Abstract

Dans cet article, nous examinons les conséquences des sévères restrictions à l’émigration des Canadiens vers les États-Unis incluses dans l’Immigration Act mis en œuvre en 1965 aux États-Unis. Ces restrictions ont eu des effets à partir de 1968, et ceux-ci se sont maintenus jusqu’à ce que la mobilité recommence à croître dans une certaine mesure grâce aux accords de libre-échange au début des années 1990. Les implications sur l’économie et les politiques publiques canadiennes de cette conjoncture exceptionnelle dans l’histoire du Canada avaient été peu étudiées jusqu’à maintenant. Nos observations suggèrent que la quasi-fermeture de la frontière a entraîné un désarrimage des marchés de l’emploi canadien et américain et une diminution de l’élasticité de l’offre de main-d’œuvre au Canada. Dans un premier temps, nous évaluons de façon théorique, grâce à un modèle d’équilibre de structure fiscale, les implications de cette diminution sur la politique fiscale canadienne – imposition plus lourde du revenu de travail et augmentation de la taille globale du secteur public. Puis, dans un deuxième temps, nous montrons que nos prédictions correspondent à la réalité que l’on observe pendant les deux décennies de quasi-fermeture de la frontière américaine, suivies d’une réouverture partielle grâce aux accords de libre-échange. Ensuite, nous poursuivons l’analyse en tenant compte d’autres facteurs qui influencent la structure et la taille du secteur public et en considérant cette quasi-fermeture de la frontière dans un contexte historique plus large. À partir de cette analyse, nous décrivons l’évolution que devrait subir dans l’avenir la politique d’émigration Canada-États-Unis.

Abstract

We draw attention to, and begin to consider the implications of, the severe restrictions on emigration by Canadians to the United States introduced under the US Immigration Act of 1965. These restrictions came into effect in 1968 and lasted until mobility began to increase to some extent under the free trade agreements in the early 1990s. This is an unusual episode in Canadian history, the implications of which for the Canadian economy and for Canadian public policy appear to have received little attention. We assemble evidence that suggests that the near closing of the border led toward uncoupling of Canadian and US labour markets and to a decrease in the elasticity of labour supply in Canada. Implications for Canadian fiscal policy of a decline in labour elasticity are then derived using a model of equilibrium fiscal structure. We show that these predictions, including heavier taxation of labour income and an increase in the overall size of the public sector, are consistent with what occurred over the two decades after the near closing of the US border, as well as with the partial reopening following the free trade agreements. The analysis continues by acknowledging additional factors that determine the structure and size of the public sector, and by considering the near closing of the border in a broader historical context. We conclude with a prediction about the future course of Canada-US migration policy that follows from our analysis.

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Additional Information

ISSN
1911-9917
Print ISSN
0317-0861
Pages
pp. 307-341
Launched on MUSE
2011-10-12
Open Access
No
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