Abstract

This article considers the relationship between the increasingly humanized spaces of early Canada and the patches of settlement that, at Confederation, were assembled into a country. It suggests that Harold Innis correctly identified some of the essential spaces of early Canada as, in his American way, did Frederick Jackson Turner. Both, however, offer limited perspectives: Innis because his analysis ill fit the areas of agricultural settlement where most people lived, Turner because of the imprecisions of his analysis and also because, in early Canada, the bounded nature of agricultural settlement severely constricted the westward expansion on which his analysis turned. But Innis was right about staple trades in non-agricultural areas, and Turner was right that areas of recent agricultural settlement were loci of particularly rapid cultural change. Both analyses can be filled in, and that, particularly with regard to Turner, this article attempts to do. In so doing, it considers the extent to which the early rural societies in Canada, the loci of most lives, can be considered to have been ideologically liberal. It also considers the particular patterns of secondary migration in and beyond bounded settlements, and their relationship to the construction and maintenance of social and cultural difference. Overall, the article suggests that the receptacles within which countries develop are important, that the Canadian and American receptacles were strikingly different, and that the spaces of early Canadian life have their continuing legacies in an ongoing engagement with sparsely settled land and with very different ways of being.

Cet article se penche sur le rapport entre les espaces de plus en plus humanisés du Canada préindustriel et les zones d'établissement qui, au moment de la Confédération, se sont vues unir pour former un pays. Il suggère que Harold Innis avait correctement identifié certains des espaces essentiels du Canada des premiers temps, tout comme l'avait fait Frederick Jackson Turner dans sa perspective américaine. Tous deux n'offrent toutefois que des points de vue limités : Innis, parce que son analyse s'applique mal aux zones d'implantations agricoles où vivaient la majorité des gens, et Turner, à cause des imprécisions de son analyse et du fait qu'au Canada préindustriel, la nature bornée des implantations agricoles limitait sévèrement les possibilités d'expansion vers l'Ouest sur lesquelles reposait son analyse. Mais Innis avait vu juste en ce qui concerne le commerce des ressources principales dans les régions non agricoles, tandis que Turner avait raison de dire que les régions récemment ouvertes à la colonisation agricole étaient des lieux de changement culturel particulièrement rapide. Les deux analyses peuvent être étoffées et c'est à cela que cet article entend se consacrer, surtout dans le cas de Turner. Ce faisant, il se demande jusqu'à quel point on peut considérer que les sociétés rurales du Canada préindustriel, milieu de vie de la majorité, ont été d'idéologie libérale. Il réfléchit également aux modes migratoires de seconde génération au sein des zones colonisées et au-delà, demême qu'au rapport de ces modes avec la construction et le maintien d'une différence sociale et culturelle. De façon plus globale, cet article suggère que les réceptacles au sein desquels les pays se développent sont importants, que les réceptacles canadiens et américains ont été fort différents et que le legs des espaces de vie du Canada préindustriel loge dans un engagement continu au sein d'un territoire faiblement peuplé et abritant des manières d'être très différentes.

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Additional Information

ISSN
1710-1093
Print ISSN
0008-3755
Pages
pp. 725-759
Launched on MUSE
2010-12-03
Open Access
No
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