Abstract

Cet article examine la métaphore de la grotte dans La Grotte éclatée de Yamina Méchakra et La Grotte de Georges Buis, récits de la guerre d'Algérie. Rapporté d'un point de vue féminin, le récit poétique de Méchakra s'oppose à celui de Buis écrit du point de vue du colonisateur. Dans les deux romans, la grotte symbolise la visibilité et l'invisibilité de la guerre. Chez Buis, les rebelles algériens se mobilisent à l'intérieur d'une vaste grotte souterraine perçue comme un lieu barbare et cauchemardesque par les Français qui s'acharnent à la trouver et à la détruire pour imposer leur supériorité. Symbole de résistance et de l'identité nationale en devenir pour les Algériens, antre et refuge, la grotte est aussi un lieu de cruauté qui met en péril la maternité et fragilise la féminité. En tant qu'hôpital, elle symbolise la souffrance humaine où les liens communautaires doivent être maintenus coûte que coûte.

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Additional Information

ISSN
2156-9428
Print ISSN
1552-3152
Pages
pp. 135-149
Launched on MUSE
2011-05-25
Open Access
No
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