Abstract

À l'aide d'un guide de codage contenant 78 éléments, on a évalué comment ont été émis les avertissements concernant le droit au silence et le droit à un conseiller juridique dans le cadre de 126 entrevues d'enquête (37 vidéos et 89 transcriptions). On a noté ces avertissements dans 87 % des vidéos et 83 % des transcriptions. Selon une analyse du débit de la parole, la vitesse de parole dépassait les taux acceptables permettant d'assurer une bonne compréhension orale de ces deux avertissements. Même si les avertissements concernant le droit au silence et le droit à un conseiller juridique n'ont pas toujours été lus textuellement, les interrogateurs n'ont que rarement omis de mentionner des droits contenus dans ces avertissements ou ne les ont que rarement lus incorrectement. Les personnes interrogées ont presque toujours confirmé qu'elles avaient bien compris les avertissements donnés. Toutefois, les interrogateurs ont rarement vérifié si c'était bien le cas. Dans les cas où les interrogateurs ont dû expliquer certains droits contenus dans ces deux avertissements, les explications ont été données correctement. Les personnes interrogées ont eu recours à leur droit de garder le silence dans 25 % des cas et ont choisi de consulter un avocat dans 31 % des cas. On discute ensuite de la portée de ces résultats.

Abstract

The administration of the right-to-silence and right-to-legal-counsel cautions in 126 investigative interviews (37 videotapes, 89 transcripts) was evaluated with a 78-item coding manual. We found that the right-to-silence and right-to-legal-counsel cautions were administered in 87% and 83% of the interviews, respectively. Average speech rates for both cautions exceeded acceptable levels for ensuring listening comprehension. Although the right-to-silence and right-to-legal-counsel cautions were not always read verbatim, the interviewers rarely missed rights that are contained in the cautions or incorrectly read the cautions. Interviewees almost always confirmed that they understood both cautions, but interviewers rarely attempted to verify that they actually understood them. Attempts to explain various rights in both cautions were always done correctly. Interviewees invoked their right to silence in 25% of cases and chose to speak to a lawyer in 31% of cases. The implications of these findings for improving the administration of justice in Canada are discussed.

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Additional Information

ISSN
1911-0219
Print ISSN
1707-7753
Pages
pp. 545-560
Launched on MUSE
2010-11-13
Open Access
No
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