Abstract

Widespread assumptions about the extractive and self-serving nature of African elites have resulted in the relative neglect of questions concerning their personal ethics and morality. Using life-history interviews undertaken with a range of Ghanaian development workers, this article explores some of the different personal aspirations, ideologies and beliefs that such narratives express. The self-identification of many of those interviewed as 'activists' is examined in terms of the related concepts of 'ideology', 'commitment' and 'sacrifice'. Much recent work within history and anthropology uses the 'life-history' as a way of introducing 'agency' that is purported to be missing in accounts focusing on larger social abstractions. Yet it is the very opposition between abstractions such as 'history' and 'society' and their own more 'personal' lives that such narratives themselves enact. The article thus interrogates the various ways in which development workers variously imagine their lives in relation to broader social and historical processes.

Les idées répandues sur la nature extractive et intéressée des élites africaines ont conduit à un désintérˆet relatif des questions concernant leur éthique personnelle et leur moralité. À travers des entretiens de récits de vie menés auprès d'un éventail d'agents de développement ghanéens, cet article explore les différentes aspirations personnelles, idéologies et croyances qu'expriment ces récits. Il examine l'étiquette d'activiste que se donne un grand nombre de personnes interrogées, en termes de concepts liés d'«idéologie», d'«engagement» et de «sacrifice». Beaucoup de travaux récents menés en histoire et en anthropologie utilisent le «récit de vie» comme moyen d'introduire l'«action» qui est censée manquer dans les récits centrés sur des abstractions sociales plus larges. C'est pourtant l'opposition même entre des abstractions (comme l'«histoire» et la «société») et leur propre existence plus personnelle que ces récits interprètent eux-mêmes. L'article interroge ainsi les différentes manières dont les agents de développement imaginent leur existence par rapport à des processus sociaux et historiques plus larges.

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