Abstract

Ce travail examine l'état actuel de la recherche juridique universitaire dans un milieu de politique néolibérale. L'étude avait pour objet d'obtenir des données empiriques sur les activités de recherche des professeurs de droit, à statut régulier et à plein temps, dans les écoles de common law anglophones de l'Ontario, afin de déterminer les tendances des vingt dernières années. La portée des résultats a été analysée dans un cadre sociocritique qui prend en considération les liens entre connaissances et profession dans le contexte de l'économie politique de l'enseignement supérieur. Les conclusions suggèrent que bien que les changements associés aux politiques néolibérales qui sont apparus dans l'enseignement supérieur représentent un défi au contexte des recherches des professeurs de droit, ces mêmes changements favorisent également leur position au sein de l'université. Les résultats indiquent que cela est principalement dû à des facteurs qui ne sont pas associés aux recherches : une forte mission d'enseignement et des frais de scolarité déréglementés, reliés au programme professionnel, ainsi que la proximité à une profession riche et entrepreneuriale qui a des relations étroites avec le marché et offre des possibilités de dotation et de dons. Si certains interviewés pensaient que cela permettait aux professeurs de droit de préserver l'autonomie professionnelle dans leur travail et leur recherche, d'autres maintenaient que le droit lui-même avait été pénétré, et possiblement compromis, par un agenda néolibéral.

This paper considers the current state of academic legal research in a neo-liberal policy environment. The purpose of this study was to obtain empirical data profiling the research activities of full-time, tenure-stream, law professors in Ontario's English-speaking common law schools to ascertain trends over the past 20 years. The implications of the findings were critically analyzed in terms of a socio-critical framework that considers the relationship between knowledge and professionalism within the context of the political economy of higher education. The findings suggest that while changes in higher education associated with neo-liberal policies are challenging law professors' research context, these same changes have contributed to their strengthened position in the university. The findings suggest this is largely because of factors not associated with research, such as the strong teaching mission and the deregulated tuition fees associated with the professional program, as well as the proximity to a wealthy and entrepreneurial profession that has strong connections to the market and offers potential endowments and donations. Some participants believed this allowed law professors to preserve their professional autonomy in relation to their work and scholarship while others maintained that the law itself had been penetrated, and possibly compromised by a neo-liberal agenda.

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Additional Information

ISSN
1911-0227
Print ISSN
0829-3201
Pages
pp. 25-50
Launched on MUSE
2007-04-23
Open Access
No
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