Abstract

Les opinions varient à savoir si le taux d’emprisonnement des femmes au Canada a tendance à augmenter depuis quelques années, comme dans certains pays occidentaux. Dans l’article, on décrit en détail l’ampleur qu’a prise le phénomène de l’emprisonnement des femmes au Canada depuis le début des années 1980, afin de trancher cette question. Selon les différentes mesures de l’emprisonnement et les données sur les prisons fédérales et provinciales pour femmes, aucune preuve convaincante à l’échelle nationale ne révèle une croissance particulièrement forte du taux d’emprisonnement des femmes au pays au cours des dernières décennies. Toutefois, à cause de grandes lacunes dans les données, on ne peut pas vraiment décrire l’ampleur du phénomène et, encore plus important, les tendances relatives à la taille de la population féminine en prison. Cependant, les données de la province de l’Ontario révèlent un changement à la fois important et déconcertant de la nature de l’emprisonnement des femmes, un changement qui est presque passé inaperçu aux yeux des érudits : une proportion considérable et croissante de la population féminine incarcérée est composée de femmes qui ne purgent pas une peine. On conclut l’article en disant qu’il faudrait porter une plus grande attention à l’augmentation de la population en détention préventive et du lien entre cette augmentation et les théories de la punitivité.

Abstract

There are conflicting claims about whether women’s imprisonment in Canada has followed the trend toward increasing punitiveness observed in a number of other western nations. This paper provides a detailed description of the scope of women’s imprisonment in Canada since the early 1980s to adjudicate between these claims. Using different measures of imprisonment and data from federal and provincial prisons for women, the paper shows that we do not have convincing national evidence that there has been substantial growth in women’s imprisonment Canada over the past few decades. There are however, some important gaps in the existing data that make it impossible to describe the full extent of the imprisonment of women and, more importantly, trends in the size of the population of women in prison. At the same time data from one province – Ontario – describe an important and disconcerting shift in the nature of women’s imprisonment that has gone largely unnoticed by scholars: a large and growing proportion of the imprisoned female population is made up of women who are not serving sentences. The paper concludes with a call for more attention to the increase in the remand population and to what it means for theories of punitiveness.

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Additional Information

ISSN
1911-0219
Print ISSN
1707-7753
Pages
pp. 169-198
Launched on MUSE
2009-04-26
Open Access
No
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