publisher colophon
Croft, Esther . Les Rendez-vous manqués. Lévesque Éditeur, 2010. ISBN 9782923844039. 101 p.
Kokis, Sergio . Dissimulations. Montréal: Lévesque Éditeur, 2010. ISBN 9782923844008. 240 p.
Laurier, Andrée . Le Romanef. Montréal: Lévesque éditeur, 2010. ISBN 9782923844305. 217 p.
Écrits (Les) 131 (mars 2011).
Liberté 290 (février 2011).
Tangence 92 (hiver 2010).

Aird, Robert. Histoire politique du comique au Québec. Montréal: VLB Éditeur, 2010. ISBN 9782896490400. 262 p.

Périlleux défique celui de Robert Aird, déjà auteur de L'Histoire de l'humour au Québec, de 1945 à nos jours (VLB, 2004) et, avec Mira Falardeau, de L'Histoire de la caricature au Québec (VLB, 2009), de vouloir dresser en à peine deux cents et quelques pages l'histoire des liens entre la/le politique et les expressions de l'humour au Québec. Tombent ainsi rapidement victimes les multiples théories sur l'humour, qui sont à peine abordées, et nombre de personnalités ayant marqué leur époque, particulièrement avant le 20e siècle, dont Hector Berthelot, Rémi Tremblay et Grosperrin, pour ne citer qu'eux, absents ou à peine mentionnés. Cela dit, si l'on peut à juste titre regretter les absences, il faut également se réjouir des présences. L'essai de Robert Aird est en effet fort bien mené et le portrait général qu'il dresse s'avère juste, intéressant et accessible. Sont ainsi examinées, pour la période précédant le 20e siècle, l'évolution des fêtes populaires et des charivaris, l'importance de la tradition orale, et l'ère des polémistes, présents dans tous les journaux du dernier quart du 19e siècle. Les chapitres sur la première moitié du siècle suivant ramènent à la pensée du lectorat les Raoul Roy, Paul Coutlée et Aldéric Bourgeois, mais aussi le burlesque Jean Narrache et la Bolduc, avant un chapitre entier consacré, à juste titre, à Gratien Gélinas et à son célèbre personnage de Fridolin. Les cabarets et les boîtes à chanson permettent ensuite à l'auteur de présenter, succinctement, les Clémence Desrochers, Yvon Deschamps, Sol et Les Cyniques, avant d'en arriver à la période contemporaine, ses stand-up et son humour absurde. L'on comprend donc aisément qu'il ne s'agit pas ici d'un ouvrage savant sur l'humour, mais plutôt d'une excellente mise en perspective globale, rapide certes, mais fort bien recherchée, d'un aspect de l'expression littéraire trop souvent, et injustement, considéré comme mineur.

Boulet, Gilles, Lacoursière, Jacques et Vaugeois, Denis. Le Boréal Express. Journal d'histoire du Canada 1810-1841. Québec: Septentrion, 2010. ISBN 9782894486191. 188 p.

Né de la folle imagination de trois jeunes professeurs d'histoire, ce vrai faux journal est né en 1962 dans le Québec de la Révolution tranquille, à une époque où l'éducation et la connaissance de ses racines prenaient une saveur fraîche et nouvelle. À l'image du fringant René Lévesque, qui s'était de ses propres dires "politisé" [End Page 218] durant la grève de Radio-Canada, on sent, dans ce troisième et dernier volet de sa republication chez Septentrion, le côté de plus en plus nationaliste et pédagogue des jeunes historiens. Le caractère multidisciplinaire de ses origines, avec ses chroniques féminines, sportives, de mode, culinaires, etc., accapare beaucoup moins d'espace, cédant le plus souvent sa place à la politique et aux causes de l'important conflit qui va clore ce volet (la rébellion des patriotes). Qui plus est, au récit "ponctuel" des événements, les auteurs ont préféré intégrer de plus en plus de rapports postfactuels, de mises en perspectives éclairées, en cela inconsciemment annonciateur du style et des objectifs des cinq tomes de l'Histoire populaire du Québec, que Jacques Lacoursière publiera bien des années plus tard. Malgré toutefois cette perte de bonhommie et de spontanéité, jamais sans doute l'apprentissage de l'histoire n'aura été aussi fascinant que par le biais de la lecture de chacun des douze numéros d'autant de pages que constitue cette dernière publication. Il est triste de voir que l'augmentation des frais postaux, en 1967, ait tué ce valeureux projet, et que nul n'ait cru bon ou possible par la suite de le reprendre. Sa republication représente une très heureuse initiative de la part de Septentrion, la maison d'édition québécoise la plus active dans le monde de l'histoire du Québec.

Cardinal, Jacques. Filiations. Montréal: Lévesque éditeur, 2010. ISBN 9782923844077. 212 p.

