Abstract

Confinement is a central experience in the Palestinian Territories occupied by Israel in 1967. Since this date, nearly a third of Palestinians have been imprisoned in Israeli penitentiaries for political reasons. As one generation succeeded another, various modes of confinement have created different Palestinian identities. Up until the first Intifada in 1987, female prisoners were political activists engaged in resistance to the occupation of the West Bank and Gaza Strip. After 1987, the arrests became more widespread. The activism of the first generation of prisoners was anchored in the actions of their fathers, becoming a kind of heritage or transmission rooted in the traumas of a childhood linked to occupation. The prison experience itself contributed to the development of political commitments, which were also feminist in nature. The prison was reconstructed as a place of apprenticeship affirming the identity of the political prisoner, which was forged in struggles for better conditions of detention, and which reinforced the strength of the collective national Palestinian body. These struggles posed a strong challenge to the female body, which was particularly targeted in the experience of incarceration and interrogation. Because the female body and female sexuality played such an important role in Palestinian society, the interrogators exploited them as an instrument of pressure. The Palestinian response was to construct arguments which would protect female ex-prisoners from the opprobrium heaped upon them. The prison became a major site in which society gathered against the occupant. With the failure of the Oslo agreements, the Second Intifada in 2000, and the hardening of the prison system as well as partisan divisions among Palestinians, this collective female body has been increasingly weakened by Israeli carceral politics.

Abstract

L'enfermement est une expérience centrale dans les Territoires palestiniens occupés par Israël en 1967. Depuis cette date, près d'un tiers des Palestiniens ont été incarcérés dans les établissements pénitentiaires israéliens pour des raisons politiques. Ce mouvement concerne aussi les femmes. Plusieurs générations se sont succédé et différents modes d'incarcération ont créé des subjectivités distinctes. Jusqu'à la première Intifada, en 1987, les femmes emprisonnées étaient des politiques engagées dans la résistance à l'occupation de la Cisjordanie et de la bande de Gaza. Puis les arrestations sont devenues plus massives. L'engagement des premières prisonnières s'est d'abord construit vis-à-vis de leurs pères, comme un héritage ou une transmission ancrés sur des traumatismes d'enfance liés à l'occupation. Le moment carcéral a contribué à élaborer des engagements politiques qui ont aussi été des engagements féministes et la prison reconstruite comme un lieu d'apprentissage affirmant une identité de prisonnière politique, forgée dans les luttes conduites pour améliorer les conditions de détentions et renforçant le corps collectif national palestinien. Ces combats ont fortement mis en jeu les corps féminins particulièrement éprouvés par l'incarcération et les interrogatoires. Parce que le corps des femmes et leur sexualité représentent un enjeu au sein de la société palestinienne, les interrogateurs les ont utilisés comme moyens de pression. En retour, des argumentaires se sont construits pour protéger les femmes de l'opprobre jeté sur les ex-détenues. La prison a été un lieu majeur où la société a fait corps contre l'occupant. Mais avec l'échec des accords d'Oslo, la seconde Intifada en 2000 et le durcissement du système carcéral et les divisions partisanes palestiniens, ce corps collectif est de plus en plus éprouvé par la politique israélienne du tout carcéral.

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Additional Information

ISSN
1961-8646
Print ISSN
0027-2671
Pages
pp. 9-27
Launched on MUSE
2010-07-11
Open Access
No
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