Africa: journal of the International African Institute

Africa: The Journal of the International African Institute
Volume 76, Number 1, 2006

CONTENTS

    Pitcher, M. Anne.
    Askew, Kelly Michelle.
  • African Socialisms and Postsocialisms
    [Access article in PDF]
    Subject Headings:
    • Post-communism -- Africa.
    • Socialism -- Africa -- History.
    • Africa -- Politics and government -- 1960-

In and Out of Tune with Socialist Welfare

    Askew, Kelly Michelle.
  • Sung and Unsung: Musical Reflections on Tanzanian Postsocialisms
    [Access article in PDF]
    Subject Headings:
    • Nyerere, Julius K. (Julius Kambarage), 1922-1999 -- Songs and music -- History and criticism.
    • Tanzania -- Politics and government -- 1964-
    • Post-communism -- Tanzania.
    • Socialism -- Tanzania -- History.
    Abstract:
      On 14 October 1999, Julius Kambarage Nyerere, the first president of the United Republic of Tanzania, died in a London hospital. In Tanzania, musical bands throughout the country reacted to the news by composing scores of lamentation songs (nyimbo za maombolezo) that mourned his passing and assessed his contributions to the country he helped to create. While elsewhere in the world Nyerere is affiliated with the 'African socialist' platform termed Ujamaa that he theorized in his political writings and instituted during his tenure as president, these lamentation songs are notably silent on the topic of socialism. This silence indicates the ambiguity with which Tanzanians today relate to their socialist past. As a necessary prelude to analysis of the nyimbo za maombolezo, this article explores the practices, policies and values promoted in Tanzanian socialisms (mainland and Zanzibar) and in the postsocialist present. Competing rhetorics are revealed in these musical constructions of the 'Father of the Nation' and, by extension, the Tanzanian nation itself.
    Résumé:
      Le 14 octobre 1999, Julius Kambarage Nyerere, premier président de la République unie de Tanzanie, décédait dans un hôpital londonien. Partout en Tanzanie, les groupes de musique ont réagi à la nouvelle en composant des chants de lamentations (nyimbo za maombolezo) qui pleuraient sa disparition et dressaient un bilan de ce qu'il avait apporté au pays qu'il avait aidé à créer. Alors qu'ailleurs dans le monde on associe Nyerere à la plate-forme «socialiste africaine» appelée Ujamaa qu'il a théorisée dans ses écrits politiques et instituée durant son mandat de président, ces chants de lamentations sont remarquablement silencieux sur le thème du socialisme. Ce silence révèle l'ambiguïté des rapports que les Tanzaniens entretiennent aujourd'hui avec leur passé socialiste. En prélude nécessaire à l'analyse des nyimbo za maombolezo, cet article examine les pratiques, les politiques et les valeurs promues dans les socialismes tanzaniens (partie continentale et Zanzibar) et dans le postsocialisme actuel. Des rhétoriques rivales se révèlent dans les constructions musicales du «Père de la Nation» et, par extension, de la nation tanzanienne elle-même.
    Eaton, David.
  • Diagnosing the Crisis in the Republic of Congo
    [Access article in PDF]
    Subject Headings:
    • Congo (Brazzaville) -- Politics and government -- 1960-
    • Congo (Brazzaville) -- History -- Civil War, 1997.
    • Post-communism -- Congo (Brazzaville)
    • Democratization -- Congo (Brazzaville)
    Abstract:
      In 1991 in the Republic of Congo, a sovereign national conference in Brazzaville inaugurated a peaceful transition from socialist one-party government to multi-party democracy. The pluralization of public voices in the newly liberalized country – in religious movements, political parties and independent presses – expressed new conditions of understanding about the nation and its affairs. At the same time, local networks and categories of perception inflected geopolitical pressures from foreign powers into quasi-ethnic divisions in competition for power through government representation. Subsequent conflict over contested elections sparked devastating civil war in 1997 and resulted in the return to power of the former socialist leadership.

      Given the uncertainties – indeed, the crises of institutions and of knowledge – during these times, how did Congolese diagnose the troubles through which the country passed? This article examines how national and socialist ideals and practices were evoked and reinterpreted to this end in public discourse through idioms of family, affliction, spiritual power and the living body. These modes of speech and action give evidence of longer-term continuities in the region's political imaginations, as these incorporated changes brought by ongoing involvement in larger modern worlds.

