Abstract

The Macmillan Company expanded into Canada in order to defend its imperial monopolies, particularly that on the works of Rudyard Kipling. The expansion was an offshoot of the growing New York house, but its fundamental intent was to bind the slippery Canadian market to the purposes of imperial copyright. George N. Morang had abruptly deprived Macmillan of this market with the first effective monopolies in the history of the Canadian book trade. He acquired these copyrights through licences that fulfilled the Canadian Copyright Amendment 1900. If authors, such as Kipling, increasingly retained proprietary control of their works, and if at the same time Canadian publishers such as Morang acquired the legal means to prohibit certain British editions from entering Canada, then a British publisher such as Macmillan suddenly stood to lose a great deal. This deprivation provoked a decisive reaction. Within a few years, the Macmillan Company of Canada was a chartered business based in Toronto, and it had clawed back control of Kipling's works in Canada. The expansion helped prevent the growth of an independent Canadian publishing industry in the first decades of the twentieth century.

L'entreprise Macmillan a étendu ses services au Canada pour défendre ses monopoles impériaux, spécialement ceux des œuvres de Rudyard Kipling. Cette expansion était une extension de la maison en pleine croissance de New York mais son intention fondamentale était de lier le marché canadien flexible aux fins du droit d'auteur impérial. George N. Morang avait privé soudainement Macmillan de ce marché avec les premiers vrais monopoles dans l'histoire du commerce des livres canadiens. Il acquit ces droits d'auteur avec des licences qui se conformaient à la Loi modificatrice du droit d'auteur, 1900. Si des auteurs, comme Kipling, retenaient de plus en plus le droit de propriété de leurs œuvres et si, au même moment, les éditeurs canadiens (comme Morang) faisaient l'acquisition de moyens légaux d'interdire à certaines éditions britanniques d'entrer au Canada, alors un éditeur britannique comme Macmillan pouvait perdre beaucoup. Cette privation a provoqué une réaction déterminante. En quelques années, Macmillan Company of Canada devenait une entreprise à charte installée à Toronto et avait repris le contrôle des œuvres de Kipling au Canada. Cette expansion a aidé à prévenir le développement d'une industrie indépendante de l'édition au Canada au cours des premières décennies du XXe siècle.

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Additional Information

ISSN
1911-0251
Print ISSN
0021-9495
Pages
pp. 139-162
Launched on MUSE
2007-03-08
Open Access
No
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