Employant avec justesse l'imagerie mathématique souvent empruntée pour décrire l'univers de Bonheur d'occasion de Gabrielle Roy, Jacques Cardinal reconnaît l'existence, chez Tremblay, de "cercles superposés" (9), constitués tant par ses pièces que par ses cycles romanesques, qui ont permis à l'auteur de créer une vaste architecture de filiations. Chez elles, selon l'auteur, se retrouvent trois constantes: la folie, le masque et la rédemption, et ces concepts sont ici au cœur d'une vaste réflexion où ils sont examinés non pas à travers certaines expressions ou à travers l'ensemble de l'œuvre, mais plutôt par le biais de certains titres précis et sans doute considérés comme particulièrement représentatifs. Toutefois, l'absence de véritables introduction et conclusion, remplacées curieusement par un "prologue" et un "épilogue" de deux pages à peine, rend difficile la compréhension du concept général de l'ouvrage, réalité qui n'enlève toutefois rien à l'intérêt des analyses ponctuelles des titres choisis. Les essais littéraires se font aujourd'hui rares au Québec, et il faut reconnaître ici l'importance d'une telle publication, qui se démarque, outre son intérêt évident, par le rejet implicite de l'auteur de toutes ces théories hermétiques et peu utiles qui ont trop longtemps caractérisé les études littéraires des quarante dernières années. Filiations accompagne l'univers romanesque de Michel Tremblay et éclaire le lecteur sur certaines de ses dynamiques. L'on ne pourrait demander plus. Jacques Cardinal enseigne la littérature à l'Université de Montréal. [End Page 219]

Chen, Ying. Espèces. Montréal: Boréal, 2010. ISBN 978274620373. 216 p.

Pour d'étranges raisons, qui ont même fait l'objet d'analyses universitaires, la littérature québécoise de la seconde moitié du 20e siècle s'est régulièrement plu à joindre à ses dynamiques romanesques des félins de tout acabit, aux rôles quelquefois symboliques et effacés, quelquefois actifs et déterminants. De Jacques Poulin, chez qui il est omniprésent, au célèbre Matou d'Yves Beauchemin, en passant par le très intéressant recueil de nouvelles de Véronique Papineau (Petites Histoires avec un chat dedans (sauf une), Montréal: Boréal, 2008), le chat québécois observe, accompagne et témoigne. Jamais un écrivain d'ici n'aura toutefois poussé l'exercice aussi loin que Ying Chen, qui transforme littéralement une femme malheureuse dans son couple en chatte véritable et quadrupède, provoquant du même coup une complète remise en question de sa vie antérieure, tout en lui permettant d'observer un mari soudainement abandonné, d'abord incapable de comprendre la disparition de son épouse puis, las, amené peu à peu à refaire sa vie, adoptant au passage ce chat qui rôde autour de la maison et qui semble bien apprécier sa compagnie. Contrairement à un Patrice Nganang toutefois (Temps de chien, Paris: Le Serpent à Plumes, 2001), qui avait offert le rôle de narrateur à un membre de la race canine, on peine à croire ici à la transformation miraculeuse proposée par Chen, et les quelques (trop rares) tentatives de donner à sa protagoniste une personnalité féline ne convainquent jamais vraiment. Elle aurait tout aussi bien pu être un fantôme ou un revenant. Néanmoins, on reconnaît dans Espèces la grande qualité poétique de la langue de cette écrivaine, dont le français n'est d'ailleurs pas la langue première, et sa capacité à plonger dans les méandres de la psychologie féminine.

Dick, Vinceslas-Eugène. Le Roi des étudiants. Québec: Éditions Huit, édition établie, présentée et annotée par Rémi Ferland, 2010. ISBN 9782921707251. 268 p.

Neuvième édition critique d'un ouvrage du 19e siècle de la part de ce vaillant chercheur de l'Université Laval, Le Roi des étudiants eut une vie valeureuse au Québec, profitant de deux parutions sous forme de feuilleton, en 1876 (L'Opinion Publique) et 1895 (La Semaine), avant de le voir apparaître en volumes, en 1903, chez Décarie, Hébert et Cie. L'une des œuvres les mieux ficelées de Dick, l'auteur, ainsi que le remarque Rémi Ferland, "y mène ses lecteurs avec entrain, voire exubérance, d'un lieu à un autre et aussi bien d'un temps à un autre, intervenant souvent avec autorité, tantôt pour une explication, tantôt pour une récapitulation" (vii), le tout dans le cadre d'une aventure rocambolesque où se multiplient amours déçus, ruses honteuses, enlèvements, duels, séquestrations et, bien sûr, savantes évasions. Mis à part l'intérêt historique et littéraire certain de ce roman, tant pour sa vivante dynamique que pour le dessin talentueux qu'y fait Dick d'un milieu et d'une époque (la vie étudiante, on ne peut plus animée, le mode de faire aristocratique, etc.), l'on ne pourrait passer sous silence le travail supérieur [End Page 220] de l'éditeur dans la préparation de son appareil critique, qui y reconnaît les très nombreuses variantes des différentes versions et propose, à sa façon, son propre tableau de la vie à la fin du 19e siècle, à travers une multitude de notes dont la présence n'a souvent été rendue possible que suite à des recherches archivistiques poussées et à ce jour inédites. Documents, bibliographie, illustrations.

