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Indian Women and the Division of Matrimonial Real Property on Canadian Indian Reserves

From: Canadian Journal of Women and the Law
Volume 18, Number 2, 2006
pp. 513-533 | 10.1353/jwl.2008.0000

Abstract

En dépit des succès remportés par le mouvement des droits des Autochtones et le mouvement des femmes dans la reconnaissance des droits de leurs membres respectifs au cours des trente dernières années, le sort des femmes qui ont le statut d'Indienne continue de laisser à désirer. Un domaine en particulier, celui du partage des biens immobiliers matrimoniaux situés dans des réserves, est source de problèmes majeurs pour les Indiennes, parce qu'elles n'ont pas pu compter sur les tribunaux pour obtenir un règlement juste et équitable à la suite d'un divorce. Plutôt que de recevoir un droit de co-propriété du bien matrimonial ou d'obtenir la possession exclusive de la résidence familiale, elles sont souvent forcées de régler pour une compensation monétaire et, parfois, pour aucune compensation. Cette situation résulte de la juridiction constitutionnelle du Parlement fédéral sur les « Indiens et les terres réservées aux Indiens » ainsi que de la Loi sur les Indiens qui font en sorte que les lois provinciales portant sur le partage des biens matrimoniaux ne s'appliquent pas dans les réserves.

Le présent article analyse les régimes matrimoniaux qui s'appliquent actuellement dans les réserves et énonce en quoi ces régimes ont empêché les tribunaux de promouvoir l'égalité entre les sexes dans la répartition des biens matrimoniaux situés dans des réserves au Canada. Vu l'importance accrue de ce domaine du droit dans les cercles universitaires et décisionnels, l'article sert d'introduction en présentant des données empiriques tirées d'une revue de la jurisprudence ainsi qu'un cadre théorique susceptible d'orienter des recherches futures.

Despite the successes of the Aboriginal rights movement and the women's movement in expanding their respective constituents' rights over the last thirty years, status Indian women continue to lag behind. One area, in particular, the division of matrimonial real property on reserves, has been a major problem for Indian women, as they have been unable to rely on the courts to receive a fair and equitable settlement during divorce proceedings. Rather than receiving a one-half interest in the matrimonial property or gaining interim exclusive possession of a matrimonial home, they are forced to settle for monetary compensation and, in some cases, no relief. This is a result of Parliament's constitutional authority over ''Indians, lands reserved for Indians'' and the Indian Act, which prevents provincial matrimonial property laws from applying to reserve land. This article examines the current property rights regime on reserves in Canada and discusses how it has hindered the courts' efforts to promote gender equality in the division of matrimonial real property on Canadian Indian reserves.

In light of the growing importance of this policy area in academic and policymaking circles, this article serves as an introductory piece, providing empirical evidence through a review of the jurisprudence and offering a theoretical framework for future research.



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