Abstract

At the end of the Falklands War (April–June of 1982), the British Authorities, when they recovered sovereignty on the Southern Atlantic Islands, counted 237 bodies of Argentinian fighters which were gathered in a little cemetery. The cemetery was totally renovated in the 2000s under the impulse of an association of families of war dead. The new cemetery stands as a heroic record of the war which adopts a certain conception of the Argentinian nation, regarded as homogeneous and Catholic. However this record is contested, amongst others, by veterans who suggest that the internal fractures of the Argentinian society, at the time under the bloodiest military dictatorship of its history, were translated into the battlefield. Through the history of the cemetery, the article shows on the one hand the strategic role of the war record in the attempted rehabilitation of the Argentinian military. On the other hand it investigates the conditions in which the cemetery was reconstructed, showing how the organization that carried it out adapted itself to the withdrawal of State from monumental projects during the 1990s. Finally the text considers the protest version of the war record trying to find its place in the national memory of the event.

Abstract

À la fin de la guerre des Malouines (avriljuin 1982), à nouveau maîtresses des îles de l’Atlantique Sud, les autorités britanniques ont recensé 237 corps de combattants argentins, qui furent rassemblés dans un petit cimetière. Ce dernier a été totalement rénové durant les années 2000 sous l’impulsion d’une association de familles de défunts. Le nouveau cimetière présente un récit héroïque de la guerre qui épouse une certaine conception de la nation argentine, homogène et catholique. Or ce récit est contesté, entre autres par d’anciens combattants qui suggèrent que les fractures internes à la société argentine, qui connaissait alors la plus sanglante de ses dictatures militaires, se sont transportées sur le théâtre de la guerre. À travers l’histoire du cimetière, l’article montre, d’une part, la place stratégique qu’occupe le récit de guerre dans la tentative de réhabilitation des militaires argentins. D’autre part, il enquête sur les modalités de la reconstruction du cimetière, montrant comment l’association qui l’a portée s’est adaptée au retrait de l’État des travaux monumentaux durant les années 1990. Enfin, le texte présente le récit contestataire de la guerre qui cherche à trouver sa place dans la mémoire nationale de l’événement.

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Additional Information

ISSN
1961-8646
Print ISSN
0027-2671
Pages
pp. 153-169
Launched on MUSE
2011-12-09
Open Access
No
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