Abstract

Cette étude examine les débats générés par la publication, en mars 2007, du manifeste "Pour une littérature-monde." Elle se base sur les recherches de Pascale Casanova qui démontre que depuis le seizième siècle, Paris s'est établi comme la capitale mondiale de la République des Lettres; position unique qui lui assure le privilège de consacrer les écrivains internationaux, de dénationaliser leurs œuvres et de les transformer en patrimoine mondial. Cette place inégalée occupée par Paris n'en constitue pas moins une sorte d'impasse pour les auteurs francophones pour qui la France est aussi l'ancienne puissance coloniale. Comment, dès lors, Paris peut-il être juge objectif des œuvres "francophones"? La langue française peut-elle se départir de son pacte national pour devenir langue transnationale d'une production littéraire universelle? La solution pour les auteurs francophones serait-elle de trouver un tiers-espace neutre susceptible de leur permettre d'échapper aux tensions nationales et néocoloniales? L'Amérique peut-elle représenter et devenir cet espace?

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Additional Information

ISSN
2156-9428
Print ISSN
1552-3152
Pages
pp. 1-15
Launched on MUSE
2011-03-31
Open Access
No
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