Grignon, Claude-Henri, et Chartier, Albert. Séraphin illustré. Montréal: Les 400 coups, 2010. ISBN 9782895404286. 264 p.

Bien que la maison montréalaise Les 400 coups (Site Web: http://www.editions 400coups.com/) se spécialise dans la littérature pour la jeunesse, elle a su au cours des ans se tailler une place enviable chez les adultes, par sa présence dans des créneaux originaux que nul n'avait véritablement osé explorer précédemment, particulièrement celui du cinéma. C'est ainsi à cette maison que l'on doit la publication de nombreux essais sur le septième art, ainsi que des scénarios de films québécois tels Crazy ou La Neuvaine. Avec la publication de cet album, c'est tout un pan de l'histoire culturelle du Québec (littérature, radio, télévision, cinéma, bande dessinée) qui est un peu réuni ici. En plus de quelques inédits (dont celui de la mort de Donalda), on y reprend les 228 épisodes de cette série tirée et inspirée du célèbre roman de Grignon, paru dans Le Bulletin des Agriculteurs d'octobre 1951 jusqu'en septembre de l'année 1970, avec un petit hiatus d'un mois en août 1960, pour permettre le rajeunissement des personnages, la reprise à zéro de l'histoire et, pour le dessinateur Albert Chartier, que les amateurs avaient connu dans les années 1920 dans La Patrie, puis à travers sa bande dessinée Onésime, débutée en 1944 dans ce même Bulletin, une nouvelle illustration des personnages désormais inspirés de la série télévisée, éminemment populaire. Contrairement à la réalité des autres médias, plus propices au développement des personnages, on y retrouve ici un Séraphin unidimensionnel, centré autour de son défaut caractériel, l'avarice; et, contrairement également à ces autres médias, ce cruel personnage, bien que toujours craint et dominant, est régulièrement dupé, vaincu à son propre jeu, procurant au lecteur un humour que le cinéma ou la télévision n'avaient pu lui donner. La reproduction des planches est précédée d'un bref, mais fort intéressant historique de cette bande dessinée, avec une incursion dans l'interaction entre les deux grands artistes que furent Grignon et Chartier. Il faut souligner ici le grand soin apporté à la publication, avec sa couverture pleine toile, son grand format (8 3/8 X 10 7/8), son impression impeccable et son prix on ne peut plus accessible (29.95$).

Laberge, Marie. Revenir de loin. Montréal: Boréal, 2010. ISBN 9782764620717. 617 p.

Donnez à Marie Laberge une larme négligée et solitaire et, avec une efficacité chirurgicale, elle saura vous la transformer en tragédie existentielle universelle. [End Page 221] Le Québec n'a en effet que peu d'écrivain(e)s capable(s) d'examiner avec autant d'adresse la psychologie de la douleur et du malheur. Certes, cela signifie que tous ne vont pas nécessairement aimer; mais ceux qui aiment adorent littéralement, et en redemandent, d'où l'immense succès de cette écrivaine, tant au Québec qu'en France. Avec ce dixième roman, Marie Laberge nous offre ici le pénible retour à la vie d'une femme, Yolande, au terme d'un coma de dix-huit jours qui l'a laissée seule au monde dans une mémoire qui lui fait défaut, mais entourée d'une famille qui comprend sans comprendre, d'une existence préétablie qui n'est plus la sienne. Évidemment, cette seconde vie, cette seconde chance, sera pour cette femme l'occasion d'une totale et entière remise en question de ses valeurs et de son existence de personne, de femme, d'épouse et de mère. Six cents pages denses d'une recherche psychologique poussée où aucune pierre ne demeure longtemps en place, et qui se meut et s'allège à travers un personnage antonyme à Yolande, Steve, victime d'un accident de moto, désormais handicapé, et qui deviendra, par son manque de structure tant langagière que psychologique, une réflexion imparfaite et un complice inespéré. Vingt et un ans après Juillet, Revenir de loin ne décevra pas les amoureux/ses de Marie Laberge.

Autres ouvrages reçus

Essais en littérature

Gilbert, Paula Ruth et Santoro, Mélina. Transatlantic Passages. Montréal: McGill-Queen's University Press, 2010. ISBN 9780773537903. 347 p.

Majoritairement (mais pas exclusivement) axé sur la littérature féminine/féministe, ce recueil de vingt-cinq articles examine les liens qui unissent la culture québécoise à la francophonie européenne. L'ouvrage se subdivise en cinq sections: l'histoire des femmes et les "passages" au-delà de l'Atlantique, les influences culturelles européennes sur les écrivains/écrivaines québécoises, le théâtre comme espace d'échange, les voix de franco-immigrantes au Québec, ainsi qu'une dernière partie consacrée aux formes d'art contemporain et à la culture populaire. Parmi les artistes dont on examine les créations ou les écrivains proposant des réflexions, citons Nicole Brossard, Monique Proulx, France Théoret, Marie Cardinal, Gail Scott, Léa Pool, Régine Robin, Gabrielle Roy, Naïm Kattan, Jean Paul Riopelle, Claude Beausoleil, Hélène Dorion et Denise Desautels. Tous les textes sont en anglais.

