Le grand midi
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138 Le grand midi (Fragment) –  Halte, halte d’auberge ! Plus outre ! Plus bas !   Halte d’auberge ! L’impatient devenir, fléchant de réveils et de fumées, orteils sanglants se dressant en coursiers, insurrection se lève ! Reine du vent fondu –  au cœur des fortes paix – gravier, brouhaha d’hier reine du vent fondu mais tenace mémoire c’est une épaule qui se gonfle c’est une main qui se desserre c’est une enfant qui tapote les joues de son sommeil c’est une eau qui lèche ses babines d’eau vers des fruits de noyés succulents, gravier, brouhaha d’hier, reine du vent fondu… Essaim dur. Guerriers ivres ô mandibules caïnites éblouissements rampants, paradisiaques thaumalées jets, croisements, brûlements et dépouillements ô poulpe crachats des rayonnements pollen secrètement bavant les quatre coins cardinaux moi, moi seul, flottille nolisée m’agrippant à moi-même dans l’effarade de l’effrayante gueulée vermiculaire. Seul et nu ! Les messages d’atomes frappent à même et d’incroyables baisers gargouillant leurs errances qui se délitent et des vagissements et des agonisements comme des lys perfides éclatant dans la rosace et l’ensablement et la farouche occultation des solitudes. 139 The Great Noon (Fragment) — Stop, stop for rest! Onward! Downward!   Stop for rest! Impatient becoming, tupping from awakenings and fumings, bloody toes bristling like chargers, insurrection arises! Queen of the molten wind —at the heart of forceful peace— gravel, yesterday’s uproar queen of the molten wind but tenacious memory it’s a shoulder swelling it’s a fist unclenching it’s a baby girl tapping the cheeks of her sleep it’s a water licking its water chops toward the fruit of the succulent drowned, gravel, yesterday’s uproar, queen of the molten wind. . . Harsh swarm. Drunken warriors oh cainite mandibles rampant bedazzlements, paradisiac golden pheasants spurts, crossings, burnings and strippings oh octopus spittle of radiances pollen secretly drooling the four cardinal points I, I alone, freighted flotilla clutching at myself in the frightation and the terrifying vermicular mugful. Alone and naked! Atomic messages hit home and incredible kisses gurgling their roamings that overflow their beds and wailings and agonizings like lilies perfidiously bursting in the rose window and the silting up and the fierce occultation of solitudes. 140 Je bourlingue à travers le lait tendre des lumières et les lichens et les mitoses et l’épaisse myéline et l’éozoon et les brouillards et les mites de la chaleur hurlante. Ô immense frai du jour aux yeux verts broutant des fleurs de cervelles éclatantes l’œil nu non sacré de la nuit récite en son opacité même le genêt de mes profondeurs et de ma haine ! Mon beau pays aux hautes rives de sésame où fume de noirceurs adolescentes la flèche de mon sang de bons sentiments ! Je bourlingue gorge tendue à travers les mystérieux rouissements, les atolls enroulés, les têtards à face de molosse, les levures réticentes et les délires de tonnerre bas et la tempête sacrée des chromosomes, gorge tendue, tête levée et l’ épouvante première et les délires secrets incendiant dans mon crâne des frénésies d’or, gorge tendue, tête levée, à travers les patiences, les attentes, les montées, les girations, les métamorphoses, les coalescences, l’écaillement ictérique des futurs paysages, gorge lourde, tête levée, tel un nageur têtu, à travers les pluvieuses mitraillades de l’ombre à travers le trémail virevoltant du ciel à travers le ressac et l’embrun pépiant neuf à travers le pertuis désemparé des peurs tête levée sous les pavois dans le frisselis des naissances et des aubes !… Le sang du monde une lèvre salée vertement à mon oreille aiguë sanglote gréée de foudres ses fenaisons marines. Ô embrassements sans portulan. Qu’importe ? 141 I toss about amidst the tender milk of lights and lichens and the mitoses and the thick myelin and the eozoon and the mists and the mites of the bellowing heat. O immense spawning of the green-eyed day grazing flowers of glittering brains the non-sacred naked eye of night recites in its very opacity the gorse of my depths and of my hatred! My beautiful country with its high sesame shores where the arrow of my well-intentioned blood smokes with base adolescent schemes! I toss about throat stretched amidst mysterious...


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