Canadian Broadcasting Corporation. Canada reads (Radio program)
Books and reading -- Canada.
Canadian literature -- Appreciation -- Canada.
Abstract:
CBC Radio One's "Canada Reads," which aims to select a work of Canadian literature "that all of Canada should read together," was first broadcast as a network special in 2002. This essay undertakes an ideological analysis of the cultural work that "Canada Reads" performs, focussing on the first three series and drawing upon original interviews with the show's producers, listeners, and cultural workers. The authors conceptualize the show as both a mass reading event and a media spectacle that reinforces the "blockbuster culture" of contemporary Canadian literary publishing. They also contend that the model of nation "imagined" by the content of "Canada Reads" is problematically, if predictably, conservative (bilingual and uncritically multicultural); however, the authors position this ideological limitation against the potential for creative resistance produced by the show's multiple modes of delivery.
Résumé:
L'émission de CBC Radio One intitulée Canada Reads qui choisit une œuvre littéraire canadienne « que tout le Canada devrait lire ensemble » a été diffusée pour la première fois lors d'un spécial du Réseau en 2002. Le présent article effectue une analyse idéologique des œuvres culturelles choisies pour l'émission en mettant l'accent sur les trois premières séries et en se servant d'entrevues originales avec les réalisateurs de l'émission, les auditeurs et les agents culturels. Les auteures conceptualisent l'émission comme un événement de lecture de masse et un spectacle médiatique renforçant la « culture de superproduction » de la publication littéraire canadienne contemporaine. Les auteures avancent que le modèle de nation qui est « imaginé » par le contenu de l'émission est problématiquement, mais de façon prévisible, conservateur (bilingue et aisément multiculturel). Toutefois, les auteures placent cette limite idéologique dans le contexte d'une résistance créatrice possible causée par les divers modes de délivrance de l'émission.
Disaster relief -- Ontario -- History -- 20th century.
Conservation of natural resources -- Government policy -- Ontario -- History -- 20th century.
Flood control -- Government policy -- Ontario -- History -- 20th century.
Abstract:
On Friday 16 October 1954, Hurricane Hazel generated flash floods in the watersheds surrounding Toronto. Flooding destroyed bridges, engulfed trailer parks and residential areas, and swept automobiles, trailers, cottages and homes into the strong current. In this essay, the authors explore the ways that the federal and provincial governments interacted with voluntary organizations and local governments to deal with the immediate crisis produced by Hazel's floods, and how they negotiated the lengthy process of restoration. The responses of those governments tell us much about the social and environmental assumptions as well as the political capacity of Canadian society in the mid-1950s. The federal and provincial governments immediately promised action, but then reluctantly became involved in reconstruction, leaving as much responsibility as possible to voluntary organizations and local governments. A tropical storm travelling through the province of Ontario was a relatively rare event, yet ultimately government officials did not respond to the Hazel disaster as a random, chance event. Instead, the conservation movement and local authorities pressured governments to see the hurricane flooding not as a natural disaster, but as a tragedy, which human decisions had helped precipitate, and which, in the future, human decisions might alleviate.
Résumé:
Le vendredi 16 octobre 1954, l'ouragan Hazel a produit des crues éclairs dans les bassins hydrographiques près de Toronto. Les inondations ont détruit des ponts, englouti des parcs pour caravanes et des zones résidentielles, et entraîné des automobiles, caravanes, chalets et maisons dans le courant fort. Dans le présent article, nous examinons de quelles façons les gouvernements fédéral et provincial ont interagi avec les organismes bénévoles et les gouvernements locaux pour traiter la crise immédiate causée par les inondations de l'ouragan Hazel et comment ils ont réalisé le long processus de remise en état. Les réactions de ces gouvernements nous donnent une bonne idée des valeurs sociales et environnementales ainsi que de la capacité politique de la société canadienne au milieu des années 1950. Les gouvernements fédéral et provincial promirent une action immédiate mais devinrent impliqués malgré eux dans le processus de reconstruction, passant le plus de responsabilité possible aux organismes bénévoles et gouvernements locaux. Une tempête tropicale traversant la province de l'Ontario était un événement relativement rare mais les représentants gouvernementaux ne traitèrent pas ce désastre comme un événement fortuit et peu commun. Au contraire, le mouvement écologique et les autorités locales firent des pressions sur le gouvernement pour que les inondations de l'ouragan Hazel soient perçues comme une tragédie plutôt qu'un désastre naturel, en affirmant que des décisions humaines avaient entraîné cet événement et que des décisions humaines différentes pourraient empêcher cet événement de se reproduire.
Salmon fishing -- Canada, Eastern -- History -- 19th century.
