On Friday 16 October 1954, Hurricane Hazel generated flash floods in the watersheds surrounding Toronto. Flooding destroyed bridges, engulfed trailer parks and residential areas, and swept automobiles, trailers, cottages and homes into the strong current. In this essay, the authors explore the ways that the federal and provincial governments interacted with voluntary organizations and local governments to deal with the immediate crisis produced by Hazel's floods, and how they negotiated the lengthy process of restoration. The responses of those governments tell us much about the social and environmental assumptions as well as the political capacity of Canadian society in the mid-1950s. The federal and provincial governments immediately promised action, but then reluctantly became involved in reconstruction, leaving as much responsibility as possible to voluntary organizations and local governments. A tropical storm travelling through the province of Ontario was a relatively rare event, yet ultimately government officials did not respond to the Hazel disaster as a random, chance event. Instead, the conservation movement and local authorities pressured governments to see the hurricane flooding not as a natural disaster, but as a tragedy, which human decisions had helped precipitate, and which, in the future, human decisions might alleviate.

Le vendredi 16 octobre 1954, l'ouragan Hazel a produit des crues éclairs dans les bassins hydrographiques près de Toronto. Les inondations ont détruit des ponts, englouti des parcs pour caravanes et des zones résidentielles, et entraîné des automobiles, caravanes, chalets et maisons dans le courant fort. Dans le présent article, nous examinons de quelles façons les gouvernements fédéral et provincial ont interagi avec les organismes bénévoles et les gouvernements locaux pour traiter la crise immédiate causée par les inondations de l'ouragan Hazel et comment ils ont réalisé le long processus de remise en état. Les réactions de ces gouvernements nous donnent une bonne idée des valeurs sociales et environnementales ainsi que de la capacité politique de la société canadienne au milieu des années 1950. Les gouvernements fédéral et provincial promirent une action immédiate mais devinrent impliqués malgré eux dans le processus de reconstruction, passant le plus de responsabilité possible aux organismes bénévoles et gouvernements locaux. Une tempête tropicale traversant la province de l'Ontario était un événement relativement rare mais les représentants gouvernementaux ne traitèrent pas ce désastre comme un événement fortuit et peu commun. Au contraire, le mouvement écologique et les autorités locales firent des pressions sur le gouvernement pour que les inondations de l'ouragan Hazel soient perçues comme une tragédie plutôt qu'un désastre naturel, en affirmant que des décisions humaines avaient entraîné cet événement et que des décisions humaines différentes pourraient empêcher cet événement de se reproduire.


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pp. 37-70
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