérée des plus fructueuses pour Lucie Joubert. Les exemples de ce procédé incisif abondent, puisque l'ironie, le plus souvent inscrite dans les tournures stylistiques, semble être de ces armes efficaces, en même temps que subtiles (puisqu'il faut savoir reconnaître son effet mordant), pour dénoncer, accuser, se défendre, se placer à distance (vu le recours fréquent à Gauto-ironie). Ainsi, l'ironie parvient à fustiger les malheurs, les souffrances, les manques, les incertitudes, soit dans les relations intimes soit dans les situations de pouvoir, de domination qui se manifestent évidemment dans les relations de couple. De fait, à travers sa lecture des strates et des variantes dans la représentation ironique, Lucie Joubert parvient, dans une langue extrêmement soignée, avec une minutie rare et une maîtrise enviable dans son organisation de la problématique, à passer en revue les fondations mêmes de la société québécoise telles que reflétées par cette littérature de la deuxième moitié du vingtième siècle. Le livre comprend trois grandes parties qui, sans prétendre à l'exhaustivité, cherchent chacune à analyser en profondeur le vaste domaine qu'est l'ironie, avec un énorme appareil critique à l'appui. Les outils rhétoriques occupent une cinquantaine de pages, définissant l'ironie marquée ou explicite, l'antiphrase, la comparaison et la métaphore, lesjeux de mots, etc. La deuxième partie met en relief les cibles de cette ironie au féminin, à savoir l'église, suivie de la médecine (deux instances dominatrices des femmes) et de l'éducation (considérée comme peu souhaitable pour les femmes à une certaine époque au Québec). Dans ce même volet, l'auteure analyse en outre l'ironie qui porte sur les relations telles qu'elles existent dans les couples ou dans les familles; les hommes méritent un chapitre à part, de même que l'ironie portant sur les rapports linguistiques (aussi bien avec les Américains qu'avec les Français hexagonaux). La troisième partie du livre propose de dresser un bilan, se concentrant plus particulièrement sur quelques écrivaines, dont certaines antérieures à la montée du féminisme, qui permettent "d'effectuer certains regroupements" (151), comme Claire de Lamirande, MarieClaire Biais, Michèle Mailhot, Madeleine Ferren, Adrienne Choquette, Gabrielle Roy et Monique Bosco. Si les femmes n'ont ni renouvelé ni réinventé le genre ironique, constate Lucie Joubert dans sa conclusion, elles n'ont pas moins apporté un regard différent sur cette dernière, en remettant en question les "petits pouvoirs quotidiens" qui, "par le biais de l'écriture", passerontdans le domainepublique (202). L'ironiepermetainsi aux femmes "la liberté de critiquer, de remettre en question, d'évaluer, de proposer des avenues nouvelles" (202), toujours du point de vue — nécessairement — féminin. METKA ZUPANCICUNIVERSITY OF ALABAMA, TUSCALOOSA ...

pdf

Additional Information

ISSN
2166-5486
Print ISSN
1077-825x
Pages
pp. 228-229
Launched on MUSE
2016-04-06
Open Access
No
Back To Top

This website uses cookies to ensure you get the best experience on our website. Without cookies your experience may not be seamless.