Abstract:
This essay deals with a group of late-nineteenth-century landscape paintings that were painted for members of the sportsmen's club movement, who leased salmon rivers in Atlantic Canada for sport fishing. In Canada, as elsewhere, the removal of Native rights to the animal world, through the introduction of policies and laws restricting hunting and fishing technologies and access, went hand in hand with the aesthetic appropriation of the environment as landscape. For this reason it can be argued that in picturing Atlantic Canada as the recreational landscape of these elite tourists—"a sportsman's paradise"—paintings of the region are also products of the history of Native exclusion from the Atlantic salmon fishery. Thus they provide a point of access to the complex history of Native-settler interaction for public art galleries in Canada currently involved in the incorporation of Native North American material into the existing public narrative of Canadian art.
Résumé:
Le présent article porte sur un groupe de peintures paysagistes du dernier quart du XIXe siècle qui ont été réalisées par des membres du mouvement des clubs de sportifs qui louaient des rivières à saumon dans le Canada atlantique pour faire de la pêche récréative. Au Canada, comme ailleurs, la suppression résultante des droits autochtones au monde animal—par l'introduction de politiques et lois restreignant les technologies et l'accès à la chasse et à la pêche—est allée de pair avec l'affectation esthétique de l'environnement comme paysage. Pour cette raison, on peut avancer qu'en montrant le Canada atlantique comme le paysage récréatif de ces touristes d'élite (un paradis des sportifs), les peintures de cette région sont également un produit de l'histoire de l'exclusion autochtone des pêches au saumon atlantique. Ces peintures fournissent donc un point d'accès à l'histoire complexe des interactions entre les Autochtones et les colons pour les galeries d'art publiques au Canada qui essaient présentement d'incorporer du matériel autochtone nord-américain dans le récit public actuel de l'art canadien.
Hockey -- Social aspects -- Canada -- History -- 20th century.
Violence in sports -- Canada -- History -- 20th century.
Masculinity in sports -- Canada -- History -- 20th century.
Ottawa Silver Seven (Hockey team)
Montreal Wanderers (Hockey team)
Abstract:
This case study of violence and masculinity in Canadian hockey examines newspaper reports of matches involving the Ottawa Silver Seven and the Montreal Wanderers during the 1907 season. It analyzes media narratives of rough and aggressive hockey in relation to gender and class identities in late-nineteenth- and early-twentieth-century Canada. Newspapers created hockey narratives that combined elements of "brutal butchery" and "strenuous spectacle." These narratives spoke to different ways of experiencing and enjoying hockey, to tensions within public perceptions of the sport, and to a wider ambivalence about violence in the game. Depictions of "brutal butchery" combined outrage and fascination; accounts of "strenuous spectacle" portrayed violence as part of an absorbing, aggressive, masculine display. Ideals of respectable, middle-class masculinity and rough, working-class masculinity co-existed within accounts of fast, skilled, rugged, hard-hitting hockey. The danger, physicality, and competitiveness of "strenuous hockey" also cultivated and reinforced standards of passionate manhood and primitive masculinity during this time period. By evaluating key issues surrounding violence, gender, and class in early hockey, this article addresses important gaps in the study of Canadian sport history and the analysis of hockey and Canadian popular culture. In particular, it begins to answer the need for careful, focussed case studies that examine hockey violence in a historical context.
Résumé:
Cette étude de cas sur la violence et la masculinité dans le hockey canadien examine des articles de journaux sur des joutes des Silver Seven d'Ottawa et des Wanderers de Montréal pendant la saison de 1907. On examine les récits des médias décrivant des joutes brutales et agressives par rapport aux facteurs de sexe et de classe vers la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle au Canada. Les journaux ont publié des articles sur le hockey qui combinaient des éléments de « boucherie » et de « spectacle vigoureux ». Ces récits décrivaient différentes façons de vivre et d'apprécier le hockey, diverses perceptions du public vis-à-vis ce sport ainsi qu'un sentiment plus vaste d'ambivalence concernant la violence au hockey. Des descriptions de « boucherie » étaient combinées avec des sentiments d'outrage et de fascination, des récits de « spectacle vigoureux » illustrant la violence comme faisant partie de ce jeu masculin absorbant et agressif. Des idéaux de masculinité respectable/classe moyenne et de masculinité brutale/classe ouvrière coexistaient avec des récits de joutes de hockey rapides, compétentes, vigoureuses et acharnées. Le danger, le caractère physique et l'aspect concurrentiel du « hockey vigoureux » ont également cultivé
et consolidé des normes de virilité passionnée et de masculinité primitive à cette époque. En évaluant des points importants concernant la violence, le sexe et la classe dans les débuts du hockey, cet article couvre des points importants qui n'ont pas été traités dans l'étude de l'histoire du sport au Canada et l'analyse du hockey et de la culture populaire canadienne. En particulier, l'article comble un besoin d'étudier soigneusement et de façon détaillée la violence au hockey dans un contexte historique.
