We are unable to display your institutional affiliation without JavaScript turned on.
Browse Book and Journal Content on Project MUSE
OR

Find using OpenURL

The Decivilizing Mission: Auguste Dupuis-Yakouba and French Timbuktu
Abstract

Auguste Dupuis (1865–1945) fut en 1895 l'un des fondateurs de la première mission chrétienne de Tombouctou. Il tomba rapidement amoureux de cette ville polyglotte musulmane et fut largement accepté par ses habitants, qui lui donnèrent le nom de ÇYakoubaé. En 1904, il abandonna sa carrière de missionnaire, se maria avec une femme du pays et devint interprète pour l'administration française, qui trouva en lui un intermédiaire précieux. Après la première guerre mondiale, Dupuis-Yakouba devint célèbre en France. En 1928, le grand reporter Albert Londres le dénomma Ç Yakouba le déciviliséé. La renommée de Dupuis-Yakouba pendant l'entre-deux-guerres était dû en grande partie au fait que sa vie et sa ville d'adoption, Tombouctou, servirent à des écrivains qui plaidaient pour une politique coloniale plus égalitaire et qui critiquaient l'idée de la supériorité de la civilisation occidentale. Le mot Çdéciviliséé, néologisme des années vingt, faisait partie de cette critique, qui trouvait un public plus large et plus réceptif que les historiens sont parfois enclins à supposer.

Auguste Dupuis (1865–1945) cofounded the first Christian mission in Timbuktu in 1895. He quickly fell in love with this polyglot Muslim town and was accepted by its inhabitants, who named him "Yakouba." In 1904 he abandoned his missionary career, married a local woman, and became an interpreter for the French administration, which found him a valuable intermediary. After World War I Dupuis-Yakouba's life story became well known in France, the celebrated reporter Albert Londres dubbing him "Yakouba le décivilisé" in 1928. In seeking to understand Dupuis-Yakouba's fame between the wars, this article suggests that his life—as well as his adopted hometown of Timbuktu—served a purpose for writers who favored a more egalitarian form of colonization and wished to criticize the idea of the superiority of Western civilization. The word décivilisé, a 1920s coinage, was an element in this critique, which had a broader and more sympathetic audience than historians sometimes suppose.



You must be logged in through an institution that subscribes to this journal or book to access the full text.

Shibboleth

Shibboleth authentication is only available to registered institutions.

Project MUSE

For subscribing associations only.