Les oubliettes de la mer et du déluge
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164 Les oubliettes de la mer et du déluge Jour ô jour de New-York et de la Soukala je me recommande à vous à vous qui ne serez plus l’absurde jeu du sphinx à tête de mort et de­l’eczéma rebelle et le jour très simplement le jour enlève ses gants ses gants de vent bleu de lait cru de sel fort ses gants de repos d’œuf de squale et d’incendie de paille noire sécheresse sécheresse vous ne pourrez rien contre mes glandes aquifères le ballet chimique des terres rares la poudre des yeux finement pilés sous le bâton les mouettes immobilement têtues des fuseaux et de l’eau font l’inaltérable alliage de mon sommeil sans heure sans heure autre que l’inapaisement de geyser de l’arbre du silence sans heure autre que la catastrophe fraternelle aux cheveux d’hippocampe et de campêche sans heure autre que mes yeux de sisal et de toile d’araignée mes yeux de clef de monde et de bris de journée où prendre la fièvre montée sur 300.000 lucioles sans heure autre que les couteaux de jet du soleil lancés à toute volée autour de l’encolure des climats sans heure autre que les oiseaux qui picorent les biefs du ciel pour apaiser leur soif-de-dormir-dans-le-déluge sans heure autre que l’inconsolable oiseau sang qui d’attendre s’allume dans l’agriculture de tes yeux à défaire le beau temps sans heure autre que la voix fabuleuse des forêts qui gonflent subitement leur voilure dans les radoubs du marais et du coke sans heure autre que l’étiage des lunaisons dans la cervelle comptable des peuples nourris d’insultes et de millénaires sans heure autre oh ! sans heure autre que ton flegme taureau incorruptible qui jamais ne neige d’appel plus salubre et mortel que quand s’éveille des ruisseaux de mon écorce épi et neuvaine du désastre (le vrai) la femme qui sur ses lèvres à boire berce le palanquin des oubliettes de la mer 165 The Oubliettes of the Sea and the Deluge Day o day of New York and the Soukala* I put my trust in you in you who will no longer be the absurd game of the death’s-head moth and rebellious eczema and the day very simply the day takes off its gloves its gloves of blue wind of raw milk of concentrated salt its gloves of repose of dogfish egg and of fire of black straw aridity aridity you shall have no power against my aquiferous glands the chemical ballet of rare earth the powder of eyes finely ground up under the club the immobilely stubborn seagulls of bobbins and water create the inalterable alloy of my hourless sleep hourless except for the geyser-like unquenching of the tree of silence hourless except for the fraternal catastrophe with its seahorse and logwood hair hourless except for my sisal and spider-web eyes my world-key and day-wreckage eyes where the fever mounted on 300,000 fireflies can be caught hourless except for the throwing knives of the sun hurled at full speed around the withers of climates hourless except for the birds that peck at the heavenly millraces to quench their thirst-for-sleeping-in-the-deluge hourless except for the inconsolable blood bird that from waiting lights up in the agriculture of your eyes undoers of fair weather hourless except for the prodigious voice of the forests that suddenly fill their sails in the drydocks of swamp and coke hourless except for the low water mark of lunations in the brain accountant of peoples fed on insults and millennia hourless except for oh! hourless except for your phlegm incorruptible bull that never snows a more healthy and deadly call than when wheat-spike and novena of the disaster (the true one) the woman who on her drinkable lips rocks the palanquin of the sea’s oubliettes from the rivulets of my bark awakens ...



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