restricted access Échanges des signaux électriques humains et de la poétique de l'art immersif

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Échanges des signaux électriques humains et de la poétique de l’art immersif BRÉSIL Diana DOMINGUES Diana Domingues, artiste brésilienne, est chercheure senior au National Council of Science and Technology - CNPq et au CAPES. Elle dirige le LART (Laboratory of Research on Art and Technoscience). Elle est professeure au Graduate Biomedical Engineering program at FGA – Gama, Université de Brasília. Ses œuvres ont été exposées dans plusieurs pays : France, Canada, Angleterre, Suède, Italie, Allemagne, États-Unis, Argentine, Mexique, Grèce, Pérou, etc., et ses articles ont été publiés à l’international. BRÉSIL Günther J.L. GERHARDT Günther J.L. Gerhardt est professeur et chercheur à UFGRS, Université fédérale du Rio Grande do Sul, et au Département de chimie et de physique, laboratoire Wavelets, Université de Caxias do Sul, Brésil. Il analyse les biosignes et les bioséquénces (EEG en particulier, ainsi que l’ADN). Il travaille également avec des séries de bruits magnétiques Barkhausen à l’aide des outils appropriés. Ils s’intéresse en particulier aux outils facilitant la recherche de modèles et de périodicités dans les bioséquences. La «  vision Aarau » et la révolution de l’interface À l’âge de 16 ans, Einstein a eu «  la vision Aarau ». Comme Achille qui essaie d’attraper la tortue, il s’est imaginé essayant de dépasser la vitesse de l’onde lumineuse. Aucun résultat non plus. Pourquoi  ? Parce que l’onde lumineuse le fuyait constamment. Quelle que fût sa propre vitesse, il était toujours au centre d’une bulle de lumière à vitesse constante. Ce fut le début de l’une des plus grandes révolutions en physique – la révolution de l’interface. Einstein pensait comme un gamin accro de l’ordinateur, un fan des jeux vidéo. Otto E. Rössler,« The Gulliver Effect », 2000 À l’âge postbiologique, la condition humaine est sans doute davantage rehaussée grâce aux interfaces et à la communication avec des systèmes artificiels complexes. Des recherches transversales dans le domaine de l’informatique, de la biologie, de l’ingénierie, de la communication, des arts, de la médecine, de l’anthropologie, de la physique, de la psychologie, de la physiologie, des sciences cognitives et d’autres disciplines configurent un autre encadrement de la relation entre l’être humain et 122 Bioart l’environnement. Nous sommes complètement immergés dans les effets du biofeedback et de la rétroaction technique, qui mènent à de nouvelles formes de symbiose avec les technologies numériques interactives. Par conséquent, l’une des questions les plus excitantes pour le cyberart et pour le domaine naissant du bioart incite à repenser les limites corporelles, la conception de l’espace et la dialectique monde artificiel  /  monde réel. Stephen Wilson affirme que « certains analystes prévoient que le xxie siècle sera “le siècle de la biologie” » (Wilson, 2002, p. 55-57). La bio-informatique est le domaine de l’informatique qui approfondit la question de l’interface mettant en relation l’homme et l’ordinateur ainsi que la problématique de « l’usage de l’ordinateur pour l’acquisition, l’analyse et la récupération des données biologiques ». De Rosnay (2000) propose le terme biotique, qui signifie la fusion entre biologie et informatique. Dans un tel domaine, les nouveaux composants et circuits électroniques, le software et les interfaces (puces, biotransistors) ainsi que d’autres composants électroniques créent des interfaces d’interaction entre les êtres humains, les ordinateurs et les réseaux. L’auteur met en évidence le milieu humide utilisé par les dispositifs biologiques et informatiques qui permettent des comportements complexes grâce aux connexions entre les environnements réels et virtuels. Ascott (cité par Malina, 1997, p. 226) avance la théorie selon laquelle le feedback des corps et des environnements génère des « réalités humides1 » entre le carbone et le silicium. Notre analyse révèle le fait que les biocapteurs, employés en biophysique, sont capables de mesurer les signaux transmis par les corps lors de l’échange de l’information avec le monde extérieur à l’aide des ondes électriques générées par les mouvements oculaires dans le but de connecter le corps à un paysage virtuel immersif. Le système humide artificiel réagit comme un système vivant ou un corps couplé à un paysage virtuel immersif. Dans le domaine des...


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