Abstract

Many critics writing on Mark Twain's A Connecticut Yankee claim that the novel eludes easy interpretation because of its complex ironic twists, its juxtaposition of comedy and tragedy, and its penchant for pointing the sword of satire both at the pre-industrial Arthurian world and at Hank's own industrialized America. This confusion has led some critics to throw up their hands and write off the novel as one of Twain's artistic "failures." However, exploring the novel's use of language and the role of story-telling, in particular, may shed light on its seeming ambiguity. A Connecticut Yankee explores the human capacity for both malice and mercy through the artifice and art of story-telling. From the first pages, the novel draws attention to the power of language to perpetrate violence and to mask it. This paper examines the novel's linguistic and narrative devices, especially the novel's juxtapositions of external differences—a Yankee in medieval England, different dialects, machinery in a pre-industrial age, and so forth—in order to argue that this time-travel tale ultimately reveals more crushing similarities than differences. The novel does not, then, present a linear story-line but rather uses narrative form to explore the overarching theme of human nature, which, regardless of time or of the structure of story, is consistent.

Bon nombre de critiques ayant exprimé une opinion sur A Connecticut Yankee in King Arthur's Court (Le Voyage magique au pays du Roi Arthur) de Mark Twain allèguent que le roman ne se prête pas facilement à l'interprétation en raison de ses rebondissements ironiques et complexes, de sa juxtaposition de la comédie et de la tragédie, et de la tendance à utiliser une satire acerbe pour décrire tant le monde préindustriel d'Arthur que l'Amérique industrialisée de Hank. Cette confusion a amené certains critiques à lever les bras au ciel et à écarter le roman comme l'un des « échecs » artistiques de Twain. Toutefois, l'examen de cette nouvelle utilisation du langage, et le rô le de la narration en particulier, permet de jeter un éclairage différent sur son apparente ambivalence. A Connecticut Yankee analyse le pouvoir de l'humain à faire preuve à la fois de malice et de miséricorde par le truchement de l'artifice et de l'art de raconter une histoire. Dès les premières pages, le roman attire l'attention sur la puissance du langage lorsqu'il s'agit d'interpréter ou de masquer la violence. Le présent article analyse les éléments linguistiques et narratifs du roman, en particulier la juxtaposition des différences externes –notamment un Yankee en Angleterre médiévale, les dialectes, et la machinerie à une époque préindustrielle – afin de faire valoir que cette légende portant sur un voyage dans le temps en vient à révéler davantage de similarités que de différences. Le roman ne présente donc pas une intrigue historique linéaire, mais utilise plutô t la forme narrative pour discuter du thème très important de la nature humaine, qui demeure hors du temps ou de la structure de l'histoire.

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Additional Information

ISSN
1710-114X
Print ISSN
0007-7720
Pages
pp. 65-84
Launched on MUSE
2009-05-28
Open Access
No
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