Abstract

L'étude actuelle examine si le sentiment de remords au sujet d'une offense actuelle est lié à un comportement de récidive chez les jeunes délinquants graves en Colombie-Britannique, Canada. L'importance du remords en justice pénale est examinée, tant généralement qu'en lien avec la justice pour les jeunes Canadiens. Un sondage sur la délinquance autodéclarée, effectué auprès de jeunes emprisonnés à Burnaby et à Victoria, C.-B. (N = 447), a dévoilé que 218 (49 %) jeunes pourraient être classés « délinquants chroniques » selon la définition utilisée dans cette étude. Un autre 19 % des jeunes contrevenants correspondent à la définition de « délinquant chronique violent-grave ». Des résultats à plusieurs variables ont indiqué que « le remords » n'était pas lié avec une délinquance chronique générale après la prise en compte d'autres facteurs de risque traditionnels, probablement parce que ces derniers atténuent l'impact du remords. Par contre, après que l'échantillon a été séparé en délinquants chroniques violents-graves et en délinquants chroniques non violents, le remords était un prédicateur révélateur. Ceci suggère que l'accent mis sur le remords de comportement délinquant est utile, mais cela dépend énormément du type et de la fréquence des offenses.

Abstract

The present study assesses whether feeling remorseful about one's current offence is associated with chronic offending among a population of incarcerated serious young offenders in British Columbia, Canada. The importance of remorse in criminal justice, generally, and in regard to Canadian youth justice is discussed. A self-report delinquency survey administered to youths incarcerated in Burnaby and Victoria, BC (N = 447) revealed that 218 (49%) youths could be classified as chronic offenders under the definition used in this study and further that 19% of young offenders fit this study's definition of chronic serious violent offender. Multivariate results indicated that remorse was not associated with general chronic offending once other traditional risk factors were considered, likely because the latter attenuated the impact of remorse. However, once the sample was divided into chronic serious violent offenders and chronic non-serious violent offenders, remorse was a significant predictor of these phenomena. This suggests that the emphasis placed on remorse toward offending behaviours is useful, but that it is highly dependent on the type and frequency of offences.

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Additional Information

ISSN
1911-0219
Print ISSN
1707-7753
Pages
pp. 101-136
Launched on MUSE
2013-02-01
Open Access
No
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