Abstract

The prejudicial linking of infection with ethnic minority status has a long-established history, but in some ways this association may have intensified under the contemporary circumstances of the "new public health" and globalization. This study analyzes this conflation of ethnicity and disease victimization by considering the stigmatization process that occurred during the 2003 outbreak of Severe Acute Respiratory Syndrome (SARS) in Toronto. The attribution of stigma during the SARS outbreak occurred in multiple and overlapping ways informed by: (i) the depiction of images of individuals donning respiratory masks; (ii) employment status in the health sector; and (iii) Asian-Canadian and Chinese-Canadian ethnicity. In turn, stigmatization during the SARS crisis facilitated a moral panic of sorts in which racism at a cultural level was expressed and rationalized on the basis of a rhetoric of the new public health and anti-globalization sentiments. With the former, an emphasis on individualized self-protection, in the health sense, justified the generalized avoidance of those stigmatized. In relation to the latter, in the post-9/11 era, avoidance of the stigmatized other was legitimized on the basis of perceiving the SARS threat as a consequence of the mixing of different people predicated by economic and cultural globalization.

Le fait préjudiciable de lier ensemble infection et minorité ethnique est établi depuis longtemps dans l'histoire, mais cette association semble s'être intensifiée d'une certaine manière dans les circonstances actuelles de la «nouvelle santé publique» et de la mondialisation. Dans cette étude, nous analysons cet assemblage d'ethnicité et de victimisation liée à la maladie, en examinant le processus de stigmatisation qui a émergé lorsque le symptôme respiratoire aigu grave (SRAG) s'est déclaré en 2003 à Toronto. Au cours de cette éclosion du SRAG, la désignation des boucs émissaires s'est faite de manières multiples qui se recoupaient les unes les autres : (i) la représentation visuelle de personnes portant des masques respiratoires, (ii) le statut d'emploi dans le secteur de la santé et (iii) l'ethnicité canadienne asiatique ou sinocanadienne. Par ailleurs, la stigmatisation pendant la crise du SRAG a ouvert la voie à une sorte de panique morale permettant au racisme de s'exprimer et de se rationaliser au niveau culturel à partir d'une rhétorique de nouvelle santé publique et de sentiments anti-mondialisation. En ce qui concerne ces derniers, l'emphase portée sur une autoprotection individuelle au sens sanitaire a justifié une mise à l'écart généralisée des personnes stigmatisées. Cette mise à l'écart dans le contexte de l'après-onze septembre a légitimisé le fait d`éviter tout Autre stigmatisé, en s'appuyant sur la perception de la menace du SRAG, vue comme une conséquence du mélange de peuples divers, tel que prêché par la mondialisation économique et culturelle.

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Additional Information

ISSN
1913-8253
Print ISSN
0008-3496
Pages
pp. 43-64
Launched on MUSE
2011-04-02
Open Access
No
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