Acerenza, Gerardo. Des Voix superposées. Plurilinguisme, polyphonie et hybridation langagière dans l'œuvre romanesque de Jacques Ferron. Trento: Università degli studi di Trento, 2010, coll. Labirinti no 129. ISBN 9788884433466. 239 p.

Avec comme prémisse que l' "histoire littéraire québécoise a toujours été caractérisée par des 'questions de langue'" (9), Acerenza revisite ici principalement [End Page 222] trois grands écrits de Ferron: Le Ciel de Québec, Le Salut de l'Irlande et Les Roses sauvages, dont la sélection se justifie par le moment de leur publication (respectivement 1969, 1970 et 1971), moment, nous dit l'auteur, où la question linguistique dominait l'univers québécois. Les analyses proposées ici ne sont toutefois pas uniquement politiques ou historiques; elles tentent de déterminer, par des réflexions sur la narration, les particularités langagières de Ferron et son rapport à la norme de l'Hexagone. Acerenza en conclut à une existence, chez cet écrivain, d'un double plurilinguisme provoqué par l'inclusion de langages génériques de provenances à la fois autres et étrangères. Un ouvrage approfondi sur Ferron et son rapport à la langue.

Ouvrages de fiction

Corriveau, Hugues. De Vieilles Dames et autres histoires. Lévesque Éditeur, 2011. ISBN 9782923844367. 146 p.

Vingt-huitième ouvrage de ce prolifique auteur, De Vieilles Dames . . . se présente comme un recueil de soixante nouvelles ou, comme on les présente également, comme des minifictions, de succinctes observations de vies qui tiennent chacune en une page et demie à peine. Toutes proposent la même structure, librement inspirée des arts de la scène: une exposition, un nœud (une anecdote centrale) et un dénouement (un élément de clôture), pour, toujours, trois paragraphes. Précédemment parues, en majorité (plus d'une trentaine), dans d'autres revues, elles sont ici regroupées en six catégories: histoires de vieilles dames, histoires d'amour, histoires d'enfants, histoires de bourrus, histoires de haine et histoires de bêtes.

Croft, Esther. Les Rendez-vous manqués. Lévesque Éditeur, 2010. ISBN 9782923844039. 101 p.

Écrivaine au talent incontestable, Esther Croft œuvre dans le milieu de la création littéraire depuis une trentaine d'années déjà, se spécialisant dans le genre de la nouvelle. Ce dernier recueil en contient dix, avec comme dénominateur commun, entre autres, la présence d'une protagoniste femme et d'un mal-être certain qui fait l'objet de profondes introspections. Le tout dans un style on ne peut plus efficace, où les premières lignes annoncent toujours avec justesse l'atmosphère des moments à suivre: "C'est le neuf novembre aujourd'hui. Amélie aura vingt ans à la fin du jour. Le même âge, exactement, que la chute du mur de Berlin. Mais ce n'est pas encore ce soir qu'elle trouvera le courage de monter aux barricades; encore moins de les fracasser, à grands coups de pioche et de cris" ("Le Mur," 31). [End Page 223]

Jacob, Suzanne. Un Dé en bois de chêne. Montréal: Boréal, 2010. ISBN 9782764620700. 184 p.

L'univers de ces quatorze nouvelles de Suzanne Jacob n'est certes pas plus rose que celui du recueil d'Esther Croft (ci-dessus), avec ses personnages sombres et dépressifs, plongés dans des introspections sans fin qui n'offrent que peu de portes de sortie. À la différence de Croft toutefois, et d'un point de vue strictement stylistique, la musique des mots joue ici un rôle d'allègement fondamental: "C'était la tombée du jour, un jour d'hiver, toute la neige était tombée, tombée et restait, restait au sol, les cristaux se serraient les uns sur les uns, les autres sur les autres, c'était la tombée du jour après la tombée de la neige, la neige creuse et bleue, le vent aussi et la nuit tombèrent à leur tour" (9). Un contraste musique / noirceur on ne peut plus intriguant.

Kokis, Sergio. Dissimulations. Montréal: Lévesque Éditeur, 2010. ISBN 9782923844008. 240 p.

À mi-chemin entre l'autofiction et le recueil traditionnel de nouvelles, Dissimulations amène le lecteur dans le Brésil natal de l'auteur, alors que souvenirs et inventions se rejoignent dans un ouvrage hétéroclite et légèrement inégal, composé de quinze textes. À noter toutefois deux nouvelles particulièrement bien réussies, "Un tout petit viol," cruel de réalisme, et, dans un tout autre registre, "Un arbitre du goût," une satire savoureuse des critiques littéraires, alors que le travail trop exagéré de l'un pousse à bout la patience de l'autre. La majorité des nouvelles de ce recueil sont des inédits.

