Abstract

In interviews with injured workers with serious and/or complex injuries, a clear belief emerged that for them to be successful in their compensation claims they had to persuade a regular array of decision-makers that their injuries resulted from accidents that occurred “in and or out of the course of employment,” that they feel the way they say they are feeling, that they can and cannot do what they say they can and cannot do, and that they are capable of learning what they say they are capable of learning. They must, in short, convince these decision-makers (family doctors, employers, Workers Compensation Board [WCB] doctors, and medical specialists, as well as WCB adjudicators) that their story is the truth. The author’s presence as a researcher added another layer to the discursive process, in that the author, too, became someone injured workers had to inform, and, if necessary, convince about their truths. It was in this sense that the authority for the author’s research into the struggles of injured workers became, in Michael Frisch’s terms, a “shared authority.” The author’s written words about their stories and their struggles were to be used to help the decision-makers, the researchers, and the wider public understand that faithful workers were truthful workers.

Abstract

Lors d’entrevues avec des travailleurs blessés souffrant de blessures graves et/ou complexes, il a clairement été démontré que, pour que leurs demandes d’indemnisation soient acceptées, ils devaient convaincre toute une série de responsables que leurs blessures avaient été causées par des accidents survenus « pendant la durée de l’embauche et/ou après celle-ci, » qu’ils ressentent vraiment ce qu’ils disent ressentir, qu’ils peuvent faire et ne pas faire ce qu’ils disent qu’ils peuvent faire et ne pas faire, et qu’ils sont capables d’apprendre ce qu’ils disent qu’ils sont capables d’apprendre. Bref, ils doivent convaincre ces responsables (médecins de famille, employeurs, médecins et spécialistes de la WCB (Commission des indemnités du travail) et aussi les arbitres de griefs de cette commission), de la véracité de leur histoire. La présence de l’auteur en tant que chercheur est venue ajouter un autre niveau au processus discursif, en ce sens que l’auteur aussi, devenait quelqu’un que les travailleurs blessés devaient informer et, au besoin, convaincre au sujet de leurs vérités. C’est dans ce sens que l’autorité pour la recherche de l’auteur sur les luttes des travailleurs blessés, est devenue, selon les termes de Michael Frisch, une « autorité partagée ». Les mots écrits de l’auteur au sujet de leurs histoires et de leurs luttes devaient être utilisés en vue d’aider les responsables, les chercheurs et un public plus large, à comprendre que des fidèles travailleurs étaient aussi des travailleurs sincères.

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Additional Information

ISSN
1911-0251
Print ISSN
0021-9495
Pages
pp. 154-185
Launched on MUSE
2009-12-20
Open Access
No
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