Abstract

Le présent article traite du droit pénal au Canada dans le contexte d'agressions sexuelles de femmes en état d'ivresse. Il traite en particulier des circonstances dans lesquelles les théories de l'incapacité de donner un consentement et du comportement involontaire ont été appliquées lorsque la plaignante était enivrée ou droguée. Certains hommes continuent d'utiliser l'alcool comme moyen d'accéder sexuellement aux femmes et des jeunes femmes sont encouragées à s'enivrer tout en se divertissant. Une recension de la jurisprudence au Canada révèlé que le seuil pour établir l'incapacité de donner un consentement est beaucoup plus élevé dans les cas où l'enivrement est volontaire, même si le Code criminel ne fait aucune distinction de ce genre. Cette toile de fond suggère que les décisions prises par les femmes de boire ou de prendre des drogues sont implicitement comprises comme une sorte de consentement partiel à une activité sexuelle ultérieure. Dans les cas où la capacité n'est pas contestée par la Couronne, la preuve du non-consentement peut devenir plus difficile en raison des pertes de mémoire de la plaignante. Là où la plaignante ne peut donner un compte rendu de ce qui s'est passé, il est également plus facile pour la défense de faire valoir une croyance de bonne foi au consentement. L'article analyse aussi brièvement le rôle que jouent la race, l'âge et la pornographie dans ces agressions sexuelles.

Abstract

This article considers how the criminal law of sexual assault in Canada deals with cases of women who are intoxicated. In particular, it considers under what circumstances the doctrines of incapacity to consent and involuntariness have been applied to cases in which the complainant was impaired by alcohol or drugs. Some men continue to use alcohol as a way of gaining sexual access to women, and young women are encouraged to render themselves intoxicated as part of having a good time. A review of Canadian cases reveals that the threshold for incapacity to consent is set much higher in cases where the intoxication is voluntary, even though the Criminal Code makes no such distinction. This background suggests that women's decisions to drink and take drugs are implicitly understood as a sort of partial advance consent to sexual activity. Where capacity is not contested by the Crown, proof of non-consent may be complicated by the complainant's memory loss. Where the complainant cannot provide an account of what happened, it is also easier for the defence to sustain a mistaken belief claim. The role of race, age, and pornography in these assaults is also briefly considered.

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Additional Information

ISSN
1911-0235
Print ISSN
0832-8781
Pages
pp. 435-462
Launched on MUSE
2011-01-16
Open Access
No
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