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Henri Beaulac et la modernisation de l'illustration pour la jeunesse au Québec
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Au début des années 1930, le jeune Henri Beaulac (1914-94) poursuit ses études au Séminaire Saint-Joseph de Trois-Rivières. Il exerce en parallèle des petits métiers qui avivent son attrait pour les arts graphiques et décoratifs. Il aurait notamment travaillé à l'atelier du photographe trifluvien Georges Héroux (Lepage 552). L'année 1935 marque un tournant dans sa carrière. Beaulac se voit tout d'abord confier la modernisation de la toilette typographique de l'hebdomadaire Le Bien public, deux ans après la reprise de la direction par Raymond Douville et Clément Marchand. Il conçoit le nouveau frontispice en première page et cinq bandeaux servant à délimiter les rubriques. Cette nouvelle mise en page est présentée aux lecteurs dans le numéro anniversaire du 12 septembre 1935. Le bandeau en première page sera utilisé jusqu'au dernier numéro de décembre 1970; les cinq autres seront remplacés l'un après l'autre entre 1937 et 1939. Aucune de ces compositions n'est signée, mais la contribution de Beaulac fait l'objet d'une mention dans l'éditorial en première page puis d'un entrefilet avec portrait photographié en deuxième page. La même année, Beaulac illustre également quatre livres, destinés à la jeunesse, pour Albert Lévesque, l'un des éditeurs de littérature moderne les plus dynamiques de Montréal. Deux hypothèses peuvent être avancées pour expliquer le rapprochement de Beaulac avec le milieu éditorial montréalais, sans qu'il soit possible à ce jour de confirmer l'une ou l'autre. Selon la première, Beaulac a pu faire la connaissance de Lévesque grâce à l'abbé Albert Tessier. Tessier est en effet un membre actif de la rédaction du Bien public, mais aussi un éminent professeur du Séminaire Saint-Joseph, où Beaulac vient de terminer ses études. Selon la deuxième, Beaulac a pu être introduit par Raymond Douville, ancien secrétaire de Lévesque et codirecteur du Bien public depuis 1933. Douville est de plus très proche de Bella Beaulac, la sœur aînée d'Henri, qu'il épouse en 1937. La jeune fille, dont le nom apparaît dans la liste de collaborateurs ponctuels mentionnée par Le Bien public dans l'éditorial du 12 septembre 1935, a-t-elle également joué un rôle? Si les circonstances précises de ces rencontres restent à élucider, Beaulac a de toute évidence été mis très tôt en contact avec d'importants représentants des milieux journalistiques et éditoriaux canadiens-français, situation dont il tire parti pour le lancement de sa carrière. En faisant ses premières armes aux Éditions Albert Lévesque, il apporte aussitôt une importante contribution à l'illustration pour la jeunesse, dans ses aspects à la fois techniques, stylistiques et iconographiques.

Quatre nouvelles références pour la jeunesse canadienne-française

Les quatre suites d'illustrations réalisées par Beaulac pour Lévesque comprennent un hors-texte, dix vignettes et quatre culs-de-lampe pour L'Évangile dans la vie scoute catholique du père franciscain Vincent (né Vincent Bélanger), six hors-texte pour Montcalm se fâche d'Harry Bernard, ainsi que trois bandeaux historiés pour La vie inspirée de Jeanne Mance de Pierre Benoît et La vie gracieuse de Catherine Tekakwitha de Juliette Lavergne. Ces quatre titres se destinent à la jeunesse canadienne-française, plus particulièrement aux adolescents, bien que les auteurs ne soient pas connus comme des spécialistes de ce secteur. Lévesque, qui souhaite publier des textes inédits, encourage en effet les écrivains de son temps à écrire pour le jeune public. Tous ces livres semblent avoir reçu une bonne réception. Seul L'Évangile dans la vie scoute catholique, paru hors-collection, n'a pas été réédité. En revanche, Montcalm se fâche, intégré à la série des « Romans historiques », est réédité en 1937 par les Éditions de l'Action canadienne-française, qui rachètent le fonds de la maison Albert L...



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