Abstract

L’histoire de l’humanitaire est souvent perçue comme une histoire de ruptures et d’élans créateurs – de révoltes et d’enthousiasmes. Dans cette perspective souvent hagiographique les continuités institutionnelles, les évolutions plus lentes et, pour des profils individuels, les carrières longues ont souvent été négligées. Cet article se propose d’esquisser le rôle important des liens humains entre des institutions non étatiques (missions) et étatiques (État colonial, puis Coopération) et entre la religion et la médecine. En présentant les premières conclusions d’un travail commun sur Louis-Paul Aujoulat et sa trajectoire emblématique de la transition post-coloniale, les auteurs livrent des axes de recherche et des questions importantes sur les mutations d’un humanitaire missionnaire á l’ère d’une technocratie émergente du développement.

Abstract

The history of humanitarianism is often perceived as a series of breaks motivated by innovation, enthusiasm, and rebellion against previous practices. In this often hagiographic perspective, the slower evolutionary history of humanitarianism and the often long careers of relief professionals have been neglected. Through a case study of the missionary-medical expert Dr Louis- Paul Aujoulat, this article seeks to portray how such individual careers have shaped both governmental and non-governmental organisations in the transition years of the decolonisation era.

pdf

Additional Information

ISSN
1961-8646
Print ISSN
0027-2671
Pages
pp. 45-63
Launched on MUSE
2009-05-29
Open Access
No
Back To Top

This website uses cookies to ensure you get the best experience on our website. Without cookies your experience may not be seamless.