restricted access Annexe 1. L'approche systémique ou le modèle de DUNLOP (1958)
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© 2003 – Presses de l’Université du Québec Édifice Le Delta I, 2875, boul. Laurier, bureau 450, Sainte-Foy, Québec G1V 2M2 • Tél. : (418) 657-4399 – www.puq.uquebec.ca Tiré de : La convention collective, Jean-Claude Bernatchez, ISBN 2-7605-1242-8 A N N E X E 1 L’APPROCHE SYSTÉMIQUE OU LE MODÈLE DE DUNLOP (1958) L’un des modèles les plus utilisés pour saisir l’environnement de la convention collective est sans contredit le modèle de Dunlop (1958). Un syst ème de relations industrielles doit être considéré comme un sous-système d’une société industrielle, de la même façon que le système économique peut être considéré comme un sous-système d’une société globale. Ainsi, la société est subdivisée en plusieurs sous-systèmes différents, ayant chacun leur domaine propre, mais participant ensemble à la société globale. D’un sous-système à l’autre, il y a des liens évidents et des fronti ères communes qui, à l’occasion, peuvent être difficiles à départager. Le caractère d’une société peut influencer les relations de travail dans l’entreprise. Si un régime politique dictatorial détient le pouvoir, les conditions de travail dans les organisations seront plus imposées que négociées. La réciproque est aussi vraie. Il est en effet possible de concevoir que la qualité des relations de travail soit telle qu’elle bouleverse le rapport traditionnel de forces entre les représentants des employeurs et des employés. Si les relations employeur-syndicat et les conflits se politisent , il est possible que des tensions naissent au niveau de la société dans 426 LA CONVENTION COLLECTIVE© 2003 – Presses de l’Université du Québec Édifice Le Delta I, 2875, boul. Laurier, bureau 450, Sainte-Foy, Québec G1V 2M2 • Tél. : (418) 657-4399 – www.puq.uquebec.ca Tiré de : La convention collective, Jean-Claude Bernatchez, ISBN 2-7605-1242-8 son ensemble. Qui n’a pas eu l’occasion d’être, comme citoyen, et avec raison, préoccupé par des conflits industriels dans des secteurs tels que la police, les pompiers, les hôpitaux ou l’hydroélectricité ? 1.1. STRUCTURE DES RELATIONS INDUSTRIELLES (DUNLOP) Selon Dunlop (1958), un système de relations industrielles est composé de deux éléments essentiels : les acteurs, d’une part, et le contexte, d’autre part. Les acteurs forment trois catégories distinctes : les employeurs et leurs représentants, les travailleurs et leurs représentants et, finalement le groupe des tiers ou les pouvoirs publics. Les deux premières catégories sont aussi appelées les parties patronale et syndicale. Le contexte dans lequel évoluent les acteurs comprend les aspects suivants : les caractéristiques techniques de l’endroit de travail, le contexte économique (ou les contraintes budgétaires) et la distribution du pouvoir dans la société. Ce contexte est donc un ensemble de conditions objectives s’imposant aux acteurs et dont chacun doit tenir compte dans ses relations avec ses partenaires. 1.2. L’ÉLABORATION DES NORMES Les acteurs établissent des normes qui régissent leurs rapports. Il existe une grande variété de voies pour élaborer ces normes : 1. L’employeur peut être en position de le faire seul ; 2. Les pouvoirs publics peuvent avoir le rôle prépondérant sans qu’aucune participation des travailleurs ou des employeurs ne soit requise ; 3. Les travailleurs peuvent exercer le premier rôle dans leur détermination ; 4. L’employeur et les travailleurs peuvent les élaborer en collaboration mutuelle ; 5. Les trois catégories d’acteurs peuvent intervenir dans ce processus. Les normes formulées dans chaque système de relations industrielles dépendent des problèmes qui s’y posent, lesquels dépendent à leur tour du contexte général des négociations. Évidemment, les normes auxquelles on se réfère le plus souvent sont représentées par la convention collective . Le contenu général des relations industrielles est de toute évidence lié à un environnement ou à un contexte donné. C’est donc le jeu de la ANNEXE 1 — L’APPROCHE SYSTÉMIQUE OU LE MODÈLE DE DUNLOP 427© 2003 – Presses de l’Université du Québec Édifice Le Delta I, 2875, boul. Laurier, bureau 450, Sainte-Foy, Québec G1V 2M2 • Tél. : (418) 657-4399 – www.puq.uquebec.ca Tiré de : La convention collective, Jean-Claude Bernatchez...


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