    Résumé:
      En 1991, dans la République du Congo, une conférence nationale souveraine inaugurait à Brazzaville une transition pacifique du gouvernement socialiste à parti unique vers une démocratie pluripartite. La pluralisation de la parole publique dans le nouveau pays libéralisé, au sein des mouvements religieux, des partis politiques et de la presse indépendante, a exprimé de nouvelles conditions d'interprétation de la nation et de ses affaires. Dans le même temps, des réseaux locaux et catégories de perception ont altéré les pressions géopolitiques des puissances étrangères en divisions quasi-ethniques en concurrence pour le pouvoir à travers la représentation du gouvernement. Le conflit surgi au lendemain des élections contestées a déclenché la terrible guerre civile de 1997 et débouché sur le retour au pouvoir des anciens dirigeants socialistes.

      Compte tenu des incertitudes (tout particulièrement les crises des institutions et de la connaissance) au cours de cette période, comment les Congolais ontils diagnostiqué les troubles que le pays a traversés? Cet article examine la manière dont les pratiques et idéaux nationaux et socialistes ont été évoqués et réinterprétés à ces fins dans le discours public à travers des idiomes de la famille, de l'affliction, du pouvoir spirituel et du corps vivant. Ces modes d'expression et d'action témoignent de continuités à long terme dans les imaginations politiques de la région, comme ces changements incorporés résultant d'une participation continue dans des mondes modernes plus vastes.