Laurier, Andrée. Le Romanef. Montréal: Lévesque éditeur, 2010. ISBN 9782923844305. 217 p.

Septième ouvrage de cette écrivaine, pour qui la complexité de l'intériorité féminine représente une quête toujours plus inatteignable, autant qu'un défiqui la passionne et qui s'exprime, entre autres, par une recherche formelle constante. Ainsi en est-il de la protagoniste de ce dernier roman, Myriam B. Gers, "femme nordique et complexe" née, nous dit-elle, à une époque qui n'est pas sienne: "Elle aurait dû avoir une centaine d'années de moins, selon son calcul. Elle vivait, en réalité, en l'an 2000, mais s'éveillait en 1900 bien des matins, le temps d'un poème. Le rapport que cette femme entretiendrait avec le temps et l'espace était particulier et un peu prophétique, car on commençait tout juste à admettre que le temps n'est pas forcément linéaire, et la théorie des cordes venait d'en montrer un modèle possible. Le temps, tissu cosmique fabriqué par l'Homme, avait ses plis et ses creux, et refusait de s'allonger gentiment comme un drap" (10). [End Page 224]

Revues de création/mixtes/d'opinion (par ordre alphabétique)

Alibis 35 (automne 2010). Site Internet et suppléments à la revue: www.revue-alibis.com.

Revue spécialisée dans les domaines du polar, du roman noir et du mystère. Conjointement avec son frère (sa sœur?) Solaris, ce numéro plonge dans le passé des publications en fascicules avec la reproduction d'un texte de 1957 paru dans Le Domino noir, "Coquetel à l'arsenic". Côté contemporain, un cinquième texte de François Lévesque, sur la difficile combinaison nostalgie / vedettariat ("L'autographe"), et la traduction du texte ayant remporté le prix Arthur-Ellis de la nouvelle, en 2010, œuvre de Richard Murphy: "Prisonnier du paradis" ("Prisoner in paradise"). Également présents dans ce numéro des articles sur la représentation du crime dans l'art pictural du Moyen Âge au 19e siècle, et sur la pauvreté du nombre de traductions en français d'auteurs anglophones de talent. Chroniques littéraires et cinémas.

Alibis 36 (hiver 2011).

Avec ce premier numéro de l'année 2011, Alibis célèbre son dixième anniversaire de naissance, événement qu'il salue d'abord avec cinq nouvelles d'auteurs néophytes ou expérimentés. Suit une entrevue de Florence Meney avec l'excellent écrivain écossais, Philip Kerr (n. 1956) qui, depuis 1989, nous propose entre autres les aventures de son héros Bernard Gunther et nous annonce ici, pour octobre 2011, un nouveau roman: The Man With the Iron Heart. Norbert Spenher ne cesse par ailleurs de surprendre et offre ici à son nombreux lectorat un guide de voyage particulier, un tourisme de type criminel qui amènera le voyageur à Londres, Édimbourg, San Francisco, Québec et, pourquoi pas, à Gabarone, capitale du Botswana. Recensions et comptes rendus.

Écrits (Les) 130 (novembre 2010). Revue mixte (Courriel: ouellet.pierre@uqam.ca).

Contient un hommage à l'essayiste Pierre Vadeboncoeur, le texte de Fernand Ouellette, prononcé lors de la réception de sa médaille de la part de l'Académie des lettres du Québec, ainsi que plusieurs interventions provenant du colloque tenu le 25 octobre 2009 de cette même Académie, sous le thème des métropoles culturelles dans l'espace francophone.

Écrits (Les) 131 (mars 2011).

Mis à part un texte de Jean Noyer sur la voix intérieure, ce numéro est tout entier consacré à la création: poésies, nouvelles et de fort intéressantes reproductions couleur d'œuvres visuelles de Christine Palmiéri. Parmi les collaborateurs: Émile Martel, Normand de Bellefeuille, François Charron et Patrick Nicol. [End Page 225]

Estuaire 142. C.P. 48774, Outremont (QC), H2V 4V1. Site Internet: www.estuaire.ca.

Revue consacrée à la poésie. Avec comme titre "Un banc pour bateaux de nerfs", ce numéro est construit autour de la thématique du voyage, avec des textes d'une douzaine de collaborateurs. Adresse Internet et courriel ne fonctionnaient toujours pas, au moment d'écrire cette chronique.

Solaris 176 (automne 2010). Site Internet et suppléments à la revue: www.revue-solaris.com.

