Abstract

Dans la présente étude, on examine comment l'âge et le sexe des mineurs (étude 1) et des contrevenants (étude 2) influent sur la perception d'étudiants universitaires lorsqu'ils évaluent des cas de possession de pornographie juvénile. Au total, 492 participants ont évalué la gravité apparente du délit, la peine appropriée, le risque de récidive en pornographie juvénile, la probabilité d'un contact sexuel antérieur ou futur entre le contrevenant et un mineur et la probabilité que le contrevenant soit un pédophile. Dans l'étude 1, les participants ont jugé que plus le mineur décrit était jeune, plus le délit de possession était grave, sans égard au sexe du mineur. Dans l'étude 2, l'âge et le sexe du contrevenant n'ont eu aucun effet sur la perception de la gravité du crime, mais les contrevenants de sexe masculin ont été jugés plus à risque de commettre un crime lié à la pornographie juvénile. Dans les deux études, les participants ont jugé le crime plus grave s'ils pensaient que le contrevenant risquait d'être un pédophile. Les résultats de l'étude indiquent une divergence entre la perception des non-spécialistes et les preuves empiriques accumulées sur les contrevenants en pornographie juvénile. On discute des conséquences possibles de ces résultats sur les politiques, la loi et la recherche.

Abstract

The present study examined how age and gender of the depicted minor (Study 1) and offender (Study 2) influenced university students' perceptions of the offence of possession of child pornography. A total of 492 participants rated perceived offence severity, appropriate sentence, probability of child pornography reoffence, probability of past and future sexual contact with a minor, and probability that the offender is a pedophile. In Study 1, the possession offence was rated as more severe if the depicted minor was younger, irrespective of the minor's gender. In Study 2, age and gender of the offender had no effect on perceptions of offence severity, but male offenders were considered to be at higher risk for committing a future child pornography offence. In both studies, participants rated the offence as more severe if they believed the offender was likely a pedophile. The study findings indicate a divergence between lay perceptions and the empirical evidence relating to child pornography offenders. We discuss potential implications on public policy, law, and research.

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Additional Information

ISSN
1911-0219
Print ISSN
1707-7753
Pages
pp. 173-201
Launched on MUSE
2010-04-03
Open Access
No
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