restricted access Introduction
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© 2006 – Presses de l’Université du Québec Édifice Le Delta I, 2875, boul. Laurier, bureau 450, Québec, Québec G1V 2M2 • Tél.: (418) 657-4399 – www.puq.ca Tiré de: Biologie de l’allaitement, M. Beaudry, S. Chiasson et J. Lauzière, ISBN 2-7605-1395-5 • D1395N Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation réservés I N T R O D U C T I O N Un peu d’histoire  Changement de culture : une période creuse pour l’allaitement 3  Recréer une culture d’allaitement 6 Échanges mondiaux 6 Voix des femmes 8 Mobilisation croissante et reconnaissance scientifique en faveur de l’allaitement 8  Cet ouvrage en contexte 10  Références 12 © 2006 – Presses de l’Université du Québec Édifice Le Delta I, 2875, boul. Laurier, bureau 450, Québec, Québec G1V 2M2 • Tél.: (418) 657-4399 – www.puq.ca Tiré de: Biologie de l’allaitement, M. Beaudry, S. Chiasson et J. Lauzière, ISBN 2-7605-1395-5 • D1395N Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation réservés L’allaitement existait avant même qu’il y ait des traces d’humanité sur la Terre. Longtemps essentiel à la survie de notre espèce, il a été le premier mode d’alimentation des nouv eau-nés. Dans la plupart des cas, le bébé était allaité par sa mère, parfois par une nourrice. L ’allaitement était alors le mode d’alimentation normal d’un nouv eau-né, la norme sociale. À l’échelle de l’humanité, ce n’est que très récemment, c’est-à-dire pendant les années de l’après-guerre, que sa pratique a presque été abandonnée dans plusieurs sociétés industrialisées. Ce quasi-abandon a tout de même été freiné et, depuis le déb ut des années 1970, on observ e un important regain d’intérêt envers sa pratique. Après une brève mise en conte xte de la période creuse de l’allaitement, nous tenterons d’e xpliquer la remontée qui se poursuit. CHANGEMENT DE CULTURE : UNE PÉRIODE CREUSE POUR L’ALLAITEMENT Diverses tentatives d’utiliser le lait d’autres espèces animales ou d’autres aliments pour remplacer l’allaitement ont probablement toujours e xisté. Elles ont sans doute surgi d’abord dans des situations d’urgence, par exemple lors du décès de la mère. Leur échec est abondamment illustré à tra vers le temps par les di vers objets spéciaux qui serv aient de contenants nour riciers trouvés enterrés avec soin auprès des bébés qu’on n’avait pas réussi à sauver. Ces tentatives étaient de plus en plus fréquentes à partir de la révolution industrielle. Au début du XXe siècle, de meilleures connaissances en matière d’hygiène et de nutrition et la possibilité de f abriquer des tétines en caoutchouc ont facilité la mise au point de substituts du lait maternel et leur utilisation, surtout dans les pays industrialisés. Cette utilisation s’accompagnait de taux de mortalité inf antile effarants. Ainsi, entre 1889 et 1896, environ 88% des nouveau-nés à la crèche de l’hôpital de la Miséricorde de Montréal mouraient dans leur première année 1 ; ces enfants n’étaient pas allaités. Entre 1921-1925, les taux de mortalité inf antile au Québec se maintenaient au-dessus de 120 pour 1000 naissances vi vantes, alors qu’en Ontario ils étaient autour de 80 et pour l’ensemble du Canada, autour de 1002. La grande majorité mouraient des suites de diarrhées et autres © 2006 – Presses de l’Université du Québec Édifice Le Delta I, 2875, boul. Laurier, bureau 450, Québec, Québec G1V 2M2 • Tél.: (418) 657-4399 – www.puq.ca Tiré de: Biologie de l’allaitement, M. Beaudry, S. Chiasson et J. Lauzière, ISBN 2-7605-1395-5 • D1395N Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation réservés 4 Biologie de l’allaitement – Le sein  Le lait  Le geste maladies infectieuses. Les médecins du Québec à l’époque s’entendent pour dire que l’alimentation artificielle est le principal responsable de la surmortalité infantile2 : Pour les médecins des trois premières décennies du XXe siècle, il ne f ait aucun doute...


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