Les amateurs de science-fiction et de fantastique ne seront certes pas déçus par ce numéro. Comme il est son habitude, la revue ouvre ses portes à un auteur étranger, ici l'Australien Sean McMullen, qui offre, via la traduction d'Élizabeth Vonarburg, une intrigante nouvelle: "L'Art du dragon." Dans le domaine des créations, deux autres textes, le premier, substantiel, de Philippe-Aubert Côté, qui confirme sa position en tant que membre important de la relève, et le second, de Frédéric Vacher, finaliste au prix Solaris 2009. Deux articles complètent cette parution. L'indéfinissable Mario Tessier nous invite à un savant voyage dans les langues imaginaires, pendant que Marc Ross Gaudreault nous ramène dans le passé, dans l'univers du passionnant éditeur Hugo Gernsback, dont les pulp fictions firent histoire. Un numéro d'une grande qualité. Comptes-rendus.

Solaris 177 (hiver 2011).

Humour, macabre ou non, horreurs, catastrophes, onirisme et fantastique sont réunis dans ce numéro hétéroclite regroupant neuf nouvelles aux approches et styles on ne peut plus différents. Invité français, Jean-Pierre Laigle, dont le troisième roman, Rendez-vous avec la destinée, paraîtra au Brésil en 2011, propose une nouvelle épistolaire tournant autour d'une crise économique, rappel de la réalité contemporaine . . . en plus effrayante. Mario Tessier propose quant à lui de revisiter la période de la guerre froide, avec son obsession pour l'apocalypse nucléaire.

XYZ. La Revue de la Nouvelle 104 (hiver 2010). www.xyzedit.qc.ca.

Elle s'ouvre sur six textes regroupés sous le thème "Chefs-d'œuvre inconnus," renvoyant ici aux "secrets inavouables qu'un bon écrivain peut toutefois raconter et que bien des lecteurs reconnaîtront" (5). Suivent cinq hors thème, ainsi qu'une intéressante entrevue de Nicolas Tremblay avec Sergio Kokis (Dissimulations, 2010) sur le sujet de la nouvelle. Comptes rendus.

XYZ. La Revue de la Nouvelle 105 (printemps 2011).

Si la fenêtre est le miroir de l'âme, les fenêtres de ce numéro, dont c'est ici le thème, nous offrent des âmes tout aussi originales que variées. De la liberté à l'esclavage, de la magie à la folie, la fenêtre rappelle, symbolise, reflète et signifie [End Page 226] pour les douze collaborateurs à ce numéro, dont Louise Dupré, Sylvie Massicotte et Lise Gauvin. J.P. April signe quant à lui une nouvelle hors thème, "Trois histoires bêtes," et, sur une traduction d'Hélène Rioux, la rédaction nous offre un texte de l'écrivaine mexicaine Patricia Rodriguez Saravia, "Ève et Adam." Comptes rendus.

Revues savantes ou d'actualités littéraires/culturelles/multidisciplinaires (par ordre alphabétique)

Cap-aux-diamants 103. Site web: www.capauxdiamants.org.

Toujours dans l'atmosphère du 400e anniversaire de la ville de Québec, ce numéro de cette toujours intéressante revue d'histoire populaire s'intéresse à ces métiers d'autrefois qui ont marqué l'imaginaire québécois: les voyageurs, les "cageux" (hommes de cage), les médecins de campagne, les gardiens de phare, mais aussi les couturières à l'époque de la Nouvelle-France et, de façon plus générale, les divers métiers pratiqués par les femmes. Un numéro qui vous donnera envie de mettre la main sur les ouvrages de Jeanne Pomerleau, l'autorité québécoise en ce domaine. Un dernier article est consacré à Henri IV et à sa vision protectrice du Canada. Chroniques sur l'histoire postale, le patrimoine (Séminaire de Saint-Hyacinthe), l'art de la médaille, les musées (Suzor-Côté), les médias et les récentes publications en histoire.

Cap-aux-diamants 104. Site web: www.capauxdiamants.org.

Pour ce numéro, qui marque son 25e anniversaire de naissance, la direction de Cap-aux-Diamants a ouvert ses portes à la nouvelle génération d'historiens, dans le cadre d'un concours à la thématique ouverte où ces jeunes chercheurs avaient le choix d'explorer comme bon leur semblait un aspect de l'évolution de l'Amérique française. Les textes primés témoignent du chemin parcouru par l'École des Annales de Lucien Fevre et de la popularité—et l'atteinte de la respectabilité—d'une historiographie ouverte aux innombrables facettes de l'Histoire, et qui n'est pas simplement que politique ou militaire. Ont ainsi particulièrement retenu notre attention les textes sur les caboulots, ces débits de boissons érigés sur le fleuve Saint-Laurent après la prise des glaces, les habitudes alimentaires de la population des campagnes dans la première moitié du 19e siècle, et le rôle de communication qu'ont joué certains accessoires vestimentaires, ici les mouchoirs et les gants. Plus traditionnels, mais non moins méritants, d'autres jeunes historiens proposent dans cette édition des textes sur la Société Saint-Jean-Baptiste, le patriotisme, la tentative d'invasion de William Phips en 1690 et sur le Berceau de Kamouraska, un lopin de terre de près de 8 000 mètres carrés où ont vécu les premiers colons de la région. Les chroniques habituelles (réf. numéro précédent) suivent. [End Page 227]

Dalhousie French Studies 91 et 92 (Summer 2010 et Fall 2010). Site web: http://www.dal.ca/french.

