Les armes miraculeuses
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104 Les armes miraculeuses Le grand coup de machete du plaisir rouge en plein front il y avait du sang et cet arbre qui s’appelle flamboyant et qui ne mérite jamais mieux ce nom-là que les veilles de cyclone et de villes mises à sac le nouveau sang la raison rouge tous les mots de toutes les langues qui signifient mourir de soif et seul quand mourir avait le goût du pain et la terre et la mer un goût d’ancêtre et cet oiseau qui me crie de ne pas me rendre et la patience des hurlements à chaque détour de ma langue la plus belle arche et qui est un jet de sang la plus belle arche et qui est un cerne lilas la plus belle arche et qui s’appelle la nuit et la beauté anarchiste de tes bras mis en croix et la beauté eucharistique et qui flambe de ton sexe au nom duquel je saluais le barrage de mes lèvres violentes Il y avait la beauté des minutes qui sont les bijoux au rabais du bazar de la cruauté le soleil des minutes et leur joli museau de loup que la faim fait sortir du bois la croix-rouge des minutes qui sont les murènes en marche vers les viviers et les saisons et les fragilités immenses de la mer qui est un oiseau fou cloué feu sur la porte des terres cochères il y avait jusqu’à la peur telles que le récit de juillet des crapauds de l’espoir et du désespoir élagués d’astres au-dessus des eaux là où la fusion des jours qu’assure le borax fait raison des veilleuses gestantes les fornications de l’herbe à ne pas contempler sans précaution les copulations de l’eau reflétées par le miroir des mages les bêtes marines à prendre dans le creux du plaisir les assauts de vocables tous sabords fumants pour fêter la naissance de l’héritier mâle en instance parallèle avec l’apparition des prairies sidérales au flanc de la bourse aux volcans d’agaves d’épaves de silence le grand parc muet avec l’agrandissement silurien de jeux muets aux détresses impardonnables de la chair de bataille selon le dosage toujours à refaire des germes à détruire scolopendre scolopendre jusqu’à la paupière des dunes sur les villes interdites frappées de la colère de Dieu scolopendre scolopendre jusqu’à la débâcle crépitante et grave qui jette les villes naines à la tête des chevaux les plus fougueux quand en plein sable elles lèvent leur herse sur les forces inconnues du déluge 105 The Miraculous Weapons The great machete blow of red pleasure full in the face there was blood and that tree called flamboyant and which never deserves its name more than on the eve of cyclones and of sacked cities the new blood the red reason all words in all tongues that mean to die of thirst and alone when dying tasted of bread and the earth and the sea tasted of ancestor and that bird shrieking at me not to surrender and the patience of howls at each detour of my tongue the finest arch and which is a spurt of blood the finest arch and which is a lilac ring about the eye the finest arch and which is called night and the anarchistic beauty of your crossed arms and the eucharistic beauty and which blazes from your sex in the name of which I hailed the barrage with my violent lips There was the beauty of minutes which are marked-down trinkets from the bazaar of cruelty the sun of minutes and their pretty wolf snouts which hunger drives from the woods the red cross of minutes which are moray eels on their way to breeding grounds and the seasons and the immense fragilities of the sea which is a mad bird nailed fire to the gate of carriage lands there were to the point of fear as with the July report of the toads of hope and despair pruned from stars over waters where the fusion of days guaranteed by borax justifies the gestant nightlights the fornications of grass not to be observed without precaution the copulations of water reflected by the mirror of magi the marine beasts to be taken in the hollow of pleasure the assaults of...



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