Abstract

Des chercheurs ont recommandé de porter une plus grande attention aux variables reliant le chômage et la criminalité. En particulier, ils ont suggéré que la façon dont les gens interprètent leur situation sur le marché du travail influe grandement sur leur réaction dans cette situation. À l'aide des théories des tensions générales, la présente recherche porte sur le rôle joué par le chômage dans le comportement criminel de 400 jeunes de la rue. Un élément intéressant est la manière dont ces jeunes interprètent leurs expériences de travail, et comment ces interprétations et ces expériences influent toutes deux sur le comportement criminel. Les résultats révèlent que les effets du chômage sur la criminalité sont principalement modifiés et modérés par d'autres variables. En particulier, le chômage dépend d'attributions externes qui mènent à la colère envers l'inemploi, ce qui engendre la criminalité. L'effet direct du chômage sur le crime est modéré par le mécontentement lié à l'argent et à une recherche d'emploi minimale. La colère envers le chômage résulte aussi d'interprétations subjectives négatives de la situation économique et d'un attachement incessant au marché du travail. En outre, ces perceptions négatives, l'absence de soutien de la part de l'É tat, une diminution du contrôle social et l'absence prolongée de domicile augmentent la participation directe aux activités criminelles. Cette participation est aussi encouragée par les pairs, les valeurs anormales et le mépris des peines encourues. On discute des résultats obtenus et on offre d'autres pistes de recherche.

Abstract

Researchers have called for greater attention to be paid to the variables linking unemployment to crime. In particular, it has been suggested that people's interpretation of their labour market situation plays a large role in shaping their responses to it. Utilizing general strain theory, this research examines the role that unemployment plays in the criminal behaviour of 400 homeless street youths. Of particular interest is the way that these youths interpret their labour market experiences and how together these interpretations and experiences influence criminal behaviour. Findings reveal that the effect of unemployment on crime is mediated and moderated primarily by other variables. In particular, unemployment is conditioned by external casual attributions that lead to anger over unemployment, which in turn leads to crime. The direct effect of unemployment on crime is moderated by monetary dissatisfaction and minimal employment searches. Anger over unemployment is also the result of negative subjective interpretations of economic situations and a continued attachment to the labour market. In addition, these negative subjective perceptions, the lack of state support, a decrease in social control, and prolonged homelessness lead to greater participation in criminal activities directly. Criminal involvement is also encouraged by peers, deviant values, and a lack of fear of punishment. Findings are discussed and suggestions for future research are offered.

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Additional Information

ISSN
1911-0219
Print ISSN
1707-7753
Pages
pp. 399-434
Launched on MUSE
2008-09-24
Open Access
No
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