Le premier de ces numéros est consacré tout entier à l'écrivain et théoricien Serge Doubrovsky, celui-là même qui a mis à la mode le terme et le concept d'autofiction, concept qui domine cette édition de la revue haligonienne comprenant une quinzaine d'articles sur ce penseur français né en 1928 et lauréat du prix Médicis en 1989, pour son Livre brisé. Le "je" se retrouve également au centre du seul article de la publication d'automne s'intéressant à la littérature québécoise, un texte de Cécile Hanania sur l'écriture de dépersonnalisation de Nelly Arcan. Le reste du numéro propose des textes majoritairement axés sur des créations d'écrivains français: Marguerite de Navarre, Puget de la Serre, Sade, Proust, Voltaire, Le Clézio, Mauriac, Crevel et quelques autres. Pour les spécialistes de la francophonie, deux textes particulièrement intéressants: une entrevue avec l'écrivaine iranienne Chahdortt Djavann et un article sur le message photographique de la guerre d'Algérie de Marc Garanger.

Études en Littérature Canadienne / Studies in Canadian Literature 35.2 (2010). Nouveau site Web: http://journals.hil.unb.ca/index.php/SCL.

Numéro consacré à l'expression littéraire autochtone telle que perçue et exprimée à l'extérieur du cadre de la barrière linguistique indigène. Ce dossier comprend une douzaine d'articles dont quatre se concentrent sur un aspect ou l'autre de l'espace francophone: une étude d'un texte d'Yves Sioui Durand, une analyse comparative du théâtre anglo et franco-indigène, les stratégies de réappropriation dans les littératures des Premières nations, ainsi qu'une réflexion plus globale sur les discours critiques et la littérature autochtone. Parmi les autres écrivains faisant l'objet d'articles, citons Salome Mitiarjuk Nappaaluk, Alice Munro, Lawrence Hill, Margaret Atwood, Isabella Valancy Crawford, Earle Birney, Phyllis Webb et Wayne Johnston.

Études Littéraires 41:2 (été 2010). Site web: www.etudes-litteraires.ulaval.ca.

Avec comme prémisse la dichotomie entre la philosophie romantique, qui présuppose la notion de communauté, et une théorique littéraire où la communauté se réalise dans le désastre, Frédérik Detue et Christine Servais ont dirigé cet intrigant numéro où les auteurs sont en quête, implicite ou non, d'un lecteur, théorique, virtuel ou potentiel. Contient des analyses de textes de Mandelstam, Georges Bataille, Gérard Macé, Paul Éluard, ainsi que des réflexions sur l'écriture comme acte de blessure (du lecteur), sur le caractère intrinsèque tout à fait contemporain du "personnage" du lecteur ainsi que sur les liens entre l'émotion du corps et le texte. Ce numéro est complété par trois articles hors thème sur Les Histoires naturelles du Nouveau Monde de Pierre Morency, Voyage au bout de la nuit de Céline, ainsi que Nouvelles Impressions d'Afrique de Raymond Roussel. [End Page 228]

Lettres Québécoises 140 (hiver 2010). C.P. 48058, succ. Bernard, Montréal, QC, H2V 4S8.

Profil, entrevue et autoportrait consacrés à Madeleine Ouellette-Michalska, auteure de La Maison Tresler, L'Été de l'île de Grâce, L'Échappée des discours de l'œil et bien d'autres encore. Le dossier, bref, mais fort intéressant, se penche sur le phénomène grandissant de l'autoédition. Parmi les œuvres préférées des chroniqueurs de ce numéro, soulignons le dernier-né de Marie-Claire Blais (Mai au bal des prédateurs), le roman d'aventures de Dominique Fortier (Les Larmes de saint Laurent), la visite romanesque de Nancy Huston à Florence (Infrarouge), l'intrigue policière classique d'Antoine Yaccarini (Magouille au manoir), les nouvelles d'Émeline Pierre (Bleu d'orage) et d'Agnès Gruda (Onze Petites Trahisons) et, bien sûr, la petite merveille de Kim Thuy, Ru, dont nous discutions dans le dernier numéro de Nouvelles Études Francophones.

Lettres Québécoises 141 (printemps 2011).

Après un éditorial acerbe sur les éditeurs québécois, réponse à un texte de David Homel qui soulignait leur ignorance historique, l'écrivain Pierre Ouellet, connu avant tout pour sa poésie, prend toute la place dans les premières pages de ce numéro du printemps 2011, occupant les traditionnelles chroniques à cet effet (autoportrait, entrevue et profil). Suivent les chroniques nombreuses sur les plus récentes parutions littéraires québécoises (roman, nouvelle, poésie, études littéraires, polar, traduction, etc.), dont la présence témoigne à elle seule de l'importance de cette revue dans l'actualité culturelle de la francophonie québécoise.

