Abstract

The Coptic enclosed nuns enjoy a privileged place in both the Coptic community and in contemporary Egyptian society. The social visibility and unprecedented success of the moniales are owed to the Coptic Revival, in particular to the actions of the charismatic leader Umm Irînî who died in odour of sanctity in 2006. Abbess of the monastery of Abû Sayfayn in Old Cairo, founder of three other convents, and builder of churches, she made the entry into the convent attractive for young Coptic girls. She asserted a new social and religious role for women, including lay women. Inspired in part by the model of the Latin Catholic missionary congregations of the nineteenth century, Umm Irînî participated in the awakening of the orthodox Coptic tradition which characterized the second half of the twentieth century and helped usher that tradition into the modern age. Even during her lifetime, Irînî became a model of engagement for Coptic women, one which stood apart from the patriarchal model of society and the Church. She died in 2006, thirty-five years after the holy pope Kyrillos, in relation to whom she is considered to be a feminine alter ego. Both the attention given to her grave and the hagiography which surrounds her memory testify to a new promotion of feminine roles in the Coptic community.

Abstract

Les moniales coptes tiennent aujourd'hui une place de choix dans la communauté copte et dans la société égyptienne. Cette visibilité sociale et ce succès sans précédent sont dus au Renouveau copte et à l'action plus particulière de la charismatique Umm Irînî, morte en odeur de sainteté en 2006. Abbesse du monastère d'Abû Sayfayn au Vieux-Caire, fondatrice de trois autres couvents – annexes du précédent – et bâtisseuse d'églises, elle a rendu l'entrée au couvent attractive pour des jeunes filles coptes diplômées et militantes. Elle a contribué ainsi à affirmer un nouveau rôle social et religieux des femmes, y compris pour les laïques. Inspirée en partie par le modèle des congrégations missionnaires catholiques latines du XIXe siècle, Umm Irînî a participé au réveil de la tradition copte orthodoxe qui caractérise la deuxième moitié du XXe siècle et à son entrée dans la modernité. Irînî est devenue dès son vivant un modèle moderne d'engagement pour les femmes coptes – en partie contre le modèle patriarcal de la société et de l'Église. Morte en 2006, trente-cinq ans après le saint pape Kyrillos, elle en est l'alter ego féminin : le culte rendu à son tombeau et ses hagiographies sont une manière d'attester la promotion toute nouvelle de rôles féminins dans la communauté copte.

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Additional Information

ISSN
1961-8646
Print ISSN
0027-2671
Pages
pp. 101-121
Launched on MUSE
2010-07-11
Open Access
No
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