Rhetorics of Dissidence in the Era of Liberalization

    Watson, Elizabeth E.
  • Making a Living in the Postsocialist Periphery: Struggles between Farmers and Traders in Konso, Ethiopia
    [Access article in PDF]
    Subject Headings:
    • Social conflict -- Ethiopia -- Konso.
    • Konso (African people) -- Land tenure.
    • Konso (Ethiopia) -- Social conditions.
    • Ethiopia -- Politics and government -- 1991-
    Abstract:
      This article explores the experience of one village in Ethiopia since the overthrow of the Marxist-Leninist Derg regime in 1991. The new government introduced policies that have much in common with those dominating the international geopolitical scene in the 1990s and 2000s. These include an emphasis on democracy, grassroots participation and, to some extent, market liberalization. I report here on the manifestations of these policy shifts in Gamole village, in the district of Konso, once remote from the political centre in Addis Ababa but now expressing its identity through new federal political structures. Traditional power relations between traders and farmers in Gamole have been transformed since 1991 as the traders have exploited opportunities to extend trade links, obtain land and build regional alliances through participation in the Ethiopian Orthodox Church. They have appropriated the discourse of democracy to challenge their traditional position of subordination to the farmers – and this, in turn, has led to conflict. While these changes reflect the postsocialist transition, they can also be seen as part of a continuing process of change brought about by policies of reform in land tenure, the church and the state, introduced during the Derg period. These observations at a local level in Ethiopia provide insights into the experiences of other states in postsocialist transition.
    Résumé:
      Cet article examine l'expérience d'un village en Éthiopie depuis le renversement du régime marxiste-léniniste Derg en 1991. Le nouveau gouvernement a introduit des politiques qui ont beaucoup en commun avec celles qui ont dominé la scène géographique internationale dans les années 1990 et 2000. Parmi elles figurent l'importance accordée à la démocratie, à la participation populaire et, dans une certaine mesure, à la libéralisation du marché. L'article traite des manifestations de ces changements de politique dans le village de Gamole, dans le district de Konso, autrefois éloigné du centre politique d'Addis Ababa mais exprimant aujourd'hui son identité à travers de nouvelles structures politiques fédérales. Les relations traditionnelles de pouvoir entre commerçants et paysans à Gamole ont évolué depuis 1991, les commerçants ayant exploité des opportunités pour étendre leur réseau de relations commerciales, obtenir des terres et former des alliances régionales à travers leur participation dans l' Église orthodoxe éthiopienne. Ils se sont appropriés le discours de la démocratie pour remettre en cause leur position traditionnelle de subordination aux paysans, ce qui a, à son tour, entraîné un conflit. Même si ces changements reflètent la transition postsocialiste, on peut aussi les considérer comme faisant partie d'un processus de changement continu amené par les politiques de réforme agraire, de l' Église et de l' État, introduites durant la période du Derg. Ces observations au niveau local en Éthiopie permettent de mieux comprendre les expériences d'autres États en transition postsocialiste.
    Pitcher, M. Anne.
  • Forgetting from Above and Memory from Below: Strategies of Legitimation and Struggle in Postsocialist Mozambique
    [Access article in PDF]
    Subject Headings:
    • Memory -- Social aspects -- Mozambique.
    • Neoliberalism -- Mozambique.
    • Mozambique -- Politics and government --1994-
    • Mozambique -- Social conditions -- 1975-
    Abstract:
      This article examines two opposing strategies – one used by government officials and businesses, the other expressed by urban workers – that have emerged in postsocialist Mozambique. On the one hand, government officials and businesses have pursued a deliberate strategy of what several writers in other contexts have called 'organized forgetting', whereby they seek to airbrush the socialist past from history. They have revised the country's ideological orientation, built new coalitions of support among domestic and internal investors, and remade the ruling party's legitimacy following the abandonment of socialism and the transition to a free-market democracy. On the other hand, some urban workers have revived and repackaged the language of socialism to protest against the effects of neo-liberalism. Relying on collective and individual memories of socialism, they denounce 'exploitation', 'recolonization', 'injustice' and 'inequality' as they struggle to understand, resist or modify the impact of structural adjustment and privatization. I argue that, although the end of socialism has allowed a plurality of voices to surface in Mozambique, such discursive pluralism is characterized by increasing power inequities. The consolidation of capital and the ideological pronouncements that accompany it may ultimately silence the now dissident language of the socialist past.
    Résumé:
      Cet article examine deux stratégies opposées, l'une utilisée par les fonctionnaires et les entreprises, l'autre exprimée par les travailleurs urbains, qui sont apparues dans le Mozambique postsocialiste. D'un côté, les fonctionnaires et les entreprises ont poursuit une stratégie délibérée de ce que plusieurs auteurs dans d'autres contextes ont appelé l'«oubli organisé», dans laquelle ils cherchent à effacer de l'histoire le passé socialiste. Ils ont révisé l'orientation idéologique du pays, formé de nouvelles coalitions de soutien parmi les investisseurs domestiques et internes, et refait la légitimité du parti au pouvoir après l'abandon du socialisme et la transition vers une démocratie de marché. De l'autre côté, certains travailleurs urbains ont relancé et mis à jour le langage du socialisme pour protester contre les effets du néolibéralisme. S'appuyant sur les mémoires collectives et individuelles du socialisme, ils dénoncent l'«exploitation», la «recolonisation», l'«injustice» et l'«inégalité», alors qu'ils s'évertuent à comprendre ou à modifier l'impact de l'ajustement structurel et de la privatisation, ou à y résister. L'article soutient que, bien que la fin du socialisme ait permis l'émergence d'une pluralité de la parole au Mozambique, ce pluralisme discursif se caractérise par un accroissement des inégalités de pouvoir. La consolidation du capital et les déclarations idéologiques qui l'accompagnent risquent à terme de réduire au silence le langage aujourd'hui dissident du passé socialiste.
    Monson, Jamie.
  • Defending the People’s Railway in the Era of Liberalization: TAZARA in Southern Tanzania
    [Access article in PDF]
    Subject Headings:
    • Tanzania-Zambia Railway Authority -- History.
    • Tanzania-Zambia Railway Authority -- Public opinion.
    • Neoliberalism -- Tanzania.
    • Tanzania -- Economic conditions -- 1964-
    • Public opinion -- Tanzania.
    Abstract:
      When the services of the TAZARA railway in Tanzania were threatened with cutbacks in the 1980s and 1990s, rural community leaders wrote petitions of protest to district-level officials. In these petitions, they complained that railway decision-making was being guided by profit-making rather than nationbuilding priorities in response to pressure from the IMF and the World Bank. The railway had abandoned its original role as a servant of the people, they argued, employing the language of socialism, nationhood and pan-African solidarity that had been utilized by the state during the construction era in the 1970s. Yet the railway services sought by these local communities had facilitated their own entry into profit-seeking behaviour as entrepreneurs in the TAZARA corridor. The transition from socialism to liberalization along the TAZARA railway was therefore a negotiated process in which the meaning of concepts such as 'privatization', 'profit' and 'freedom' were contested.
    Résumé:
      Lorsque les services ont été menacés de réduction sur la ligne ferroviaire TAZARA en Tanzanie dans les années 1980 et 1990, les responsables ruraux ont organisé des pétitions pour protester auprès des fonctionnaires de district. Dans ces pétitions, ils se plaignaient de ce que les prises de décision en matière ferroviaire étaient guidées par le profit et non par des priorités de formation de la nation en réponse aux pressions du FMI et de la Banque mondiale. Selon eux, les chemins de fer avaient abandonné leur rôle originel de serviteur du peuple, employant le langage du socialisme, du sentiment national et de la solidarité panafricaine qu'avait utilisé l' État pendant sa période de construction dans les années 1970. Or, ce sont les services ferroviaires sollicités par ces communautés locales qui ont facilité leur propre adoption d'un comportement de recherche du profit en tant qu'entrepreneurs dans le couloir TAZARA. La transition du socialisme vers la libéralisation le long de la voie ferrée TAZARA était par conséquent un processus négocié au sein duquel la signification de concepts tels que «privatisation», «profit» et «liberté» était contestée.



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