Liberté 289 (décembre 2010). Site web: www.revueliberte.ca.

Numéro entier consacré à Nikos Kachtitsis, mystérieux écrivain d'origine grecque, né en 1926, ayant établi résidence à Montréal en 1956, et qui ne connut le succès et la postérité qu'après son décès, en 1970. Certains critiques le comparent aujourd'hui à Dostoïevski, Stendhal, Conrad et Kafka, à la lecture de ses deux romans, Le Héros de Gandy (1967) et L'Hôtel Atlantic, ou encore à celle de ses recueils de nouvelles. Ce numéro comprend une brève chronologie biographique, cinq textes analysant sa littérature ou racontant le personnage, quatre lettres, traduites, ainsi que ses poèmes de jeunesse, pour la première fois publiés en 1968 en 44 exemplaires, ici traduits (14 poèmes) par Robert Melançon.

Liberté 290 (février 2011).

Si le propre du polémiste est de provoquer une saine discussion, ce numéro de Liberté remplit pleinement ses objectifs. Sous un titre qui pourrait lui-même être perçu comme condescendant ("Attention! Un élitisme peut en cacher un autre"), cinq collaborateurs dénoncent cette condition québécoise à la mode qui, ouvertement ou non, rejette tant l'intellectualisme que ses expressions culturelles, au [End Page 229] profit du populisme et d'une certaine facilité de pensée. Le regard quelquefois méprisant de ces penseurs—les téléspectateurs de Tout le monde en parle sont ainsi qualifiés d'"esclaves émus, fascinés, envoûtés par les ombres trompeuses qui passent à l'écran lumineux" (33)—saura inévitablement engendrer des discussions de cuisine ou de salon. Entretien entre Maciej Niemiec et Michel Deguy; traduction de poèmes de Maciej Niemiec et Henrie Edoyan; chroniques de Michel Peterson et Robert Lévesque.

Tangence 90 (été 2009). Site web: www.revue tangence.com.

Dirigé par Marie-Christine Pioffet, ce numéro propose des études sur les fictions et les rêves compensateurs à l'époque de la Nouvelle-France. On y retrouve des textes sur la fiction épistolaire et son rôle politique pour les jésuites missionnaires, la perception de la Nouvelle-France chez les voyageurs français, celui de la Chine, inatteignable au travers de ce nouveau continent et l'idéalisation de ce territoire et de cette époque durant le 19e siècle. Sont également abordés les thèmes de la médiatisation des figures de Cartier et Champlain, l'image de l'Amérindien au 20e siècle et le thème du premier jardin, ici chez Anne Hébert.

Tangence 91 (automne 2009).

Mystérieuse thématique que celle du numéro d'automne de cette revue, qui se penche sur la notion de "dire-monstre", qui présuppose à la fois une démarche esthétique artistique et la présence d'un marqueur social. Quatre articles se penchent sur le sujet et s'intéressent respectivement à la prose d'Éric Chevillard, à Pierre de Sales Laterrières et Jacques Grasset de Saint-Sauveur, aux tribus post-modernes, ainsi qu'aux concepts d'a-humain (Kristeva) et d'immonde (Clair). Également, deux articles hors dossier sur le théâtre expérimental de Noëlle Renaude et sur les figures du père dans le cinéma québécois. Dirigé par Marie-Hélène Larochelle.

Tangence 92 (hiver 2010).

Numéro consacré à la présence et l'héritage du patrimoine latin au Québec. Préparé par Jean-François Cottier, cette publication offre six articles sur les écrits latins en Nouvelle-France, les références classiques implicites dans les écrits des jésuites, les Historiae Canadensis du père François Du Creux, le modèle virginien dans le roman Jacques et Marie de Napoléon Bourassa, une étude de l'évolution textuelle des Morceaux choisis d'histoires mythologiques de Jonh Larkin (1837) ainsi qu'une analyse des registres linguistiques présents dans les écrits issus de la main des missionnaires jésuites au Canada. [End Page 230]

Voix et Images 106 (automne 2010). Site web: www.voixetimages.uqam.ca.

Avec comme thématique les narrations contemporaines (des années 1980 à nos jours) au Québec et en France, ce numéro se donne comme objectif d'examiner ce qui lie et ce qui sépare les deux littératures. Le dossier comprend quatre textes: un essai de poétique comparée, un examen des récits du lieu avec comme questionnement l'émergence ou non d'un nouveau régionalisme, la problématisation de l'autorité narrative dans la fiction québécoise, et une analyse comparative des textes de Denise Desautels et Laure Adler, avec comme dénominateur commun la poétique du deuil. Contient également un article hors dossier sur le théâtre féministe québécois et la présence lesbienne. [End Page 231]

Jean Levasseur
Université Bishop's

Additional Information

ISSN
2156-9428
Print ISSN
1552-3152
Pages
218-231
Launched on MUSE
2012-04-25
Open Access
No
Back To Top

This website uses cookies to ensure you get the best experience on our website. Without cookies your experience may not be seamless.