Though the story of the Royal Ontario Museum's founding usually deals with Charles Trick Currelly and Sir Edmund Walker as the diarchy, it is also possible to rethink this figuration and place George Crofts also at the centre of the ROM's history. His selfless collecting on behalf on the museum gave it a clear lead in establishing itself as a repository of East Asian objects. All these men exploited the arrangements made possible by a global empire, another factor in the ROM's rise to cultural prominence. The linkages between their various activities show us a work-in-progress, a case study of the ways in which institutions embody from their beginning the questions of ownership and provenance that continue to concern cultural collectors.
Résumé:
Bien que la fondation du Musée royal de l'Ontario soit généralement associée à la dyarchie de Charles Trick Currelly et Sir Edmund Walker, on pourrait réviser cette figuration pour inclure George Crofts au centre de l'histoire du MRO. Sa généreuse collecte d'artéfacts pour le Musée permit à celui-ci de devenir un chef de file dans la collection d'objets de l'Asie de l'Est. Tous ces hommes profitèrent des circonstances créées par un empire global (un autre facteur qui a placé le MRO sur un piédestal culturel). Les liens entre leurs diverses activités nous montrent une œuvre en cours d'élaboration—une étude de cas illustrant les façons dont les établissements incorporaient dès le début les questions de propriété et de provenance qui continuent d'intéresser les collecteurs culturels modernes.
A shared concern with the nature of moral agency in modernity makes George Grant a useful interlocutor for Charles Taylor. Taylor sees human agency as constituted by moral affirmations, as given in the process he calls "strong evaluation." He examines the "moral sources," including reason, nature, and God, that inform the modern identity, explaining "technological society" in light of these affirmations. Grant's analysis of technology shares much with Taylor's, but underlines the irreducibility of technological civilization's "will to mastery" to any of Taylor's moral goods. This "will" is a distinctive and constitutive affirmation of modern agents (akin to a Taylorian "source"); but it is fundamentally amoral and, indeed, corrosive of morality. Reading Grant thus offers an important corrective to Taylor's historical account of affirmation in modernity, while challenging his theory of identity as necessarily constituted by moral goods.
Résumé:
Une préoccupation commune au sujet de la nature du mandat moral dans la modernité fait de George Grant un interlocuteur pratique pour Charles Taylor. M. Taylor croit que le mandat humain est constitué d'affirmations morales, telles que données lors du processus qu'il appelle « une forte évaluation ». Il examine les « sources morales », y compris la raison, la nature et Dieu, qui informent l'identité moderne, expliquant la « société technologique » d'après ces affirmations. L'analyse de la technologie de M. Grant a beaucoup en commun avec celle de M. Taylor mais met l'accent sur l'incompressibilité de la volonté de maîtriser de la civilisation technologique comparativement aux produits moraux de M. Taylor. Cette « volonté » est une affirmation distincte et constitutive des agents modernes (similaire à une source taylorienne) mais elle est fondamentalement immorale et même un agent corrosif de la moralité. En lisant les écrits de M. Grant, on peut donc corriger le compte rendu historique de l'affirmation de la modernité de M. Taylor tout en questionnant sa théorie sur l'identité qui est nécessairement constituée de produits moraux.
Hilda Neatby (1904-76), long-time professor of history at the University of Saskatchewan, came into her own during the 1950s. A member of the Massey Commission, which reported in 1951, and author of So Little for the Mind (1953), a critique of progressive education, she acquired a high profile based on both of these endeavours. This essay argues that, in her concept of nationhood, her intellectual seriousness, and her posture of moral leadership, Neatby exemplified traits widely shared among others of her generation, and that these traits were manifested as her generation came into its own in the 1950s. The essay reflects on the significance of the decade, partly on the basis of the author's own experience.
Résumé:
Hilda Neatby (1904-1976), professeure d'histoire pendant longtemps à l'université de la Saskatchewan, se fit connaître dans les années 1950. Membre de la Commission Massey qui présenta son rapport en 1951 et auteure de So Little for the Mind, une critique de l'enseignement progressif publiée en 1953, elle se tailla une réputation à partir de ces deux activités. Le présent article avance qu'avec son concept d'esprit national, sa gravité intellectuelle et sa position de leadership moral, Mme Neatby présentait des traits qui étaient partagés par beaucoup d'autres personnes de sa génération dans les années 1950. L'article se penche sur l'importance de cette décennie en se fondant en partie sur l'expérience de l'auteur.