restricted access Part 2 : Entrepreneurs, organisations et milieux territoriaux : La capacité à développer de la connaissance
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ENTREPRENEURS, ORGANISATIONS ET MILIEUX TERRITORIAUX La capacité à développer de la connaissance L’économie de la connaissance ne peut être l’affaire que d’humains. Les technologies d’information et de communication (TIC) peuvent faciliter la transmission et le traitement de l’information, mais cette dernière n’est pas la connaissance . Seul l’esprit humain peut combiner les connaissances antérieures et l’information nouvelle pour en tirer, par exemple, stratégies, innovations ou décisions. Dans le cas de l’entrepreneuriat en économie de la connaissance, les humains et donc les acteurs sont d’abord les entrepreneurs, ensuite les organisations formées avant tout d’employés et d’autres parties prenantes, et enfin les milieux ou les autres acteurs en relation avec ces derniers . Évidemment, ces différents acteurs doivent faire face à deux contraintes, soit leur position et l’état de l’environnement socioéconomique et du temps.© 2005 – Presses de l’Université du Québec Édifice Le Delta I, 2875, boul. Laurier, bureau 450, Sainte-Foy, Québec G1V 2M2 • Tél.: (418) 657-4399 – www.puq.ca Tiré de: Entrepreneuriat régional et économie de la connaissance, Pierre-André Julien, ISBN 2-7605-1329-7 • D1329N Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation réservés P a r t i e 2 94 ENTREPRENEURIAT RÉGIONAL ET ÉCONOMIE DE LA CONNAISSANCE Pour poursuivre avec la métaphore des romans policiers, on ne peut comprendre une situation pernicieuse sans tenir compte des criminels, de la police et de la permissivité de la société. Ainsi, pour comprendre ce qui se passe réellement en entrepreneuriat , on doit non seulement prendre en compte les premiers responsables, soit les entrepreneurs et leur organisation, mais aussi le milieu1 dans lequel ils évoluent et qui leur facilite plus ou moins la tâche. Il faut de plus considérer l’environnement ou la société qui peut décourager plus ou moins ou au contraire encourager leurs comportements, soit les facteurs culturels et politiques qui font la société et qui y génèrent ou non une culture entrepreneuriale. Tout cela constitue la première contrainte. Mais il faut également tenir compte du temps qui a permis à ce climat facilitant de se créer ou qui l’a, au contraire, fermé encore davantage. C’est ce facteur qui est la seconde contrainte. En économie, d’une part, l’environnement représente le marché des biens et services convoités par les acheteurs intermédiaires (les entreprises ou les organisations publiques et parapubliques ) ou les consommateurs finaux privés ou institutionnels. D’autre part, il fournit aux entreprises différentes ressources dont la main-d’œuvre et l’information sur laquelle s’appuient les entrepreneurs pour créer et gérer leurs entreprises. L’environnement fluctue plus ou moins fortement. En basse conjoncture, comme les acheteurs sont plus réticents, les entreprises doivent faire des efforts particuliers pour les convaincre de dépenser. En haute conjoncture, les ventes sont nettement plus faciles, car la plupart des acteurs économiques sont optimistes. Toutefois, on sait que la basse conjoncture oblige à mieux utiliser les ressources et à développer de nouvelles façons de faire plus efficaces qui finissent par entraîner la reprise (Dupriez, 1947). 1. C’est d’ailleurs le même terme qui est utilisé dans un environnement criminel.© 2005 – Presses de l’Université du Québec Édifice Le Delta I, 2875, boul. Laurier, bureau 450, Sainte-Foy, Québec G1V 2M2 • Tél.: (418) 657-4399 – www.puq.ca Tiré de: Entrepreneuriat régional et économie de la connaissance, Pierre-André Julien, ISBN 2-7605-1329-7 • D1329N Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation réservés ENTREPRENEURS, ORGANISATIONS ET MILIEUX TERRITORIAUX 95 Les gouvernements centraux essaient d’agir sur l’environnement soit avec des dépenses publiques conjoncturelles pour minimiser le ralentissement économique sinon empêcher la récession, soit avec des mesures plus structurelles pour aider à moderniser l’économie tant du côté des entreprises que de celui des ressources, notamment par la formation des ressources humaines. Comme nous l’avons déjà dit, le temps est un facteur fondamental quand on parle de développement régional, puisque ce dernier, comme son déclin d’ailleurs, ne peut se faire que dans la durée. Par exemple, les mesures gouvernementales pour soutenir le développement sont souvent inefficaces, non pas en elles-mêmes, mais parce...


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