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Du BIT à la politique sociale européenne : les origines d'un modèle
Abstract

Abstract:

In the interwar period, the International Labour Office (ILO) aimed at economic integration in Europe with the assumption that a rationalisation process would be induced, thus stimulating economic growth and providing the necessary resources for widespread social reforms. When, after World War II, economic integration was actually initiated, the ILO hung on to this concept, whose influence can be seen in the treaties that established the European Communities. Consequently, those treaties are characterised by a strong faith in the positive impact of market dynamics and have very little social dimension, as they only aimed at improving manpower mobility and bolstering the competitiveness of the European labour market. Working in synergy with national interventionist policies in the 1950s and 1960s, this approach actually produced the results that had been anticipated in the interwar years. It contributed to growth in the post-WWII expansion period and played a part in the creation of the European welfare states. From the 1980s onwards, in a macroeconomic context growingly characterized by fiscal austerity and discipline, this approach nonetheless began to meet its limits, as it proved increasingly unable to ensure satisfactory employment levels.

Abstract:

Entre les deux guerres, le BIT poursuivit l'objectif d'intégration économique du Vieux Continent, dans le but de favori­ser la croissance, grâce à un processus de rationalisation, et ainsi de produire les ressources nécessaires pour la diffusion de réformes sociales. Quand, après la Seconde Guerre mondiale, l'intégration économique fut effectivement amorcée, le BIT contribua à faire prévaloir cette conception, qui imprégna fortement les traités des communautés européennes. Ces derniers reflètent donc une forte confiance dans l'effet positif des dyna­miques du marché et comportent une di­mension sociale très réduite, limitée à des mesures visant à stimuler la mobilité de la main-d'oeuvre et à rendre plus perfor­mant le marché du travail européen. En synergie avec les politiques intervention­nistes nationales, cette approche joua ef­fectivement le rôle envisagé dans l'entre-deux-guerres : elle contribua à alimenter la croissance des Trente Glorieuses et à permettre la construction des États-providence européens. À partir des an­nées 1980, dans un contexte caractérisé par des politiques macroéconomiques de plus en plus centrées sur la rigueur financière et la discipline budgétaire, elle a commencé pourtant à montrer toutes ses limites et son incapacité à garantir des niveaux satisfaisants d'emploi.



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