Abstract

L'une des caractéristiques socio-juridiques les plus marquées chez les femmes demeure leur inégalité économique par rapport aux hommes, et ce, durant toute leur vie. En dépit de décennies de pressions sociales pour obtenir l'équité dans l'imposition, dans les programmes d'avantages sociaux étatiques et les allocations budgétaires gouvernementales, les politiques fiscales continuent de faire très peu de choses en vue de promouvoir l'égalité des femmes et dans certains pays, elles empêchent l'atteinte de l'objectif visé. Le présent article démontre que, même dans des pays comme le Canada, qui est perçu comme étant un chef de file mondial en matière d'égalité des genres, les inégalités fiscales peuvent rapidement réduire à néant les acquis des femmes, à moins que des mécanismes institutionnels clairs n'assurent que tous les programmes et toutes les pratiques soient continuellement contrôlés pour mesurer leur impact sur les femmes en particulier. Le présent article expose les grandes lignes de l'intégration à tous les stades de l'analyse fondée sur les rapports de sexe et de l'établissement de budgets en fonction des sexes—mesures nécessaires suivant la ratification par le Canada en 1982 de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes et de la mise en oeuvre de la Déclaration et du Programme d'Action de Beijing dans les politiques fédérales en 1995—et démontre comment ces analyses offrent une «large troisième voie vers l'égalité» et peuvent servir à identifier et à éliminer la discrimination à l'égard des femmes, y compris dans les domaines critiques de l'imposition, des dépenses et des budgets gouvernementaux.

Abstract

One of the most pronounced socio-legal characteristics of women is their persistent economic inequality throughout life, when compared with men. Despite decades of agitation for fairness in taxation, state benefit programs, and government budgetary allocations, fiscal policies continue to do little to promote women's equality and, in some countries, are undermining it. This article demonstrates that even in countries such as Canada, which is perceived to be a world leader in sex equality, fiscal inequalities can quickly undercut women's gains unless clear institutional mechanisms ensure that all programs and practices are continually monitored for their gender-specific impact on women. This article outlines how gender mainstreaming, gender-based analysis, and gender budgeting—which were all called for by Canada's ratification of the Convention on the Elimination of All Forms of Discrimination againstWomen in 1982 and the implementation of the Beijing Declaration and Platform for Action into federal policy in 1995—offer a "broad third path to equality" that can be used to identify and eliminate discrimination against women, including in the crucial areas of taxation, expenditures, and government budgets.

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Additional Information

ISSN
1911-0235
Print ISSN
0832-8781
Pages
pp. 27-106
Launched on MUSE
2010-11-20
Open Access
No
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